<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489</id><updated>2012-02-11T02:40:50.734-08:00</updated><category term='sermon'/><category term='Un livre'/><category term='Conte'/><title type='text'>Le sermon du dimanche matin</title><subtitle type='html'>Le but de ce blog est  de proposer une lecture pertinente, ou impertinente des textes proposés par la liste de lectures  de l'Eglise Réformée  pour les méditer au culte du Dimanche. Nous proposerons de publier les sermons avec un décalage d'une semaine ou même deux, pour  qu'ils puissent être travaillés par les lecteurs qui désirent s'en servir pour le culte du dimanche. L'auteur souhaite pourvoir échanger avec ses lecteurs et  partager  leurs remarques dans un esprit fraternel.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>178</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-6963302990235717177</id><published>2012-02-06T05:15:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T02:44:50.474-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 9:1-10</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153); font-weight: bold;font-size:180%;"&gt;La Transfiguration  -  Dimanche 4 mars 2012&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left; font-weight: bold; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;Marc 9:1-10&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-tDKI8j0ovVM/Ty_evAKiE6I/AAAAAAAACTQ/XdyVoFguP5c/s1600/TR1NSFIGURATION%2BBloch.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-tDKI8j0ovVM/Ty_evAKiE6I/AAAAAAAACTQ/XdyVoFguP5c/s320/TR1NSFIGURATION%2BBloch.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706024151981101986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;1 Il leur disait encore : Amen, je vous le dis, quelques-uns de ceux qui se tiennent ici ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 0); font-weight: bold;"&gt;Jésus transfiguré&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduit seuls à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux : 3 ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle qu'il n'est pas de teinturier sur terre qui puisse blanchir ainsi. 4 Elie avec Moïse leur apparurent ; ils s'entretenaient avec Jésus. 5 Pierre dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. 6 Il ne savait que dire, car la peur les avait saisis. 7 Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée survint une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ! 8 Aussitôt ils regardèrent autour d'eux, mais ils ne virent plus personne que Jésus, seul avec eux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;9 Comme ils descendaient de la montagne, il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme se soit relevé d'entre les morts. 10I ls retinrent cette parole, tout en débattant entre eux : que signifie « se relever d'entre les morts » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-la8z-piOcCo/Ty_e_S6ko8I/AAAAAAAACTc/Rtzn1Wd319o/s1600/TRANSFIGURATION%2BMafa.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 515px; height: 342px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-la8z-piOcCo/Ty_e_S6ko8I/AAAAAAAACTc/Rtzn1Wd319o/s320/TRANSFIGURATION%2BMafa.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706024431892341698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas la montée qui est la plus dure mais la descente. L’histoire du chat poursuivi par un chien et qui se réfugie en haut d’un arbre en est une illustration, car arrivé au somment le félin n’ose plus descendre et il lui faut le  secours des pompiers et de leur grande échelle pour retrouver le salut et la terre ferme. Telle pourrait être l’histoire de n’importe quel chercheur de Dieu, qui affecté par  l’ambiance hostile aux religions que l’on trouve dans ce bas monde cherche à se réfugier dans les hautes sphères de la spiritualité. Il risque en s’y aventurant  sans guide de se trouver dans l’impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impasse, où se trouveraient  nos trois amis si Jésus ne les prenaient en charge et leur montrait le bon chemin  pour entreprendre la descente vers la vallée. Impasse également où risquent  de  se retrouver  ceux qui croient qu’il suffit de tenter de monter vers Dieu  par leurs propres moyens pour le rencontrer.  Ils risquent  de se retrouver dans un monde surprenant dans lequel ils ne savent pas se diriger. Au lieu du  bon chemin,  celui de la sérénité et de la paix,  ils  courent le risque de se trouver à coup sûr,  sur un sentier hostiles et sans issue.  Telle est  parfois la situation de nombreux chrétiens qui  après  avoir  cherché à vivre  une expérience forte, croient-ils   ont perdu le  contact avec la réalité  et ne se trouvent plus à l’aise en  compagnie des humains qui n’ont pas vécu les mêmes expériences. Il arrive alors que déçus par l’expérience ils se détachent de la foi qu’ils croyaient avoir trouvée.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-P38lqDhNulU/Ty_fZbVm7oI/AAAAAAAACTo/fBKCRZq7Dxs/s1600/transfiguration%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 241px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-P38lqDhNulU/Ty_fZbVm7oI/AAAAAAAACTo/fBKCRZq7Dxs/s320/transfiguration%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706024880829820546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nul ne vient à Dieu si Dieu ne l’attire à lui,  et on ne part pas seul à sa recherche, car c’est lui qui vous accompagne.   S’il appelle tous les hommes à lui, il propose cependant à chacun un itinéraire qui lui est propre. A l’inverse, quand on cherche à s’écarter du  monde à la recherche d’un confort spirituel qui nous mettrait à l’abri des soucis,  il y a de fortes  chances que Dieu ne nous accompagne pas dans de tels projets car il nous ramène toujours vers les hommes pour partager  leur existence.  Si pour un temps Dieu nous offre des moments forts, à l’écart des autres, c’est toujours pour nous stimuler et nous donner de l’énergie pour retourner vers  eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est la leçon que les trois  plus solides compagnons  de Jésus reçoivent dans cette aventure.  Ils deviendront bientôt les colonnes de l’Eglise et c’est pour les former que Jésus les entraîne dans cette aventure.  Mais si Jésus ne les avait pas invités à le suivre, s’il ne les avait pas accompagnés, s’il  n'avait pas été attentif aux embûches du chemin, ils se seraient fourvoyés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voila prêts  à installer un campement sur la montagne pour y vivre un temps  de sérénité et d’extase qu’ils voudraient faire durer longtemps. Ils n’ont aucune préoccupation matérielle, si non de faire des abris   pour mieux  inciter leurs hôtes à prolonger ces instants  avec eux.  Mais où trouveront-ils le matériel pour construire les tentes ? Par ailleurs ils ne se préoccupent pas du reste de l’intendance, l’eau ,le pain, le ravitaillement ne font pas partie de leurs préoccupations, Dieu y pourvoira, ils sont déjà prêts à s’installer dans le paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, ils réalisent à contre cœur que Jésus n’a pas provoqué ce moment d’extase pour les écarter du monde des humains et leur faire partager un instant de plénitude céleste. Ce moment particulier a ici une fonction pédagogique, comme devraient avoir toute expérience spirituelle. Jésus n’envisage nullement de créer sur la montagne une communauté d’initiés entre ciel et terre qui constituerait la cellule de base de la future Eglises Jésus veut leur faire comprendre quelque chose de capital qui conditionnera désormais toute leur vie et qui motivera toutes leurs attitudes  quand ils seront redescendus, car leur place est en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel enseignement ont-ils reçu ? Ils ont vu Elie et Moïse s’entretenir avec Jésus, comme si les deux  grands maîtres  en spiritualité  étaient venus pour passer à Jésus  le relais de leur sagesse,  comme s’il n’était pas l’envoyé de Dieu mais le successeur des deux fondateurs de la foi d’Israël.  Elie était le prophète par excellence, Moïse était le maître de la Loi. Certes il est vrai que Jésus se situe à leur suite, mais en aucun cas il ne reçoit délégation de leur part.  C’est ailleurs que se situe la cause de leur  présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont  quelque chose d’autre en commun que d’être les fondateurs de la religion d’Israël. Ils ont tous les deux quelque chose à voir avec la mort. Leur mort  a fait date dans l’Ecriture. Pour l’un comme pour l’autre leur vie s’est achevée dans une action particulière de Dieu. Élie a quitté le monde des humains emporté dans le ciel par un char de feu(1)  et Moïse a achevé son parcours terrestre dans un face à face avec le Seigneur.  (2) Il partit de ce monde sur un ordre de Dieu dit le livre du Deutéronome et on raconte que c’est Dieu lui-même qui l’enterra dans un lieu secret.  Pour être plus précis  le texte qui parle de la fin  de Moïse dit qu’il mourut sur la bouche de Dieu, ce que le poète a rendu en disant qu’il mourut dans  un baiser de Dieu.&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-2TRB3NbcLxI/Ty_frnAAY9I/AAAAAAAACT0/IXWf2l-8j4E/s1600/TRANSFIGURATION%2BBLEUE.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 247px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2TRB3NbcLxI/Ty_frnAAY9I/AAAAAAAACT0/IXWf2l-8j4E/s320/TRANSFIGURATION%2BBLEUE.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706025193198085074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit la fin de vie de ces deux grands hommes fut prise en charge par Dieu. Les 3 amis se souviendront, à quelques temps de là, que la vie de Jésus, malgré le supplice et l’agonie sur la croix s’est achevée par la résurrection, une autre intrusion de Dieu dans le domaine de la mort. C’est une autre manière de dire qu’en présence de Dieu la mort débouche sur une autre forme de vie. Les hommes ont besoin de savoir comment Dieu perçoit sa relation de vie avec chacun d’eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans une relation de vie qu’il se tient, même si cette vie  nous paraît absurde, même si la mort est injuste et douloureuse, même si la vie  est contestée par les hommes qui s’en prennent à elle pour la détruire. Quiconque s’en prend à la vie quelle qu’elle soit, s’en prend directement à Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impossible de vivre une telle découverte dans une communauté d’initiés loin des réalités quotidiennes. Chargés du poids de l’expérience de Moïse, d’ Élie et de Jésus , nos trois amis,  seront les fondateurs de l’Eglise. Ils reçoivent par cette expérience  vocation d’aller vers les hommes pour partager cette grande nouvelle. Comment les hommes, en bas, dans la vallée pourront-lis vivre sereinement, en ignorant  une telle nouvelle ? Comment pourront-il vivre si on ne leur dit pas que Dieu, depuis toujours s’efforce de donner du sens à leur vie et qu’il se fait leur partenaire, car la vie des hommes ne s’achève pas  dans un tombeau, mais s’accomplit en Dieu qui prend soin de chacun, comme il le fit pour Moïse .&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-IBUhhYo-LX4/Ty_f9rUY2LI/AAAAAAAACUA/s87g4KK__Kc/s1600/transfiguration%2B%25C3%25A9thiopienne.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 198px; height: 255px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-IBUhhYo-LX4/Ty_f9rUY2LI/AAAAAAAACUA/s87g4KK__Kc/s320/transfiguration%2B%25C3%25A9thiopienne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5706025503594961074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des hommes et de femmes cherchent aujourd’hui un refuge dans des lieux retirés loin des hommes pour y nourrir une spiritualité qu’ils ne veulent pas partager avec les foules indifférentes à Dieu. Ils font une  erreur en pensant  que Dieu les y encourage. La promesse selon laquelle Dieu partage la vie de chacun est une découverte que nul ne peut garder pour lui. Tant de gens sans espérance, tant de personnes seules, tant de personnes endeuillées verraient leur vie transformée s’ils pouvaient recevoir une telle espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En descendant dans a vallée, il sera donc opportun de laisser sur la montagne les tentes qui avaient été dressées. Elles étaient de fabrication humaine, elles contenaient tout le passé de la vie de foi&amp;amp; des trois hommes, toute la grandeur de leurs traditions, elles étaient remplies des beautés de leur passé, mais tout cela n’est pas utile pour les gens d’en bas qui ignorent tout de cette histoire. Seule la parole porteuse de vie peut trouver le chemin par lequel Dieu cherche à rejoindre chacun de ceux qui espèrent en autre chose  qu’en eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 . 2 Rois 2&lt;br /&gt;2 . Deutéronome 34&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-6963302990235717177?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/6963302990235717177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=6963302990235717177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6963302990235717177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6963302990235717177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/02/marc-91-10.html' title='Marc 9:1-10'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tDKI8j0ovVM/Ty_evAKiE6I/AAAAAAAACTQ/XdyVoFguP5c/s72-c/TR1NSFIGURATION%2BBloch.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-6966037079104124</id><published>2012-01-28T05:03:00.000-08:00</published><updated>2012-01-30T02:49:08.154-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 1:12-15</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cKUrxBEZBNg/TyPzuCUq_sI/AAAAAAAACSg/FAx_OhFuAY4/s1600/tentation%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 188px; height: 269px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-cKUrxBEZBNg/TyPzuCUq_sI/AAAAAAAACSg/FAx_OhFuAY4/s320/tentation%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702669525404286658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;"&gt;La Tentation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;"&gt;dimanche 26 février 2012&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;Marc 1/ 12-15&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;12 Aussitôt l'Esprit le chasse au désert. 13 Il passa quarante jours dans le désert, mis à l'épreuve par le Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient.&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée ; il proclamait la bonne nouvelle de Dieu 15 et disait : Le temps est accompli et le règne de Dieu s'est approché. Changez radicalement et croyez à la bonne nouvelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Apparemment, le désert est un univers que nous connaissons bien.&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-uLRoCrCjLwI/TyP0C0Tz2GI/AAAAAAAACSs/F3aAbFEGKhA/s1600/tentation%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 241px; height: 334px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-uLRoCrCjLwI/TyP0C0Tz2GI/AAAAAAAACSs/F3aAbFEGKhA/s320/tentation%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702669882419828834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Pour la plupart d’entre nous notre existence se déroule dans une sorte de désert, tant notre vie semble aussi uniforme que l’immensité des sables. Nous évoluons, à quelques exceptions  près dans un univers où tout se ressemble. Les humains sont occupés à faire des travaux qui se ressemblent,  que ce soit  au bureau, à l’usine ou dans les champs, rien ne les distinguent vraiment de ceux qui pratiquent la même activité. La plupart fréquentent les mêmes restaurants ou les mêmes supermarchés. Ils lisent  les mêmes journaux  gratuits en allant au bureau dans des autobus ou des métros semblables. Les rues de nos villes sont remplies aux mêmes heures de gens qui font la même chose.  Et quand les rues sont vides, ceux qui les remplissaient quelques heures au paravent  sont  dans leurs maisons en train de faire des choses semblables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun à sa manière a l’impression de traverser le même désert  en compagnie des mêmes  personnes avec qui ils établissent de pauvres relations de voisinage qui les confortent dans leur impression de solitude  au milieu de leurs semblables. Les soucis des uns sont les mêmes que les soucis des autres et la télévision s’emploie à faire de tous ceux qui la regardent aux mêmes heures des hommes et des femmes dont le seul intérêt est de vibrer aux aléas de la vie des héros des  mêmes feuilletons.  Même leurs enfants jouent avec les mêmes jeux vidéo sur les mêmes consoles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici brossé à gros traits le désert quotidien de millions d’individus dont nous partageons le destin. Dans ces existences où les soucis des uns ressemblent aux préoccupations des autres, chacun est à l’affût d’une oasis d’espérance qui ne ressemblerait pas à celle des autres. Chacun s’efforce alors de cultiver une enclave de vie privée qui  n’aurait pas le même intérêt que celle de son voisin. C’est ainsi que chacun marque son intérêt pour l’art, la science, le sport, les projets de vacances, ce qui lui permet d’échapper à la banalité du désert commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous irons bien évidemment jusqu’à penser que la foi ou la religion font sans doute partie de  ces jardins privés qui nous distinguent de nos voisins. Il est confortable alors de considérer que notre paroisse ou notre église tient lieu d’asile hors du monde où notre âme peut s’épanouir en toute quiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette traversée du désert décrite ici sans complaisance ne ressemble sans doute pas à celle de Jésus qui est évoquée au début de l’Evangile de Marc quand il fut tenté par le diable ! Quoi que, en beaucoup de points la tentation qu’il est sensé avoir subie ressemble à celles qui nous guettent. En effet si notre désert personnel n’est apparemment pas un lieu de tentation, tant il ressemble à celui du voisin, ce sont nos oasis, nos lieux de refuge qui pourraient appartenir à l’univers de la tentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentation consiste pour nous à chercher des lieux de refuge à l’écart des autres. Il s’agit de chercher des lieux de confort où seuls les privilégiés de notre choix peuvent nous rejoindre. Notre église en fait partie ! Nous nous trouvons bien dans nos paroisses. Nous les  critiquons avec satisfaction parce qu’elles ne sont pas assez ouvertes au monde, mais n’est-ce pas justement l’objet de notre critique  qui nous convient  le mieux? Confortablement installés dans notre vie religieuse, nous déplorons, sans la souhaiter vraiment l’absence des foules, tant nous nous complaisons à être entre nous. Nous déplorons apparemment  l’absence des jeunes, mais tant mieux s’ils ne sont pas là avec leurs idées nouvelles et leurs musiques que l’on comprend mal. Nous sommes heureusement conscients d’appartenir à une élite spirituelle où ceux qui ne font pas la  même démarche de foi que nous  n’auront aucune chance de nous rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des tentations de Jésus fut sans doute apparentée à celle que nous venons de décrire. A la différence des autres Evangiles, Marc ne dit pas quelles furent les tentations de Jésus, libre à nous de les imaginer semblables aux nôtres.  L’Evangile de Marc nous décrit cependant ce  même confort spirituel dont aurait pu profiter Jésus. Son baptême et la voix qui se fit entendre l’ont sans doute conforté dans la certitude que Dieu l’avait mis à part  et le destinait à vivre hors des courants populaires. Sa prédication laisse entendre qu’il devait les transformer, mais le pouvait-il ?&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-qbDXJGlzRAM/TyP0d6JV-OI/AAAAAAAACS4/vGuYhklq6KY/s1600/tentation%2B2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-qbDXJGlzRAM/TyP0d6JV-OI/AAAAAAAACS4/vGuYhklq6KY/s320/tentation%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702670347843008738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jésus apportait une nouvelle forme de religion basée sur le « culte en esprit » qui appelait  une démarche de conversion pour ceux qui le suivaient. Il  fallait qu’ils naissent de nouveau ! Ne disait-il pas que Dieu attendait chacun dans le secret de son cœur, encore fallait-il avoir la capacité de le faire !  Comment  les gens du peuple, après quinze heures de travail par jour auraient-ils pu le rejoindre dans cette voie là ? Jésus ne préconisait-il pas une religion élitiste, dans un univers juif qui se considérait déjà comme un peuple élu, mis à part ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentation était grande de faire  des amis de Jésus un peuple à part au milieu de la masse des juifs et de distinguer sa nouvelle secte comme supérieure aux autres, supérieure à celle des pharisiens en particulier. Une telle tentation ne fut-elle pas celle des chrétiens de la première génération par rapport aux juifs ? Ne lit-on pas cela quelque part chez Paul ? Plus tard, ne retrouvera-t-on pas  ce même  comportement chez les protestants par rapport aux catholiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus nous nous sentons proches de Dieu, plus nous avons le sentiment d’être en adéquation avec lui, plus grande est la tentation de nous croire mis à part pour servir d’exemple aux autres ! Mais le danger véritable de cette situation, c’est que ce soit le diable qui nous rejoigne dans notre refuge de pureté. En effet, si Jésus a été tenté de s’enfermer dans le cercle  privilégié de ses disciples, il s’est bien vite séparé de ce lieu d’enfermement où les apôtres cherchaient à le maintenir. Ils ont du descende avec lui de la colline de la transfiguration et le suivre sur les routes de Palestine, là où les déserts humains sont faits de pleurs et de souffrances. C’est alors qu’il a croisé toutes sortes de malades, toutes sortes de païens en quête de vérité. Ils ont même croisé des morts sur leur chemin. A tous il donnait vie et ouvrait une perspective d’espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes à tous ces meurtris du voyage, il savait parler de foi, de conversion et de vie de l’esprit et de vie intérieure. Ces gens comprenaient, et beaucoup se convertissaient et changeaient leur vie. Plus tard, ce ne sont pas ces gens là qui ont voulu sa mort, mais ceux qui auraient du être le plus accessibles à  ses paroles, ceux qui déjà s’étaient séparés pour prendre place dans leurs propres déserts, loin des foules pour vivre dans leurs oasis de séparés. C’étaient  les pharisiens, les saducéens et bien autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Jésus parlait de pardon à ces petites gens qui le suivaient, il signifiait que le jugement final avait déjà été prononcé et qu’ils étaient graciés. Quand il parlait de partage, il commençait par partager ses provisions à lui, c’est pourquoi on a crié au miracle, et qu’on l’a raconté de manière merveilleuse, comme à la multiplication des pains. Quand il parlait d’espérance, Jésus espéraient que ses paroles auraient un effet immédiat, que les bourses allaient se délier et que des conversions vers une société plus juste allaient se produire effaçant les inégalités sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa parole avait beau prendre les  accents de la parole de Dieu, elle n’était pas suivie d’effet. Sa parole visait à ouvrir les portes de tous les confortables refuges spirituels, mais il savait que le miracle ne se produirait vraiment que s’il payait de sa personne en mourant pour ses idées. C’est alors que sa parole deviendrait parole de vie et parole de Dieu tout à la fois. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-3FIlVqRbMUA/TyP014-sZNI/AAAAAAAACTE/NV7e-2ZNunI/s1600/tentation%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 309px; height: 392px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-3FIlVqRbMUA/TyP014-sZNI/AAAAAAAACTE/NV7e-2ZNunI/s320/tentation%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702670759846765778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La mort même cesserait d’être l’étape ultime de l’existence, car en livrant sa vie aux mains des hommes, il recevait ainsi que tous ses amis, une vie éternelle que seul Dieu sait donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont donc pas les déserts humains de nos sociétés modernes qui sont les lieux de tentation  pour ceux qui cherchent Dieu aujourd’hui, ce sont les lieux où la chaleur spirituelle risque de nous maintenir à l’écart des chemins que suivent les foules en manque de Dieu. Le défi qui nous est posé aujourd’hui est de convertir nos Eglises en lieu d’espérance  où il fait bon vivre en compagnie de Dieu et des hommes sans  qu’elles soient  menacées de disparaître dans l’anonymat du désert humain où nous vivons. J’ai plaisir à constater que c’est dans cette direction que nous poussent nos synodes ainsi que les réflexions de ceux qui nous dirigent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-6966037079104124?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/6966037079104124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=6966037079104124' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6966037079104124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6966037079104124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/01/marc-212-15.html' title='Marc 1:12-15'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-cKUrxBEZBNg/TyPzuCUq_sI/AAAAAAAACSg/FAx_OhFuAY4/s72-c/tentation%2B4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-9070744904862876070</id><published>2012-01-25T07:57:00.000-08:00</published><updated>2012-01-27T23:28:58.903-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 2:1-12</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LrXDY1-7rvo/TyAkO3kVTGI/AAAAAAAACQ0/AYyiyge-_BY/s1600/paralytique%2B1.gif" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 294px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-LrXDY1-7rvo/TyAkO3kVTGI/AAAAAAAACQ0/AYyiyge-_BY/s320/paralytique%2B1.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701596966104157282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153); font-weight: bold; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Jésus absout des casseurs et les félicite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 180%; "&gt;dimanche 19 février 2012&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153); font-style: italic;"&gt;Le paralytique de Capharnaüm&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(51, 153, 153); font-style: italic;"&gt;1Quelques jours après, il revint à Capharnaüm. On apprit qu'il était à la maison, 2et il se rassembla un si grand nombre de gens qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur disait la Parole. 3On vient lui amener un paralytique porté par quatre hommes. 4Comme ils ne pouvaient pas l'amener jusqu'à lui, à cause de la foule, ils découvrirent le toit en terrasse au-dessus de l'endroit où il se tenait et y firent une ouverture, par laquelle ils descendent le grabat où le paralytique était couché. &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(51, 153, 153); font-style: italic;"&gt;5Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. 6Il y avait là quelques scribes, assis, qui tenaient ce raisonnement : 7Pourquoi parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, sinon un seul, Dieu ? 8Jésus connut aussitôt, par son esprit, les raisonnements qu'ils tenaient ; il leur dit : Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? 9Qu'est-ce qui est le plus facile, de dire au paralytique : « Tes péchés sont pardonnés », ou de dire : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » 10Eh bien, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a l'autorité pour pardonner les péchés sur la terre — il dit au paralytique : 11Je te le dis, lève-toi, prends ton grabat et retourne chez toi. 12L'homme se leva, prit aussitôt son grabat et sortit devant tout le monde, de sorte que, stupéfaits, tous glorifiaient Dieu en disant : Nous n'avons jamais rien vu de pareil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZCa-e6VEPeY/TyAkgFpeIiI/AAAAAAAACRA/mqytqylyxJ8/s1600/paralytique%2B6.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 510px; height: 322px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZCa-e6VEPeY/TyAkgFpeIiI/AAAAAAAACRA/mqytqylyxJ8/s320/paralytique%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701597261941580322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile est surprenant et il vient parfois nous déranger dans notre confort spirituel parce qu’il nous bouscule dans nos sécurités.  Notre lecture des Ecritures est souvent conditionnée par nos habitudes,  si bien que nous ne nous laissons pas facilement interpeller par elles, surtout  si elles nous provoquent dans nos idées reçues.   Les lecteurs assidus de la Bible relisent avec plaisirs les passages auxquels ils sont le plus habitués parce qu’ils y trouvent confirmation des ancrages de leur foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant il arrive que sans y prendre garde, des événements nous  appellent à porter un autre regard sur  les textes que nous aimons et  que nous interprétons  alors d’une autre façon que celle à laquelle nous sommes habitués. Ils   nous interpellent d’une manière inhabituelle et il  nous faut faire un&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-eCCjRfADFio/TyAl9kFs4OI/AAAAAAAACRk/kH7w4uvwKVs/s1600/paralytique%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 288px; height: 281px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-eCCjRfADFio/TyAl9kFs4OI/AAAAAAAACRk/kH7w4uvwKVs/s320/paralytique%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701598867840884962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; effort  pour se  les réapproprier, tant ils deviennent nouveaux pour nous. Nous  redécouvrons alors cette vérité selon laquelle la pratique des Evangiles nous invite continuellement à faire une relecture des textes. Nous découvrons aussi que ce n'est pas  toujours un exercice confortable. Cela peut même parfois nous  déstabiliser profondément  et il nous faut faire un effort supplémentaire pour assumer cette nouveauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est quelque fois décapant, mais il nous rapproche peut-être davantage du Seigneur. Le texte de ce jour est connu par la plupart d’entre nous. Nous avons pris l’habitude de nous  émerveiller  à cause de la foi de ces 4 inconnus qui font un exercice périlleux pour que leur malade soit  guéri par Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous  sommes-nous  cependant  posé toutes les questions  nécessaires pour le recevoir?  Peut être pas ! Car nous  avons l’habitude de zapper sur les questions qui nous dérangent.  Nous avons aussi des a priori de lecture quand Jésus est au centre de l’événement. Nous considérons que ce qu’il fait est forcément bien puisque  c’est lui qui en est l’auteur. Pourtant aujourd’hui, nous allons oser une question impertinente et  peut être deux comme si Jésus n’avait pas  agi correctement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il normal que Jésus laisse casser sa maison sans protester, et si ce n’est pas la sienne, c’est en tout cas  celle où il habite. Si  c’est celle d’un de ses amis, la question n’en devient que plus incisive: Est-il normal de laisser casser la maison de ses amis  et de féliciter les casseurs?  Dans la Palestine du premier siècle, ce sont les voleurs qui cassent  les structures de la maison pour y entrer. C'est l'Evangile lui-même  qui le dit  à  un autre endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais puisque Jésus  n’éconduit pas ces gens,  nous leur trouvons des excuses. Ils considéraient que l’état de leur malade  les mettait en situation de priorité sur les autres.  Mais y  avait-il  urgence pour un paralytique qui l’était déjà depuis longtemps? De toute façon,  était-ce une raison suffisante pour se transformer en casseurs? Si  leur attitude est considérée comme  bonne dans le contexte de l’Evangile,  pourquoi ne le serait-elle pas dans celui de notre société ?  Pourquoi tous ceux qui s’estiment prioritaires n’exerceraient ils  pas ce même droit ? Nous nous rendons bien  vite compte que ce serait ingérable ! Est-ce ce type de société que préconisait  Jésus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout lecteur raisonnable de l’Evangile pense que Jésus savait ce qu’il faisait.  Pourtant la question que je posais tout à l’heure reste pertinente : Pourquoi Jésus laisse-t-il casser sa maison ? Il nous faut   mettre notre matière grise en ébullition pour trouver une réponse en accord avec ce que nous savons de son Evangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait donc  des gens qui  ont cassé le toit de la maison où vivait Jésus parce qu’ils revendiquaient  une priorité qui ne leur était  pass concédée par les autres. Pire Jésus se trouvait  assiégé dans sa propre demeure car la porte était  bloquée par ceux qui voulant rentrer l’empêchaient de sortir. Jésus à l’intérieur de la Maison prêchait. On nous dit exactement  qu’il  « disait la Parole » La parole  se trouvait   enfermée avec Jésus dans la maison d’où il ne pouvait sortir.  Pourquoi Jésus se laissait-il assiéger ? C'est là notre deuxième question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi pouvons-nous comparer  cette maison à l’intérieur de laquelle se trouve enfermée la Parole. Si non à  l’Eglise, ce lieu où on sait  que la parole est efficace.  Beaucoup se pressent pour profiter de son message, mais tous ne peuvent y accéder. Ceux qui sont à l’intérieur bloquent les issues.  Ceux qui sont à l'intérieur n’accaparent-ils pas  les bénéfices de la Parole à leur profit ? La Parole  leur fait du bien, et ils  en sont  heureux.  Ils ne réalisent  pas qu’au-delà de la porte il y a des gens qui ont besoin de cette même Parole et qu’en bloquant les issues,  Jésus ne peut aller vers les autres. Hors de la maison, il y a des solliciteurs de la Parole qui ne peuvent l’entendre et être guéris par elle. Ceux de l’intérieur ne comprennent pas  que la Parole puisse être utile pour ceux du dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en face d’une situation qui prend l’allure d’une  parabole pour l’Eglise  qui n’entend pas les besoins de ceux qui sont à l’extérieur de ses structures.  Il nous faut comprendre que la parole que nous possédons peut faire du bien à  d’autres qu’à nous, c’est donc à l’extérieur de nos structures qu’elle doit être proclamée&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uUwv_Py7nLI/TyAoTJ4PAFI/AAAAAAAACSI/IjOq5TWen2A/s1600/paralytique%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 267px; height: 188px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-uUwv_Py7nLI/TyAoTJ4PAFI/AAAAAAAACSI/IjOq5TWen2A/s320/paralytique%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701601437785456722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde d’aujourd’hui est en quête de sens. Les valeurs de jadis n’ont plus cours, la société contemporaine les récuse. La parole confinée dans nos structures semble être obsolète.  Pourtant  devons entendre dans ce passage que si nous permettons  à la Parole de  sortir  de nos murs et se répandre ailleurs que dans nos enceintes  elle peut  devenir un baume réconfortant pour ceux qui ne savent plus s’orienter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, nos institutions d’Eglises ne peuvent  montrer au monde que le visage  de leurs  désunions. Elles  n’expriment pas par leurs querelles un dynamisme qui soit porteur de vie. Les médias remettent en cause notre message en critiquant les fondements  de nos livres fondateurs.  Face à la critique nous ne savons opposer que des réponses floues et inintéressantes. Nous nions les faits ou nous nous engluons dans des  réponses  techniques  alors que et c'est de vérité que les hommes  ont besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre brancardiers aimeraient que l’infirme qu’ils portent soit guéri. Totalement paralysé, le malade n’a d’espoir que dans la Parole tenue captive dans la maison avec Jésus qui ne peut en sortir. Ils décident donc de casser la baraque, c’est à dire de faire une tentative d’appropriation des lieux qui privent Jésus et sa Parole de liberté.  Leur  méthode propre aux voleurs réussit. Jésus ne se soucie comme d’une guigne de l’état de la maison. Il semble même que ce trou dans le toit par lequel on descend l’infirme va permettre à un supplément d’air, venu d’en haut  de pénétrer dans cette demeure où l’atmosphère confiné  n’est plus respirable. Jésus se trouve donc  libéré par ces intrus  qui cassent sa maison&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus  les salue  et  les félicite parce qu’ils  ont eu l’audace de s’approprier la maison, par des méthodes sans doute contestables, mais  rien pour eux n’était plus important que d’arriver à lui.  Il approuve semble-t-il le fait que l’on supprime tout ce qui fait obstacle à la liberté de sa Parole, même si la méthode est surprenante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à nous, nous entendons dans ce texte confirmation que le salut est bien dans la Parole que nous avons reçue et  qui demeure en nous.  La vérité  en laquelle nous espérons  et qui est dans nos structures est bien la vérité  qui doit guérir le monde. Mais  nous devons écouter  les rumeurs qui viennent du monde  pour entendre  ce qu’il espère et laisser la parole aller vers lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Xrh97OoTJvA/TyAop0nwmWI/AAAAAAAACSU/B1b274pUrks/s1600/paralytique%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 254px; height: 198px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Xrh97OoTJvA/TyAop0nwmWI/AAAAAAAACSU/B1b274pUrks/s320/paralytique%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701601827216202082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; nous appartient aussi de savoir que l’avenir n’est pas dans les structures  de nos églises dont nous sommes si jaloux. Elles peuvent être ébranlées  et malmenées  par le monde qui met en cause leur rigidité ou leur archaïsme, mais elles restent dépositaires d’une vérité dont le monde a besoin pour sa guérison. Il n’y a donc aucun danger pour notre avenir de laisser les gens du dehors  contester nos structures et les mettre à mal. C'est de l’Evangile qu’ils ont  besoin et en contestant les églises, quelles qu’elles soient, ils risquent seulement de libérer la Parole qui le guérira.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-9070744904862876070?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/9070744904862876070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=9070744904862876070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/9070744904862876070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/9070744904862876070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/01/marc-21-12.html' title='Marc 2:1-12'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LrXDY1-7rvo/TyAkO3kVTGI/AAAAAAAACQ0/AYyiyge-_BY/s72-c/paralytique%2B1.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-5419021043780121737</id><published>2012-01-18T00:20:00.000-08:00</published><updated>2012-02-11T02:40:50.747-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 1 :40-45</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-aNG0f9nCdX8/TxaCTU0QBGI/AAAAAAAACQE/jSUUKMPhz5A/s1600/l%25C3%25A9preux.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 248px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-aNG0f9nCdX8/TxaCTU0QBGI/AAAAAAAACQE/jSUUKMPhz5A/s320/l%25C3%25A9preux.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698885647000929378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:180%;"&gt;Jésus guérit un lépreux: dimanche 12 février 2012&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;40 Un lépreux vient à lui et, se mettant à genoux, il le supplie : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. 41 Emu, il tendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois pur. 4 2Aussitôt la lèpre le quitta ; il était pur.43 Jésus, s'emportant contre lui, le chassa aussitôt 44 en disant : Garde-toi de rien dire à personne, mais va te montrer au prêtre, et présente pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour eux un témoignage. 45 Mais lui, une fois parti, se mit à proclamer la chose haut et fort et à répandre la Parole, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville. Il se tenait dehors, dans les lieux déserts, et on venait à lui de toutes parts. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous  souvient-il du jour où vous avez  réalisé que vous  croyiez  en Dieu ? Il n’est pas rare que nous fassions le point sur les événements qui ont marqué notre éveil à la foi, car nous ne sommes pas toujours satisfaits des suites que nous leur avons données. Ce ne fut  certainement pas simple de découvrir que nous étions en contact avec une réalité nouvelle qu’on appelle Dieu.  Nous avons découvert, qu’en nous, ou à côté de nous, nous ne saurions vraiment pas le dire, il y avait  cette présence de Dieu qui nous était nécessaire et à qui nous donnions le visage de Jésus. Il n’est pas évident de découvrir que l’on croit en Dieu dans un monde qui l’ignore grandement et de ressentir que nous avons besoin de lui alors qu’autour de nous on s’en passe très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le secret de notre vie, il nous arrive donc de repenser aux étapes qui nous ont amenés à la foi. C’est une expérience que nous pouvons difficilement partager avec les autres,  car chacun a son histoire et notre histoire ne ressemble à celle de personne. Il se peut que la foi ait brutalement  jailli en nous au point de nous jeter à terre dans un moment d’intense émotion religieuse, comme ce fut le cas pour John Wesley (1). Pour d’autres ce fut une longue ré&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-JiWT45-8r1U/TxaCxLp8eAI/AAAAAAAACQQ/sc2WZwgTEys/s1600/vie%2B9.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 206px; height: 244px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-JiWT45-8r1U/TxaCxLp8eAI/AAAAAAAACQQ/sc2WZwgTEys/s320/vie%2B9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698886159937861634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;flexion qui lentement a pris possession de leur esprit  et qui a finalement mobilisé toute leur personne, si bien qu’ ils se trouvèrent implicitement  mobilisés par un dynamisme nouveau. Il nous faut aussi rappeler l’expérience  de ceux qui considèrent qu’ils ont été au bénéfice d’un miracle, c'est-à-dire  d’une démarche particulière de Dieu dans leur direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup  ont connu des moments semblables à ceux qui viennent d’être évoqués. Parfois ce furent d’autres expériences ou  le mélange de plusieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, avec le temps, la foi semble s’user. A force d’habitude elle s’affadit. Comment pourrait-il en être autrement quand on vit dans une société où  l’expression de la foi est sensée se faire discrète et où le nom de Dieu n’est jamais  officiellement mentionné si bien qu’on finit par le tourner en dérision d’une odieuse façon, comme on le fait à Noël. Un tel  état de fait se répercute dans nos églises  au point qu’on peut se demander si leur avenir n’est pas menacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours, c’est en  se tournant vers la Bible et en interrogeant les Ecritures que l’on espère trouver la bonne réponse. On pense ainsi  découvrir comment on peut  se servir de  notre propre expérience spirituelle pour aider les autres   à découvrir en eux-mêmes la trace de Dieu qui y est déjà inscrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait de bonne réponse, le texte que nous avons lu nous dit surtout ce qu’il ne faut pas faire. Il nous apporte un contre enseignement, comme si Jésus, ayant dénoncé le côté négatif de notre spontanéité, confiait à notre seule sagacité le soin de trouver la bonne attitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici nous avons le récit d’un homme, qui du fait de sa maladie, se trouve exclu de la compagnie des humains à cause du risque de contagion. Cette exclusion,  les hommes de son temps en ont fait un principe religieux,  basé sur la règle du « pur et de l’impur ».  Ce qui leur donne bonne conscience pour  enfermer  ces malheureux  malades de la lèpre dans l’univers morbide de l’exclusion.  Comment la foi pourrait-elle trouver son chemin dans une telle ambiance  de mise à l’écart et de mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l’intervention de Jésus,  l’homme redevient apte à vivre  en société. Il peut désormais rejoindre sa famille, trouver du travail, redevenir un homme normal et fréquenter à nouveau les lieux de culte. Même si Jésus ne veut pas qu’il parle de son aventure, celui-ci se met à en parler autour de lui  au point que la renommée qui se répand empêche  toute  autre  forme de ministère que celui de la guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus avait pour mission de parler de Dieu  et de libérer les gens perturbés par l’angoisse  que produit la  séparation d’avec Dieu. Du fait de cette publicité malencontreuse,  il se trouve réduit à la fonction de guérisseur, à tel point que son message en est altéré et  que son ministère  en devient impossible !  &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-jCSFn67DODw/TxaDd-iOiPI/AAAAAAAACQc/RGcFTg_Vzko/s1600/l%25C3%25A9preux%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 202px; height: 249px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-jCSFn67DODw/TxaDd-iOiPI/AAAAAAAACQc/RGcFTg_Vzko/s320/l%25C3%25A9preux%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698886929509943538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que faut-il faire alors ? Ne pas parler de sa conversion ? Ne pas dire comment Jésus a transformé notre vie ? Jésus ne répond pas. Il nous renvoie à notre propre sagesse afin de découvrir comment s’y prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici le malade guéri ne prend pas le temps d’analyser ce qui s’est passé en lui. Il ne se demande même pas par quel phénomène spirituel, médical ou psychologique sa guérison a pu se produire. Il ne va même pas faire constater son nouvel état aux prêtres qui seuls ont le pouvoir de lui permettre de rejoindre la société des humains. Il crie au miracle et attire l’attention sur lui. C’est ici que réside une partie du problème. En racontant  à tout le monde le miracle au bénéfice duquel il a trouvé la guérison, il détourne l’attention vers lui et celui qui a opéré le miracle est réduit au rang de guérisseur et non plus  de témoin de la puissance divine. C’est celui qui recouvre la santé  qui devient intéressant,  et les gens ne s’intéressent à  Jésus   que pour être guéris à leur tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce récit, il y a comme une confiscation de la gloire qui devrait revenir à Dieu et qui revient à l’homme guéri autour de qui se rassemblent les foules. Le but de Jésus n’était pas d’en arriver là. Par son geste il voulait signifier l’emprise de Dieu sur le mal et  montrer qu’il était le maître de la vie. Peine perdue.  C’est tout autre chose qui se produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’expérience  intérieure qui aurait amené  le malade à la foi qui nous intéresse mais le malade ne manifeste aucunement une démarche de  foi! Nous ne sommes pas plus avancés ! Nous avons seulement  constatés en commençant que si on ne parlait pas de nos expériences religieuses notre foi  risquait  de s’affadir et d’altérer notre dynamisme. Par contre si nous en parlons nous risquons de focaliser l’intérêt sur nous-mêmes au détriment de Dieu qui ne  trouvera  pas  son compte dans notre égocentrisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce n’est pas  à cause  de  notre parole sur nous-mêmes que  les gens se tourneront  vers Dieu, mais  c’est au contact de la puissance de vie qui est en nous que ceux qui nous approchent trouveront, peut être, le chemin de Dieu. C’est en effet ce chemin que Dieu  empruntera pour venir vers eux. Ce n’est pas  par notre parole humaine qui deviendrait tout à coup parole de Dieu que les hommes viendront à Dieu. Quelle prétention de notre part !  Mais c’est la vie que Dieu a éveillée  en nous qui deviendra  l’instrument par lequel Dieu pourra éclairer la vie des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dit-on pas que nous portons en nous la trace de Dieu ? Même les milieux scientifiques s’en mêlent aujourd’hui et prétendent que si on excite nos lobes frontaux d’une certaine manière, on pourra déclencher le phénomène de la foi puisque c’est là que serait le siège de la spiritualité. Les questions sur la spiritualité ou la recherche de Dieu sont des thèmes qui intéressent nos contemporains mais  c’est l’atmosphère de nos églises qui les rebute, telle la maison où Jésus se trouve assiégé par ceux qui l'occupent comme il est dit plus loin. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-FiESLfOnShA/TxaEKh63c2I/AAAAAAAACQo/SNMY2TF37j8/s1600/vie%2B8.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FiESLfOnShA/TxaEKh63c2I/AAAAAAAACQo/SNMY2TF37j8/s320/vie%2B8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698887694922773346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce n’est pas leur message qui est mal perçu, c’est la manière  dont elles le donnent qui a besoin de nouveauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons trop tendance à  culpabiliser les hommes en leur disant ce qu’ils doivent faire alors qu’ils espèrent  seulement une marque de la tendresse de Dieu qui les rejoindrait dans  la bousculade de leur vie. Nous n’avons pas de leçon à donner aux hommes, mais nous avons de la joie, de l’amour et de l’espérance à leur communiquer pour  qu’ils puissent les  intégrer dans leur vie aussi bancale soit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus ne nous demande pas de faire le travail à sa place. Il ne nous demande pas davantage, de gérer le monde en son nom et de lui imposer nos lois et notre morale. Il nous demande par contre de rendre témoignage de l’espérance qu’il a mise en nous et de manifester de l’appétit pour la  vie en la favorisant de toutes les manières possibles, car seule la vie est porteuse d’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Réformateur anglais, fondateur de l’Eglise Méthodiste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-5419021043780121737?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/5419021043780121737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=5419021043780121737' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5419021043780121737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5419021043780121737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/01/marc-1-4045.html' title='Marc 1 :40-45'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-aNG0f9nCdX8/TxaCTU0QBGI/AAAAAAAACQE/jSUUKMPhz5A/s72-c/l%25C3%25A9preux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-4332449709898869189</id><published>2012-01-07T14:01:00.000-08:00</published><updated>2012-01-18T10:04:53.375-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 1:21-28</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-8g_-s8fv8a0/TwjDt4fOqYI/AAAAAAAACOY/M7bDTeLqw9A/s1600/caperna%25C3%25BCm%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 211px; height: 239px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-8g_-s8fv8a0/TwjDt4fOqYI/AAAAAAAACOY/M7bDTeLqw9A/s320/caperna%25C3%25BCm%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695016921834891650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;font-size:180%;"&gt;Marc 1 : 21-28  l’autorité de Jésus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;dimanche  29 janvier 2012&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v21"&gt;&lt;span class="reference"&gt;21&lt;/span&gt;&lt;span&gt; Ils  entrent dans Capharnaüm. S'étant rendu à la synagogue le jour du sabbat,  il se mit à enseigner. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v22"&gt;&lt;span class="reference"&gt;22 &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Ils étaient ébahis de son  enseignement ; car il enseignait comme quelqu'un qui a de l'autorité, et  non pas comme les scribes.       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v23"&gt;&lt;span class="reference"&gt;23 &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Il se trouvait justement dans leur  synagogue un homme possédé d'un esprit impur, qui s'écria : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v24"&gt;&lt;span class="reference"&gt;24 &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Pourquoi te  mêles-tu de nos affaires, Jésus le Nazaréen ? Es-tu venu pour notre  perte ? Je sais bien qui tu es : le Saint       de Dieu ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v25"&gt;&lt;span class="reference"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25&lt;/span&gt;&lt;span&gt; Jésus le rabroua, en disant : Tais-toi  et sors de cet homme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v26"&gt;&lt;span class="reference"&gt;26&lt;/span&gt;&lt;span&gt;  L'esprit impur sortit de lui en le  secouant violemment et en poussant un grand cri. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v27"&gt;&lt;span class="reference"&gt;27&lt;/span&gt;&lt;span&gt; Tous furent  effrayés ; ils débattaient entre eux : Qu'est-ce donc ? Un enseignement  nouveau, et quelle autorité ! Il commande       même aux esprits impurs, et ils lui obéissent ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);" class="verset v28"&gt;&lt;span class="reference"&gt;28&lt;/span&gt;&lt;span&gt;  Et sa  renommée se répandit aussitôt dans toute la Galilée. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-H17l5-5Uo-s/TwjD7zp3mXI/AAAAAAAACOk/97QPl83SIx4/s1600/Caperna%25C3%25AFm%2B1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 325px; height: 242px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-H17l5-5Uo-s/TwjD7zp3mXI/AAAAAAAACOk/97QPl83SIx4/s320/Caperna%25C3%25AFm%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695017161055508850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qui guérira tous ceux qui sont malades dans leur cœur, dans leur corps et dans leur âme ? Qui soignera notre société de ce mal mystérieux  qui la ronge et qui fait perdre ses repères à chaque individu ? Qui pourra nous dire la vérité sur notre vie ?  Nul ne sait vraiment dans quelle direction tourner les yeux, car tous sont inquiets pour eux-mêmes et leurs enfants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces questions étaient déjà en gestation dans  le cœur des gens qui croisèrent  Jésus dans la synagogue de Capharnaüm  où il avait  pris ses habitudes. Ils sont étonnés et surpris de l’autorité qui émane de lui. Un jour, il est bien reçu, le lendemain on ramasse des pierres pour lui faire un mauvais sort ou le précipiter en bas d’une falaise comme on voulut le faire dans la synagogue de  Nazareth (1).  Tout est confus pour ces gens en quête de vérité !  Une voix  en rajoute à la confusion  et s’élève pour lui demander quel rôle il joue et s’il n’a pas partie liée avec le démon. De qui cherche-il la perte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne soyons pas surpris  si cette mise en cause de Jésus se passe dans une synagogue, un lieu de prière car c’est dans la proximité de Dieu que les gens se divisent à son sujet.   N’ accuse-t-on pas  les religions de jeter la discorde dans le monde et d’être  souvent la cause des guerres entre les peuples?  On découvre ici  que les agents destructeurs ont leur place dans la « maison de Dieu »  si bien qu’on  y rencontre plus de haine que d’amour. Ceci  se vérifie sans doute aussi dans nos églises, mais se trouve  en totale opposition avec Jésus  qui se plaisait à identifier Dieu à l’amour, si bien que la religion se met parfois à jouer un rôle contraire à celui pour le quel elle est faite car le but de la religion est de relier les hommes entre eux. C’est en tout cas ce que signifie le mot qui la désigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces remarques nous permettent de ne pas être  trop étonnés si la contestation contre Jésus se produit dans ce lieu de prière et de méditation qu’est la synagogue. L’interpellation sort de la bouche d’un malade mental qui normalement n’ y avait pas sa place. Son intervention produit l’étonnement et la stupeur. Le malade, le possédé devrai-je dire pour rester dans le contexte,  prononce une véritable confession de foi  à l’envers en forme d’interrogation : « es-tu venu pour notre&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-A_bqQjM_50k/TwjETvQWKZI/AAAAAAAACOw/lrR2upD9kFs/s1600/Caperna%25C3%25BCm%2B2.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-A_bqQjM_50k/TwjETvQWKZI/AAAAAAAACOw/lrR2upD9kFs/s320/Caperna%25C3%25BCm%2B2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695017572191578514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; perte ? »  La perte de qui ? De ceux qui ne sont pas normaux ou les gens qui par leur attitude  perturbent les saintes assemblés ? Sans doute pas, mais cela pourrait bien être la perte des démons, de ces esprits malins qui s’opposent à Dieu, qui rendent les hommes malades et que Jésus se propose de détruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d’hommes sont malades, pas seulement de maladies mentales, mais aussi de maladies  physiques et sociales. La société est malade avons-nous dit en commençant et Jésus, est venu pour soigner ceux qui souffrent, qui sont désorientés et qui désespèrent. Il n’est donc pas surprenant que l’interpellation  de Jésus  se produise dans la synagogue, car  elle est sensée être le lieu où Dieu est le plus proche des hommes. C’est le lieu où l’on prie ou où on cherche le sens de la vie dans la tradition et les Ecritures. C’est donc ici que l’on peut découvrir quel est le rôle de Dieu dans les affaires du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Jésus a quelque chose à voir avec Dieu, c’est bien dans ce lieu où on peut l’interpeler sur ces questions et où on est en droit d’espérer une réponse.  L’Evangéliste Marc qui rapporte cet incident a déjà pris position. Il nous dit que Jésus  s’adresse aux gens avec une autorité que les professionnels de la religion n’ont pas. Il accuse  clairement les scribes et les pharisiens de manquer d’autorité personnelle. L’autorité qu’ils ont ne leur vient pas d’eux-mêmes, ils l’empruntent à la tradition ou à la Loi qu’ils  sont sensés interpréter ; mais pour ce qui les concerne, en tant qu’individus, ils  n’ont aucune autorité.  Quant à Jésus qui ne cite pas forcément les Ecritures à tout bout de champ, il retire son autorité d’ailleurs, elle émane de lui  et se manifeste comme une aura qui séduit. Il la reçoit directement de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vite dit. S’il ne parle pas sous l’autorité de l’Ecriture sa parole risque de prendre des allures  inquiétantes. Tout ceux qui sont là ne sont pas des naïfs, ils savent exercer leur esprit critique et aimeraient pourvoir identifier en Jésus le messager de Dieu à coup sûr, mais quelle preuve ont-ils ? Cette question devient du même coup la nôtre. Ce serait aller un peu vite en besogne que de dire qu’elle lui vient du saint Esprit  parce qu’on ne l’entend  pas qu’on ne  le sent pas  et qu’il  reste aussi insaisissable  que Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus sans répondre directement à cette question nous donne des éléments de réponses.  Il est suffisamment explicite pour que notre esprit se mette au travail et trouve tout seul la solution. C’est  dans le dialogue avec  l’individu qui l’a interpelé que cela va se passer.  Tout en lui donnant raison, Jésus réfute le qualificatif de Saint de Dieu, c'est-à-dire de Messie dont il le désigne. Jésus refuse qu’on l’enferme dans un personnage qui aurait la science infuse  et la réponse à tout, du fait de sa proximité avec Dieu car, c’est cela que l’on attend  de lui.  On attend qu’il donne une parole forte et indiscutable,  qu’il opère des miracles à la demande et que sa seule présence suffise à changer le monde.  Jésus ne se situe pas dans ce rôle, sans quoi depuis  deux mille ans on s’en serait aperçu.  Jésus  a été parfois enfermé dans ce personnage, mais il a toujours réussi à s’en sortir. Pourtant les clercs ont toujours cherché à l’y ramener.&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-PpP2531MMpQ/TwjEmRvuVxI/AAAAAAAACO8/XUS1tFZZRHM/s1600/Caperna%25C3%25BCm%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 243px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-PpP2531MMpQ/TwjEmRvuVxI/AAAAAAAACO8/XUS1tFZZRHM/s320/Caperna%25C3%25BCm%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695017890687637266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quantité de  professionnels de la religion, croient  que leur science ou leur intimité avec Dieu les rend compétents pour  maintenir Jésus dans ce rôle « d’être exceptionnel » que lui-même récuse  et d’y enfermer Dieu avec lui.   Ce sont les titres  glorieux que nous lui reconnaissons dans nos confessions de foi que les plus doctes parmi-nous tentent  d’imposer aux autres.  Ils se divisent entre eux à son sujet. Ils s’affrontent  au nom de vérités qui sans être fausses  ne sont pas forcément absolues. Ils  créent des  mouvements  de division qui les opposent aux autres et les amènent à se séparer d’eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand pour leurs malheurs  l’un de ces groupes dispose  de l’oreille du pouvoir temporel, il n’est pas rare  que celui-ci  mette  à  son service le bras armé de ses soldats pour forcer la mains à ceux qui ne croient pas comme eux.  C’est ainsi que les religions entrent en guerre et s’en prennent à la vie des hommes. Ne soyons donc pas surpris si Dieu reste à l’extérieur de ces combats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si maintenant je donnais une réponse personnelle  au sujet de l’autorité de Jésus, puisque c’est la question de  ce jour, il faudrait que je prenne place parmi ces sages qui se divisent au nom de leur vérité. Pour éviter cela, il nous faudra donc consentir à ce que Jésus se dépouille de tous ces titres dont nous l’honorons, d’oublier les zizanies que nous  maintenons à son sujet   et que nous prêtions attention à ceux à qui il adresse ses actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans la bouche même de Jésus répondant aux    envoyés de Jean Baptiste  que nous trouvons la première réponse : « les aveugles voient, les infirmes marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent., et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ( 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus  se présente comme le  témoin de la puissance de vie qui habite chaque individu, il s’acharne à la restaurer quand elle est déficiente, menacée ou détruite. Il ne détient pas d’autre puissance apparente de la part de Dieu que celle de susciter la vie là où elle est en difficulté.  Il encourage son &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-5-Oub0vK18Q/TwjFSgG6TsI/AAAAAAAACPU/U1M6K-FAmy0/s1600/Caperna%25C3%25BCm%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 259px; height: 194px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-5-Oub0vK18Q/TwjFSgG6TsI/AAAAAAAACPU/U1M6K-FAmy0/s320/Caperna%25C3%25BCm%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695018650457231042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Eglise à le suivre dans cette voie là. Qui pourrait le contester ? Celui qui cherche à aller plus loin, court alors un gros risque.  De nombreuses questions sur Dieu, Jésus et la trinité restent en suspens. Si elles ne trouvent pas de réponses immédiates est-ce si grave ? L’important n’est-il pas de comprendre que nous devons donner priorité à la sauvegarde de la vie  chez les autres quels qu’ils soient. Il y a encore beaucoup de travail.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;(1) Luc 4&lt;br /&gt;(2)  Matthieu 11 :5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos sont celles des restes d'une synagogue  à Capharnaüm, date du cinquième siècle. Ce n'est donc pas la synagogue que  Jésus fréquentait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-4332449709898869189?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/4332449709898869189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=4332449709898869189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4332449709898869189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4332449709898869189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/01/marc-121-28.html' title='Marc 1:21-28'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-8g_-s8fv8a0/TwjDt4fOqYI/AAAAAAAACOY/M7bDTeLqw9A/s72-c/caperna%25C3%25BCm%2B5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-3391757993968144220</id><published>2012-01-02T07:04:00.000-08:00</published><updated>2012-01-02T08:01:12.011-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Jonas 1-10</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-pTCNwuA-UPg/TwHJirfxZEI/AAAAAAAACNE/0wYngzhi2v4/s1600/Jonas%2B3.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-mh7fEDUXtaU/TwHI3WuGRiI/AAAAAAAACM4/J-1lEPL-yg0/s1600/Jonas%2B6.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 201px; height: 251px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-mh7fEDUXtaU/TwHI3WuGRiI/AAAAAAAACM4/J-1lEPL-yg0/s320/Jonas%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693052257290307106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 51, 153);font-size:180%;" &gt;Jonas à Ninive  : dimanche  22 janvier 2012&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;Jonas 3 :1-10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;1 La parole du SEIGNEUR parvint à Jonas une deuxième fois : 2 Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et fais-y la proclamation que je te dis ! 3 Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole du SEIGNEUR. Or Ninive était une grande ville devant Dieu ; il fallait trois jours de marche pour en faire le tour. 4 Jonas commença par faire dans la ville une journée de marche. Il proclamait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite ! &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;5 Les gens de Ninive mirent leur foi en Dieu ; ils proclamèrent un jeûne et se revêtirent d'un sac, depuis le plus grand jusqu'au plus petit d'entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 La nouvelle parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac et s'assit sur la cendre. 7 Il fit crier dans Ninive : Par décision du roi et de ses grands, que les humains et les bêtes, le gros bétail et le petit bétail, ne goûtent de rien, ne paissent pas et ne boivent pas d'eau ! 8 Que les humains et les bêtes soient couverts d'un sac, qu'ils invoquent Dieu avec force, et que chacun revienne de sa voie mauvaise et de la violence de ses mains ! 9 Qui sait si Dieu ne reviendra pas, s'il ne renoncera pas, s'il ne reviendra pas de sa colère ardente, pour que nous ne disparaissions pas ? 10 Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur voie mauvaise. Alors Dieu renonça au mal qu'il avait parlé de leur faire ; il ne le fit pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-pTCNwuA-UPg/TwHJirfxZEI/AAAAAAAACNE/0wYngzhi2v4/s1600/Jonas%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 511px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-pTCNwuA-UPg/TwHJirfxZEI/AAAAAAAACNE/0wYngzhi2v4/s320/Jonas%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693053001601737794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De tout temps, la littérature a utilisé l’art du conte pour dire ce qui se passe dans l’inconscient des hommes. La plupart du temps, on croit que ces récits sont destinés aux enfants, mais ce n’est généralement pas le cas. Les contes permettent de dire des vérités qui ne seraient pas  accessibles autrement. Ils procèdent d’un savant mélange entre le rêve, le fantastique et la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en est-il de l’histoire que la Bible  a prêtée à Jonas qui a été réellement un prophète à l’époque du Roi Jéroboam II  (1). En ce temps là, la puissance de Ninive défiait  les civilisations du Croissant fertile. Plusieurs générations après,  la ville fut détruite à son tour. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0b_DdnJpYaY/TwHUN79699I/AAAAAAAACOQ/kaHSeRMp2UU/s1600/Jonas%2B7.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 310px; height: 234px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0b_DdnJpYaY/TwHUN79699I/AAAAAAAACOQ/kaHSeRMp2UU/s320/Jonas%2B7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693064739873814482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle ne le fut pas sous le coup de  la colère divine qui l’aurait anéantie telles Sodome et Gomorrhe pour la punir d’avoir détruit Samarie et le Royaume d’Israël, mais seulement par une  puissance  plus arrogante qu’elle : celle de  l’orgueilleuse Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs années après sa destruction on se posa la question  de savoir si la ville de Ninive  aurait  pu échapper  à son destin et subsister au désastre. Il est clair que Dieu n’ était pas responsable de sa destruction mais  il aurait réussi  à la sauver si on avait écouté ceux que Dieu avait envoyés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit pourrait commencer comme un conte : Il était une fois un petit prophète insignifiant du nom de Jonas. Il était  connu dans le passé par seulement   trois lignes qui lui étaient consacrées dans le livre des Rois. Dieu,  dans sa grande sagesse, le choisit pour aller proposer  la paix à la grande cité arrogante de Ninive. Le nom  de Jonas qui signifie Colomb, l’y prédestinait.  Mesurant l’ampleur de sa tâche notre héros s’enfuit. Il refusa tout net de jouer le rôle du Petit Poucet face à l’ogre qui n’aurait fait qu’une bouchée de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se refusait à jouer le rôle du grain de sable qui bloquerait le rouage complexe d’une cité si bien organisée. Même s’il avait la conviction que Dieu le guiderait dans cette entreprise, il refusa tout net de se jeter tout cru dans la gueule du loup. Le projet était apparemment irréalisable. On n’a jamais vu, dans l’histoire de l’humanité qu’un tel revirement d’un état si puissant se soit produit. Même Dieu lui-même  s’y serait cassé  les dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’a jamais vu un  lion manger de la paille en compagnie d’un bœuf, en dépit de ce qu’a pu en dire le prophète Esaïe.(2)&lt;br /&gt;« Mais si, c’est possible diraient des enfants avides de merveilleux !  »  Et la suite nous montrera qu’ils auraient raison. Dans l’histoire des contes on assiste à de tels revirements.  La Mère-grand et le petit Chaperon rouge sont destinées à être mangées par le loup, tel était le sort des femmes de la société bourgeoise des siècles passés. Elles étaient soumises à leur mari, représenté par le loup,  qui seul réglait la destinée de la famille. Le conte a évolué  en  même temps que  la société,&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-TlRYlborw-g/TwHKznlSGGI/AAAAAAAACNc/6G0kszo9xzo/s1600/Jonas%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 222px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-TlRYlborw-g/TwHKznlSGGI/AAAAAAAACNc/6G0kszo9xzo/s320/Jonas%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693054392120514658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  le petit Chaperons rouge, puis sa Grand-mère ne se laissent plus faire dans les versions modernes du conte. Elles  conjuguent  leurs efforts pour prendre le dessus sur le loup.  Echappant  au fauve grâce à l’imagination des narrateurs, elles préfigurent par leur action le  revirement de la société  moderne qui sans être parfaite  est devenue plus juste envers les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jonas n’est plus un enfant. Il n’est pas un idéaliste non plus, il ne se sent pas la force de transformer l’histoire et prend la décision de  lui tourner le dos.  Pourtant le défit que Dieu lui pose et qu’il se refuse à relever, préfigure l’hypothèse qu’une société, même despotique et arrogante, peut changer par le seul effet de la prédication d’une autre vérité que la sienne et qui viendrait de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit de Jonas fait intervenir un personnage inhabituel dans les contes, mais indispensable pour la compréhension du récit. Il s’agit de Dieu. Dieu a foi en l’homme. Il croit  que toutes les utopies généreuses peuvent se réaliser par l’action de ceux qui acceptent que Dieu soit leur source d’inspiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons le cours du  récit. Nous découvrons  que s’installe une parenté entre le récit de Jonas et le conte du Petit tailleur qui prétendait « en avoir tué sept d’un seul coup ». Il le fit même coudre sur sa ceinture. En l’entendant ainsi se vanter on  se mit à croire qu’il s’agissait de géants, à l’image de celui qui  terrorisait le peuple.  Il ne s’agissait pas de géants, vous le savez bien, mais de mouches ! Victime de sa vantardise il fut contraint de s’attaquer à un vrai géant qu’il vainquit en mettant à profit son intelligence et son habileté  comme le  fit le petit David qui terrassa le géant Goliath.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son destin  rattrapa Jonas, nous  le trouvons à son tour contraint de relever le défit afin de  convertir le peuple de Ninive et son roi. Dans le cas contraire, ce serait la mort pour tous.  Vous devinez son état d’âme. Il savait que la ville périrait  à cause de sa couardise. Il fallait  donc qu’il devienne ce grain de sable capable de paralyser la terrible machine à opprimer les peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Dieu a adressé une telle  vocation  au plus modeste de ses prophètes, il n’a pas hésité à utiliser des  moyens énormes pour le convaincre sans qu’il ne s’en aperçoive. Dieu ne ménage jamais sa peine quand il s’occupe de nous.  Quand Jonas  prend la décision de s’égarer sur le chemin de la fuite, Dieu rassemble les vents des  quatre  horizons qui se coalisent en un puissant ouragan pour engloutir le fuyard, non pas pour le punir  mais pour le ramener à une juste raison. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-VPNqK34WrnQ/TwHLsuai2QI/AAAAAAAACNo/fjVYZbLzxeA/s1600/Jonas%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 401px; height: 248px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-VPNqK34WrnQ/TwHLsuai2QI/AAAAAAAACNo/fjVYZbLzxeA/s320/Jonas%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693055373207066882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dieu appelle ensuite du fond des océans un monstre marin capable de se saisir du rebelle et de l’avaler tout rond sans lui faire de mal comme ce fut le pas pour  Pinocchio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jonas  égaré dans les éléments et perdu dans sa tête  ne sait pas que Dieu multiplie les efforts pour le ramener à la raison et lui permettre d’accomplir sa vocation d’homme de paix.  C’est après de telles aventures qu’il se retrouve dans son rôle de prédicateur  pour dénoncer les comportements mauvais de tout  un peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voila seul contre tous. Il s’attend à chaque instant à voir la milice royale se saisir de lui pour le séquestrer. Il entend même les portes des geôles grincer et se refermer sur lui pour l’enfermer dans l’oubli. Jean Baptiste en avait fait moins que lui quand on lui trancha la tête pour les beaux yeux d’une belle.  Jérémie avant lui, et Esaïe aussi ont connu les affres du cachot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Co&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-T-QPuFGbjJc/TwHMMcWsUkI/AAAAAAAACN0/czhkS-aww2o/s1600/Jonas%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 300px; height: 272px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-T-QPuFGbjJc/TwHMMcWsUkI/AAAAAAAACN0/czhkS-aww2o/s320/Jonas%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693055918114886210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;mbien de prophètes semblables à Jonas n’ont -ils pas payé de leur vie, avant que celui-ci ne réussisse ?  Cette fois la parole de Dieu a atteint son but. Tel David face à Goliath ou le petit poucet face à l’ogre, Jonas a réussi !  Mais combien d’échecs anonymes n’ont-ils pas précédé son succès? Combien de lettres les membres de l’A.C.A.T (3) n’écrivent-ils pas pour atteindre leur but ? Jonas représente ici l’espoir de toutes ces colombes de la paix que Dieu envoie par le monde pour défier des tyrans ou des idéologies redoutables.  Elles défendent les causes de la justice et de la paix, partout  où elles sont bafouées. L’histoire montre que  Dieu n’est pas inactif  quand il nous charge de mission et qu’il accomplit des miracles sans qu’on les voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons aussi qu’il n’y a aucun cœur, aussi dur soit-il, qui ne puisse être attendri. Si nous n’y croyons pas, Dieu  lui, y croit. Dieu se permet d’opposer sa sagesse divine à  toutes les situations oppressantes, car il croit  que l’impossible est toujours possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment,  l’histoire des peuples n’a pas retenu qu’un homme ait tenté de libérer Ninive de sa morgue et la ville fut détruite par  une  puissance plus orgueilleuse qu'elle. Mais cette histoire nous permet de comprendre que la fatalité n’est pas inscrite comme une règle de l’histoire et que la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Elle ne  résiste pas indéfiniment  à la miséricorde divine  quand les croyants s’en font les porteurs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)2 Rois 14 :25 (785-745)&lt;br /&gt;(2) Esaïe 11 :7&lt;br /&gt;(3) Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-3391757993968144220?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/3391757993968144220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=3391757993968144220' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3391757993968144220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3391757993968144220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2012/01/jonas-1-10.html' title='Jonas 1-10'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mh7fEDUXtaU/TwHI3WuGRiI/AAAAAAAACM4/J-1lEPL-yg0/s72-c/Jonas%2B6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-7805975736707547169</id><published>2011-12-15T08:23:00.000-08:00</published><updated>2011-12-15T08:48:07.409-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Jean 1: 35-42</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Dimanche 15 janvier 2012&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-tTS7rg-_b80/TuogM1iZusI/AAAAAAAACLk/kVLESzAssa8/s1600/Nathana%25C3%25ABl%2BJames%2BTissot.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IVGONfQbzu4/Tuof3YdQ92I/AAAAAAAACLY/wfh3uvdMLpI/s1600/Nathana%25C3%25ABl.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 316px; height: 310px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-IVGONfQbzu4/Tuof3YdQ92I/AAAAAAAACLY/wfh3uvdMLpI/s320/Nathana%25C3%25ABl.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686392515827136354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Viens et vois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Jean 1/35-42  La péricope proposée par a liste de lecture s’arrête  au verset 42, mais il est plus cohérent de lire le texte jusqu’au verset 51&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0); font-weight: bold;"&gt;Les premiers disciples de Jésus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;35 Le lendemain, Jean était de nouveau là, avec deux de ses disciples. 36 Quand il vit Jésus passer, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu ! » 37 Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus. 38 Jésus se retourna, il vit qu'ils le suivaient et leur demanda : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Où demeures-tu, Rabbi ? » — Ce mot signifie « Maître ». — 39 Il leur répondit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. C’ était environ  la dixième heure. ( 5 heures)&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;40 L'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon Pierre. 41 La première personne que rencontra André fut son frère Simon ; il lui dit : « Nous avons trouvé le Messie. » — Ce mot signifie « Christ ». — 42 Et il conduisit Simon auprès de Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; on t'appellera Céphas. » — Ce nom signifie « Pierre ». — &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0); font-weight: bold;"&gt;Philippe et Nathanaël&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;43 Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit : « Suis-moi ! » 44— Philippe était de Bethsaïda, la localité d'où provenaient aussi André et Pierre. — 45 Ensuite, Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans le livre de la Loi et dont les prophètes aussi ont parlé. C'est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. » 46 Nathanaël lui dit : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens, et tu verras. » &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;47Quand Jésus vit Nathanaël s'approcher de lui, il dit à son sujet : « Voici un véritable Israélite ; il n'y a rien de faux en lui. » 48 Nathanaël lui demanda : « Comment me connais-tu ? » Jésus répondit : « Je t'ai vu quand tu étais sous le figuier, avant que Philippe t'appelle. » 49 Alors Nathanaël lui dit : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël ! » 50 Jésus lui répondit : « Ainsi, tu crois en moi parce que je t'ai dit que je t'avais vu sous le figuier ? Tu verras de bien plus grandes choses que celle-ci ! » 51 Et il ajouta : « Oui, je vous le déclare, c'est la vérité : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme ! »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-tTS7rg-_b80/TuogM1iZusI/AAAAAAAACLk/kVLESzAssa8/s1600/Nathana%25C3%25ABl%2BJames%2BTissot.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 495px; height: 318px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-tTS7rg-_b80/TuogM1iZusI/AAAAAAAACLk/kVLESzAssa8/s320/Nathana%25C3%25ABl%2BJames%2BTissot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686392884410563266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nathanaël sous le figuier&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de James Tissot&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les rives du Jourdain, en plein désert de Judée, le printemps s'annonce déjà. Les,  pèlerins s'apprêtent une fois encore  à monter à Jérusalem pour la fête de Pâques. Dans ce pays meurtri par tant de vicissitudes, le rythme de l'habitude donne une illusion de paix. Tout recommence cette année là encore, comme l'année précédante et pourtant nul ne sait que le vin nouveau  se prépare à couler. Dieu est en train de sceller une nouvelle alliance avec son peuple. Tout va commencer à Cana dans le récit qui fait suite à celui que nous venons de lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lors c'est le soir du grand soir sans que personne ne s'en doute encore. Il ne s'agit pas de cet événement tant redouté qui annonce le moment où les forces populaires de jadis devaient inaugurer l'avènement d'une aire de prospérité et de bonheur pour les masses laborieuses de  tous les pays. Ce ne sont pas les masses prolétaires qui vont agir ici agir ici, mais Dieu lui-même et sans violence. Nul ne le sait encore, mais les acteurs de l'événement le pressentent. Dans le soir qui va tomber la première phrase de l'Evangile est en train d'être prononcée: c'est une invitation à qui veut l'entendre : "Viens et vois;" Où aller? Que voir?&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-SCiH9-CqsIY/Tuog3HzIXsI/AAAAAAAACLw/sckWi66STE8/s1600/Nathana%25C3%25ABl%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-2OLSS4Wx6Zg/TuohZYUmYpI/AAAAAAAACL8/OZ8AhI3wkU0/s1600/Nathana%25C3%25ABl%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 241px; height: 331px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2OLSS4Wx6Zg/TuohZYUmYpI/AAAAAAAACL8/OZ8AhI3wkU0/s320/Nathana%25C3%25ABl%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686394199417971346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la dixième heure, 5 heures de l'après- midi, le five o'clock britannique, l'heure où tout s'arrête dans les pays civilisés pour faire la pause et se préparer à la soirée. Dieu profite de ce temps de pause. Deux hommes viennent de quitter Jean le baptiste qui a annoncé violemment la venue d'un temps nouveau à coup d'immersions et de paroles retentissantes. Il a pointé le doigt en direction d'un inconnu à qui il a attribué prophétiquement la vocation d'être l'agneau du sacrifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annonce de la paix avec Dieu et de la réconciliation éternelle avec le Tout Puissant est donc accompagnée par l' annonce prophétique d'une violence dont cet homme que personne ne connaît encore fera les frais. Il porte en lui la paix de Dieu, il est revêtu de "l'aura" du Messie, mais pour que cela se produise, il faudra que toutes les violences contenues, toutes les agressivités rentrées, tous les péchés ignorés se concentrent contre lui afin que par sa mort, il exorcise à tout jamais toutes les agressions commises contre Dieu et commises contre les hommes. C'est ce que nous rappelons à chaque culte quand nous vous annonçons l'absolution de vos péchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avertis par Jean baptiste que l'espérance était devant eux,  2 hommes se mettent à suivre Jésus, et Jésus, sans qu'ils ne le sachent déjà, les a déjà pris en charge. Ils suivent Jésus, mais c'est Jésus qui les attire. Au contact de Jésus, c'est toujours ainsi que cela se passe, on le suit de son plein gré mais c'est cependant lui qui a provoqué notre mouvement  à le suivre jusque dans son intimité. Le « chez moi » de Jésus devient leur chez eux, il les prend avec lui pour la nuit tant redoutée du désert jusqu'au lendemain  où il décide de partir avec eux, chez eux vers Bethsaïda en Galilée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout chrétien retrouve là sa propre histoire. Cet attrait irrésistible pour Jésus que l'on suit librement, cette sécurité qu'il nous prodigue dans notre nuit et cet itinéraire que l'on suit en sa compagnie jusque dans notre propre maison, dans nos occupations et dans notre travail , tout cela fait  partie de l'histoire de chacun. Cette aventure de Jésus qui nous prend chez lui pour nous accompagner jusque chez nous est offerte à quiconque entend Jésus lui dire, comme aux deux hommes :" viens et vois."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette aventure ne se limite pas à notre confort spirituel ou matériel.  Nous sommes provoqués dans &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-My86JlvM6Gw/TuohxOLdMwI/AAAAAAAACMI/l7PLaIUPV-w/s1600/Nathana%25C3%25ABl%2B4%2BWilliam%2BHole.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 238px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-My86JlvM6Gw/TuohxOLdMwI/AAAAAAAACMI/l7PLaIUPV-w/s320/Nathana%25C3%25ABl%2B4%2BWilliam%2BHole.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686394609012126466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;notre être  profond, car Jésus ne s'accommode ni de la passivité ni de l'ordre établi. Il nous entraîne avec lui alors qu'il nous accompagne chez nous, et c'est lui qui gère notre aventure, même s'il nous laisse libres de nos actions. "Viens et vois" dit-il aux deux hommes, nous apprendront par la suite qu'ils sont André frère de Simon et peut être Jean dont l'Evangile porte le nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A  peine se mettent-ils à partager la vie de Jésus, ou à peine Jésus a-t-il commencé à partager leur vie que la fébrilité les prend  et ils se mettent à  rassembler autour du maître les nouveaux venus. Ils sont comme eux venus au désert écouter Jean Baptiste, comme eux ils sont avides d'absolu et de nouveauté. A peine sont-ils en contact avec Jésus que quelque chose de nouveau se produit pour eux. C'est Simon dont Jésus change tout de suite le nom,:" tu t'appelleras Pierre", c'est Nathanaël oublié par l'histoire, qu’il projette au premier rang en révélant à tous sa droiture :"voici un juif dans lequel il n'y a pas de fraude. Rien n'échappe à Jésus. Il connaît la vérité de chacun, même si chacun fait des efforts pour la dissimuler. Par avance, au seuil d'une longue aventure avec Jésus, nous avons l'assurance qu'il nous connaît et que rien ne peut lui être caché. Même sous le figuier, n'avait-il pas repéré Nathanaël. N'a-t-il pas repéré toi qui es assis ici dans ce sanctuaire. Et à toi comme jadis il  avait dit  aux futurs apôtres: "Viens et vois".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A celui qui a envie de se lover dans la sérénité de Dieu, à celui qui a envie de la douceur d'une existence calme et sans histoire,  à celui qui désespère et qui voudrait comme Nicodème refaire machine arrière et revenir dans le sein de sa mère, Jésus dit :" viens et vois". Décevant non? Deux verbes, d'action, deux invitations à faire quelque chose.  La première peut paraître simple :&lt;br /&gt;- Viens : c'est le verbe venir, il s'agit de se  mettre en mouvement à la suite de Jésus qui prend la responsabilité de l'action où il nous entraîne. En toute sécurité, nous pouvons donc venir quand Jésus nous appelle, car il sait où il nous entraîne et nous pouvons avoir confiance, car nous savons que ce sera bon pour nous.&lt;br /&gt;- Vois: du verbe voir. Ce verbe pose d'autres problèmes, car on ne voit pas d'une manière neutre, et personne ne peut voir pour nous. L'image que reçoivent nos yeux laisse une empreinte sur notre rétine et nous devons l'interpréter. Nous voyons  non seulement avec nos yeux mais avec nos facultés d'interprétation, c'est à dire notre intelligence. C’est dans la manière dont nous interprétons l’image que se crée une émotion en nous. Cette émotion provoque notre action ou notre réaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle mobilise notre conscience  et notre intelligence sans que personne d'autre que nous en prenne la décision ou l'initiative. En face de ce que nous voyons nous réagissons en fonction  de notre sensibilité. Par le fait que Jésus nous invite à voir, il nous rend responsables des actions  que nous décidons, ou ne décidons pas de faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, nous voyons tant de choses qui ne vont pas, qui ne correspondent pas avec ce que nous savons du désir de Dieu. Il y a tant d'images choquantes et violentes que nous ne savons pas où donner de l'action. Chaque dimanche les prières d’intercession dites au cours de nos cultes font  état de  ces images choquantes. Au lieu de nous apaiser, elles nous culpabilisent à cause de la médiocrité décourageantes  des réponses que nous donnons ou à cause de la passivité affligeante de nos inactions. Ce qui se voit et notre impuissance à y remédier provoque en nous-mêmes des insatisfactions  telles  que nous les retournons contre Dieu lui-même : "si Dieu existait, il n'y aurait pas tant de violence " ! Voila, c’est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut  donc reprendre en compte les propos que je tenais  en introduction à ce sermon en disant que Jésus, désigné par Jean Baptiste comme l'agneau de Dieu, d&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9cnBwu9asRs/TuoiKBujuHI/AAAAAAAACMU/63wDIcG-rQE/s1600/Nathan%25C3%25ABl%2B6.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 306px; height: 369px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-9cnBwu9asRs/TuoiKBujuHI/AAAAAAAACMU/63wDIcG-rQE/s320/Nathan%25C3%25ABl%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686395035166423154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rainait en lui toutes les violences que nous ressentons et dont nous éprouvons la culpabilité, vraie ou fausse. Par sa mort il  nous libère de cette culpabilité parce qu’elle nous permet  de contempler une autre réalité. Il nous demande alors de voir ce qui était déjà contenu verset de ce passage : "En vérité, en vérité je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges monter et descendre sur le fils de l'homme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa venue dans le monde n'a pas d'autre but que de nous le faire voir comme Dieu voudrait que nous le voyons. Quand nous aurons vu, nous comprendrons que la construction de ce monde idéal est possible  pour celui qui croit. Nous ne devons plus rester dans l’aridité du désert sans espérance, où nous nous complaisons parfois pour  nous engager résolument dans sa transformation radicale, même si les paroles humaines de ceux qui nous entourent nous disent que c’est impossible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-7805975736707547169?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/7805975736707547169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=7805975736707547169' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7805975736707547169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7805975736707547169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/12/jean-1-35-42.html' title='Jean 1: 35-42'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-IVGONfQbzu4/Tuof3YdQ92I/AAAAAAAACLY/wfh3uvdMLpI/s72-c/Nathana%25C3%25ABl.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-2582837104445745581</id><published>2011-12-14T02:06:00.000-08:00</published><updated>2011-12-14T02:23:59.970-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Ephésiens 3:2-6</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-FbgLaU-prIM/Tuh2RDBXzyI/AAAAAAAACKo/Y3N5V3Suyws/s1600/serre%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 208px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FbgLaU-prIM/Tuh2RDBXzyI/AAAAAAAACKo/Y3N5V3Suyws/s320/serre%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685924564796165922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Chétiens et Païens:  dimanche 8 janvier 2012&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-size:78%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;1 A cause de cela, moi, Paul, le prisonnier de Jésus-Christ pour vous, les non-Juifs...&lt;/span&gt; 2 si du moins vous avez entendu parler de l'intendance de la grâce de Dieu qui m'a été accordée pour vous. 3 C'est par révélation que le mystère a été porté à ma connaissance, comme je viens de l'écrire en quelques mots. 4 En lisant cela, vous pouvez comprendre l'intelligence que j'ai du mystère du Christ. 5 Ce mystère n'avait pas été porté à la connaissance des fils des hommes dans les autres générations comme il a été révélé maintenant par l'Esprit à ses saints apôtres et prophètes : 6 à savoir que les non-Juifs ont un même héritage, sont un même corps et participent à la même promesse, en Jésus-Christ, par la bonne nouvelle 7 &lt;span style="font-size:78%;"&gt;dont je suis devenu ministre, selon le don de la grâce de Dieu qui m'a été accordée par l'opération de sa puissance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si j’en crois l’apôtre Paul, païens et chrétiens, juifs et non juifs, croyants et incroyants ont une commune vocation qui leur vient de Dieu. L’Evangile de Jésus Christ les inscrit tous dans une même promesse. Mais est-il aussi facile  de faire des distinctions significatives entre croyants et non croyants, chrétiens et païens.  Le monde de pensée de nos contemporains est beaucoup plus confus que dans l’antiquité. Les uns se disent croyants, voire même pratiquants, mais quand ils formulent  les caractéristiques de leur foi on n’y retrouve pas forcément la marque de l’espérance que Jésus Christ a voulu pour tous les hommes.  Par contre  cette espérance  est parfois présente dans les propos de ceux qui se disent athées ou sans religion. Comment s’y retrouver ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est  sans doute en droit de se demander où est la différence entre le monde des chrétiens et celui des païens sans être sûr d’y arriver. Les Chrétiens croient qu’ils trouvent en Jésus Christ le fondement de leur  foi et de leur  espérance ! Mais que de propos désabusés dans leurs rangs. Pourtant, si en théorie on repère assez bien les Chrétiens, les Païens sont plus difficiles à définir. Il y a bien sûr ceux qui se réclament d’une autre foi ou d’une autre spiritualité que la nôtre et qui s’appuient sur des révélations différentes. Sont-ils pour autant à classer parmi les païens ?  En tous cas ils s’en défendent.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-WF7BhDsrJss/Tuh2fJQ1ycI/AAAAAAAACK0/Yegvu_ahn4Q/s1600/serre.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 260px; height: 413px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-WF7BhDsrJss/Tuh2fJQ1ycI/AAAAAAAACK0/Yegvu_ahn4Q/s320/serre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685924806989826498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ceux qui disent croire en quelque chose, c’est une formule qui aujourd’hui fait tendance,  sans savoir vraiment à quoi ils se réfèrent, mais ils se défendent de toute pratique religieuse. Sont-ils à classer parmi les païens ? Il y a aussi des gens qui se disent chrétiens et convaincus du salut en Jésus Christ mais qui mettent leur espérance dans leur fortune, dans leur parti politique, dans la technique, le savoir ou les sciences. Sont-ils encore chrétiens ou déjà païens ? Mais  l’apôtre nous dit que tous  sont les destinataires d’une même promesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, ce n’est pas en raisonnant ainsi que nous découvrirons quelle est la bonne nouvelle pour le monde des païens sans  vraiment savoir ce qui les caractérise. La bonne nouvelle qui les concerne,   nous concerne aussi et dépasse tous les clivages que nous pourrions inventer.  Cette bonne nouvelle nous la découvrirons dans le fondement de notre foi. Ce qui est fondamental pour nous et ce qui est porteur d’espérance doit l’être également pour tous les hommes. C’est donc dans cette direction que nous allons essayer de chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette période de l’année, il est d’usage de formuler des vœux à l’intention des autres. Le vœu que tout le monde formule et sur lequel on insiste  lourdement c’est celui de la bonne santé. Mais il me semble que ce souhait qui revient  d’une manière récurrente  cache une angoisse. Cette angoisse n’est pas seulement liée à la santé, elle est liée à l’espérance, ou plutôt au manque d’espérance que nous avons dans la vie. Nos contemporains, aujourd’hui, plus que jamais sont angoissés face à l’avenir et à la mort car ils ne savent pas ce qu’il y a derrière, ils ne savent plus ce que contient l’espérance chrétienne et faute de dire leur peur, ils la conjurent en imaginant qu’ils peuvent en faire reculer l’échéance en se maintenant en bonne santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les hommes soient inquiets,  ce n’est pas nouveau. Cela semble même faire partie du fondement de la société humaine. Depuis que les hommes ont cherché à s’exprimer en  décorant les murs de leurs cavernes, et en signant leurs œuvres de l’empreinte de leurs mains ils ont exprimés disent les spécialistes leurs angoisses métaphysiques. La  relation avec les divinités les plus primitives est toute imprégnée d’angoisse.  Depuis toujours le monde des humains a été habité par des divinités dont il fallait conjurer les sentiments hostiles pour vivre en bonne harmonie avec elles.  Pourtant toute une partie du message biblique a contredit ces affirmations. Jésus a enseigné le contraire, et nous y reviendrons tout à l’heure. Mais l’enseignement de l’Eglise  a été différent. La peur du jugement a hanté le haut Moyen  Age, les Réformateurs  n’ont pas levé l’angoisse, ils ont simplement déplacé le problème en insistant sur le poids du péché qui a éclipsé les promesses  de la grâce. L’inquisition en a rajouté une couche en  promettant l’enfer aux hérétiques, aux infidèles ou aux incroyants dont ils recevaient un avant goût dans les bûchers érigés à leur intention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conjurer les angoisses  les hommes ont alors répondu  par la rigidité de la morale, ou par des pratiques religieuses  qui devenaient contraignantes sous prétextes d’être libératrices. Certes Jésus n’avait pas voulu cela, il était présenté comme un libérateur des angoisses, mais les hommes ont continué à cultiver la crainte comme par atavisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde où nous vivons ne s’est pas forcément appuyé sur son enseignement.   Pour exorciser ses peurs il a chassé Dieu de son univers mais la peur est restée. Nous continuons à nous donner l’illusion de croire que la science et la technique vont permettre de surmonter tous les obstacles mais force nous est donnée de constater que l’homme ne maîtrise pas l’avenir.  Il s’affirme comme un technicien prodigieux, mais il ne maîtrise pas l’avenir.  Cela ne  rassure personne. Il se trouve impuissant devant des virus dont il ne sait pas contrôler les mutations. Il visite les astres lointains mais il est incapable de vérifier s’il ne les contamine pas  par ses propres bactéries. Pour maintenir un confort chèrement acquis il compromet l’avenir de la planète si bien que  l’humanité a toujours peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les die&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-2JLFA8S2kuM/Tuh22KcIwSI/AAAAAAAACLA/XqvSvJyfroc/s1600/serre%2B2%2B-%2BCopie.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 254px; height: 418px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-2JLFA8S2kuM/Tuh22KcIwSI/AAAAAAAACLA/XqvSvJyfroc/s320/serre%2B2%2B-%2BCopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685925202442633506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ux, qui n’en faisaient qu’à leur guise ont été remplacés aux commandes du monde par les hommes rien de pourtant fondamental n’a vraiment changé.   Et pourtant tout doit changer  affirmait Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous ne changez pas disait-il à ceux qui étaient  à ses côtés vous mourrez tous.  C’est par ces  mots qu’il commentait un événement  de la vie quotidienne.  Une tour venait de s’effondrer tel le toit d’un supermarché surchargé de neige. Malgré ses propos provoquants son discours était plein d’espérance parce qu’il était lié à la nécessité d’un changement  profond dans la vie intérieure des hommes. Ce changement  était l’œuvre  de Dieu, ce même Dieu dont l’Ecriture rendait témoignage  mais que les hommes méconnaissaient et continuent sans doute à méconnaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parlait d’un Dieu qui venait vers les hommes et qu’il reconnaissait comme son Père. Il prétendait qu’il donnait du sens à ce monde, malgré les apparences. Jésus faisait ainsi une relecture des Ecritures et grâce à elle il constatait  que depuis Moïse, et même avant lui Dieu était venu vers les hommes comme celui qui habite les forces de vie du monde. Il soufflait sur les humains un esprit qui leur donnait de l’énergie. Dieu se servait du génie de chacun pour donner du sens à ses projets. Si Moïse n’avait pas été habité par ce souffle, si son peuple  ne l’avait pas reçu comme porteur d’une grâce venue de Dieu, les Hébreux  seraient encore tous en Egypte en train de casser des cailloux ou de faire des briques.  Dieu  vient ainsi donner de l’espérance  à des hommes sur qui il envoie son esprit pour la réaliser !.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la suite de Jésus, l’Evangile affirme que tous les hommes ont la possibilité de se placer sous le souffle de Dieu pour qu’il les habite et les transforme. Païens et incroyants, fidèles et pêcheurs, Dieu leur permet de se laisser porter par lui pour donner du sens à l’avenir qu’il veut que nous construisions avec lui.  Nous reconnaissons l’esprit de Dieu dans la puissance de vie qu’il communique à tous. Jésus nous enseigne à le repérer dans les valeurs d’amour qu’il met en nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous croyez que l’esprit de Dieu vous remplit d’éternité sans que la mort ne vous atteigne, si vous croyez que Dieu vient habiter les projets de tous ceux qui se sentent&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-tOSDaP4Moi4/Tuh3MDXOTqI/AAAAAAAACLM/2Y7FO_hVzag/s1600/serre%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 248px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-tOSDaP4Moi4/Tuh3MDXOTqI/AAAAAAAACLM/2Y7FO_hVzag/s320/serre%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685925578500099746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; responsables, si vous croyez que Jésus a balisé  le chemin de l’espérance en défiant la mort , alors, vous cesserez de regarder votre propre vie avec inquiétude, vous cesserez d’avoir peur pour l’avenir du monde et vous goûterez de la résurrection avant même que la mort ne vous touche de son aile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette espérance, offerte  à tous vous est donnée, mais elle doit se construire jour après jour. On ne peut la vivre vraiment qu’en partageant l’intimité de Dieu dans la prière et l’écoute de la parole, mais ça, c’est un autre chapitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les illustrations sont de Hélène Serre pour les épîtres de Paul&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-2582837104445745581?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/2582837104445745581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=2582837104445745581' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2582837104445745581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2582837104445745581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/12/ephesiens-32-6.html' title='Ephésiens 3:2-6'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FbgLaU-prIM/Tuh2RDBXzyI/AAAAAAAACKo/Y3N5V3Suyws/s72-c/serre%2B4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-2352342785098113683</id><published>2011-12-08T02:33:00.000-08:00</published><updated>2011-12-09T07:48:28.681-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Luc 2:16-21</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Naissance de Jésus&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;:  Dimanche 1 janvier 2012&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-IqrJIb9bEZE/TuCbfpSqPzI/AAAAAAAACJI/xYNb0av5dE4/s1600/He%2BQi%2B3%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 230px; height: 276px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-IqrJIb9bEZE/TuCbfpSqPzI/AAAAAAAACJI/xYNb0av5dE4/s320/He%2BQi%2B3%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683713697703935794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 0); font-style: italic;"&gt;Luc 2 :16-21&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(0, 51, 0); font-style: italic;"&gt;15 Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu'à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. » 16 Ils se dépêchèrent d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. 17 Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l'ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. 18 Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés de ce qu'ils leur disaient. 19 Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément. 20 Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, car tout s'était passé comme l'ange le leur avait annoncé. &lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 51, 0); font-style: italic;"&gt;21 Le huitième jour après la naissance, le moment vint de circoncire l'enfant ; on lui donna le nom de Jésus, nom que l'ange avait indiqué avant que sa mère devienne enceinte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ftZEJpTPkkU/TuCb2BsVbaI/AAAAAAAACJU/oIjpCVz9xpY/s1600/He%2BQi%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 466px; height: 466px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ftZEJpTPkkU/TuCb2BsVbaI/AAAAAAAACJU/oIjpCVz9xpY/s320/He%2BQi%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683714082211196322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici qu’une nouvelle année s’ouvre devant nous et nul ne sait ce qu’elle sera. Mais nous pouvons déjà dire qu’elle sera telle que nous l’avons préparée avec l’œuvre du hasard en plus. L’année qui s’ouvre portera  en elle toutes les promesses que nous avons reçues dimanche dernier le jour de Noël.  A Noël, nous avons proclamé, que Dieu avait fait irruption dans la société des hommes pour les accompagner sur le chemin de leur histoire.  Une fois encore nous nous sommes réjouis du fait que Dieu n’habitait pas au ciel, qu’il n’était pas dans un au-delà lointain et inaccessible, mais qu’il était présent dans l’intimité quotidienne de chaque individu. Ainsi il bousculait chacun de nous dans sa vie ordinaire pour vivre avec lui une intimité parfois déroutante par laquelle  il invitait chacun à prendre sa part dans la construction d’une société plus juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu engageait les hommes à édifier sur terre les prémices de ce Royaume que Jésus était venu annoncer. Nous avons tous entendu cet appel, nous en avons été  émus et nous allons nous efforcer d’y répondre, si bien que l’année s’ouvre sous de bons auspices. Nous pouvons donc nous souhaiter à tous et à toutes une bonne année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, avons-nous vraiment été sensibles à tout ce que je viens d’évoquer ? Comment nous situons-nous par rapport à ce qui vient d’être dit ? Nous avons   plutôt été sensibles aux sirènes alarmistes annonçant une année de crise et d’immobilisme ? Une fois encore, pour étouffer les mauvaises nouvelles qui nous viennent de la société des hommes, nous avons plus tôt préférés nous occuper de l’aspect festif de Noël. C’est sans doute le souci des cadeaux à offrir qui a pris le dessus sur le souci de l’annonce de la « bonne nouvelle » de la  venue de Dieu dans la société des hommes. Si nous sommes allés au Temple ou à l’Eglise ce jour là ce sont les chants de Noël qui nous ont sans doute attendris, plus que le sermon qui, à n’en pas douter, était peut-être plus culpabilisant que réconfortant.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-wQu9rz7j6-8/TuCcmQrWdoI/AAAAAAAACJg/Kh28RILOBRM/s1600/He%2BQi%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 300px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-wQu9rz7j6-8/TuCcmQrWdoI/AAAAAAAACJg/Kh28RILOBRM/s320/He%2BQi%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683714910867322498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a un décalage entre le  sens premier de Noël et la fête telle que nous la célébrons.   Les prédicateurs le déplorent, mais n’y peuvent rien.  Nous en avons fait une  fête qui correspond davantage à nos souhaits qu’à ce que les évangélistes voudraient que nous comprenions. On a cultivé l’illusion que  l’enfant-dieu  descendu du ciel allait tout changer dans le monde.  Et puisque ça ne  se réalise pas, on a accolé  à l’enfant Jésus un compagnon  rondouillard qui est sensé  accomplir tous les vœux   que Dieu lui-même n’a jamais exhaussés. Ainsi corrigé par la légende, Noël devient accessible aux enfants de moins de 7 ans qui y croient encore.  Pour les autres, ceux qui ont de 7 à 77 ans, c’est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aurait-on pu éviter ce dérapage ? Non seulement il n’était pas prévisible, mais les récits de Noël que nous lisons dans  les  Evangiles semblent  avoir  soigneusement  été écrits pour éviter que ce cafouillage ne se produise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne vous a pas échappé, que le plus ancien des Evangiles, celui de Marc ne parle pas de la naissance de Jésus, celui de Jean, le plus récent, non plus. Quant à Matthieu et à Luc, ils ont raconté l’un et l’autre deux événements totalement différents concernant la naissance de Jésus. On a pris l’habitude de les harmoniser si bien qu’on ne sait plus très bien ce qui appartient à l’un  ou à l’autre. A Luc appartient  le récit de l’annonciation, de la visitation, des bergers, de l’enfant déposé dans la crèche.  Pas de bœuf ni d’âne qui sont des ajouts très tardifs qui n’appartiennent pas  à nos  Evangiles.  A Matthieu appartient le récit des Mages, le massacre des innocents, la fuite en Egypte. Pas de bergers, pas de crèche, pas d’anges  dans nos campagnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi raconter deux histoires qui n’ont rien  de commun l’une avec l’autre ? Laquelle nous dit la vérité ? Sans doute est-il plus simple de penser qu’elles disent toutes les deux la vérité, mais que cette vérité n’est pas historique, elle est allégorique. Elles n’ont pas forcément été écrites pour que les grand-mères puissent émerveiller leurs petits enfants en les leur racontant.  Elles contiennent une vérité théologique dont nous allons essayer de  rendre compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait dès les tout  débuts de l’Eglise, certains courants religieux avaient eu tendance à faire de Jésus un être céleste, un super archange qui n’avait d’humain que l’apparence. Selon cette tradition, il n’aurait pas souffert de la passion et ne serait pas vraiment mort. Il était urgent de rétablir la vérité sur l’humanité de Jésus. C’est ce à quoi se sont attachés les auteurs de l’Evangile de Luc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prétention royale de Jésus était-elle une légende ? Jésus était-il le Messie d’Israël issu de la ligné de David ?  Il avait été ignoré par les juifs mais reconnu par les païens. Ce sont ces mêmes païens  qui constituaient  le noyau dur  d&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-jTBfycRZJ-Y/TuItNSk3mRI/AAAAAAAACKQ/ggHrX8tx2mc/s1600/21%2BHE%2BQI%2BNATIVITY%2BTHE%2BADORATION%2BOF%2BTHE%2BMAGI.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 313px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-jTBfycRZJ-Y/TuItNSk3mRI/AAAAAAAACKQ/ggHrX8tx2mc/s320/21%2BHE%2BQI%2BNATIVITY%2BTHE%2BADORATION%2BOF%2BTHE%2BMAGI.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684155386043013394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;es Eglises dressées en terre païennes.  Il n’est donc pas étonnant que l’Evangile  Matthieu, rédigé sans doute en Asie Mineure se soit efforcé de  rendre compte de cet héritage messianique de Jésus  en racontant  les récits de l’enfance  tels qu’il les rapporte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’Evangile de Luc qui nous interpelle ce matin. Il nous invite à la rencontre de Marie. Il en a fait  l’héroïne de son récit de l’enfance,  afin de nous rappeler que Jésus était  bien un homme né d’une femme. Si les anges descendent du ciel au moment de sa naissance, ils se tiennent à distance et ne jouent aucun rôle dans le récit. Par contre, c’est le petit peuple des bergers qui vient à lui.  Ce sont eux, les bergers et eux seulement qui  forcent les portes de l’étable pour saluer l’enfant  couché dans la mangeoire. L’événement ne raconte rien autre qu’une simple naissance en milieu populaire. Quant aux légions d’anges dont on a parlé, elles sont juste mentionnées, pour dire que Dieu est quand même concerné par cette histoire, mais son rôle sera pour plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, c’est une femme, dont les théologiens feront une image de l’Eglise qui remplit le premier rôle. Elle ne prononce pas un mot, mais elle a pris l’enfant en charge. Elle aura pour tâche de le faire grandir sans comprendre vraiment la portée de sa mission.  Elle l’aimera de tout son cœur de mère et elle souffrira à cause de lui parce qu’elle ne comprendra pas pourquoi  il la rejettera quand elle essayera d’intervenir  dans sa vie  pour le guider sur le chemin des hommes. « Il faut que je m’occupe des affaires de mon Père » dira-t-il à sa mère inquiète pour justifier une fugue d’enfance auprès des docteurs de la Loi.  « Qui est ma mère ? » lui sera-t-il dit une autre fois alors qu’elle cherchait à le rencontrer pour  trouver de la cohérence à son comportement inexplicable pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Jésus ne rejettera personne, et surtout pas sa mère, mais il devait la remettre dans son rôle quand elle cherchait à  lui dire ce qu’il devait faire. Ces paroles sont d’ailleurs adressées plus à l’Eglise naissante qu’à Marie elle-même. Fils d’homme au milieu&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-lMIbhXW6S5c/TuItiwe95OI/AAAAAAAACKc/KXEPTiAZFBY/s1600/He%2BQi%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 305px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-lMIbhXW6S5c/TuItiwe95OI/AAAAAAAACKc/KXEPTiAZFBY/s320/He%2BQi%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684155754848576738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; des hommes, Jésus ne se laisse pas écarter de sa vocation, ni par sa mère, ni par son Eglise. Cette Eglise dont nous sommes, aurait tendance à chercher à enfermer Jésus dans le ciel où elle voudrait qu’il s’occupe de la survie des âmes et de leur résurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à nous les hommes nous nous attribuerions volontiers  la tâche de gérer les choses à sa place,  avec notre sagesse d’humains, comme Marie était tentée de le faire. Nous aimerions  décider de ce qui est bon ou de ce qui est mauvais en contrôlant la vraie foi et en pourchassant les hérésies. L’Eglise s’est adonnée à cet exercice pendant de longs siècles au grand damne de l’Evangile et les hommes ont toujours du mal à  comprendre  qu’ils ne peuvent rien faire si Jésus n’est pas journellement présent à leurs côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile de l’enfance, tel que Luc nous le rapporte nous rappelle que Jésus ne veut pas quitter la terre et la société des hommes. Il tient à  les éclairer par son esprit qu’il envoie sur eux pour les aider à corriger leurs initiatives malvenues au risque de leur faire de la peine quand ils se trompent  en suivant leurs intuitions sans chercher à écouter ce que Dieu en pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile de Noël n’est donc pas une belle histoire pour faire rêver les enfants, mais c’est une interpellation qui nous est adressée afin que le corps vivant du Christ, l’Eglise, se comporte conformément à ce que  Jésus attend d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustrations : He Qi&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-2352342785098113683?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/2352342785098113683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=2352342785098113683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2352342785098113683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2352342785098113683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/12/luc-216-21.html' title='Luc 2:16-21'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-IqrJIb9bEZE/TuCbfpSqPzI/AAAAAAAACJI/xYNb0av5dE4/s72-c/He%2BQi%2B3%2B%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-5039141613742486925</id><published>2011-12-01T12:59:00.000-08:00</published><updated>2011-12-01T13:29:54.551-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Jean 1:1-18</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-8UDDhbYz6qE/Ttfr54FK7vI/AAAAAAAACH0/xteD9jMfvr0/s1600/joyeux-noel.gif"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 212px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-8UDDhbYz6qE/Ttfr54FK7vI/AAAAAAAACH0/xteD9jMfvr0/s320/joyeux-noel.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681268834490314482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;NOEL : Dimanche 25 décembre 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153); font-style: italic;"&gt;Évangile de Jean 1 :1-18 &lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153); font-style: italic;"&gt;1Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu. 2 Il était donc avec Dieu au commencement. 3 Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n'a été fait sans lui ; 4 ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes. 5 La lumière brille dans l'obscurité, mais l'obscurité ne l'a pas reçue. 6 Dieu envoya son messager, un homme appelé Jean. 7 Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient grâce à lui. 8 Il n'était pas lui-même la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière. 9Cette lumière était la seule lumière véritable, celle qui vient dans le monde et qui éclaire tous les hommes.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;10 Celui qui est la Parole était dans le monde. Dieu a fait le monde par lui, et pourtant le monde ne l'a pas reconnu. 11 Il est venu dans son propre pays, mais les siens ne l'ont pas accueilli. 12Cependant, certains l'ont reçu et ont cru en lui ; il leur a donné le droit de devenir enfants de Dieu. 13 Ils ne sont pas devenus enfants de Dieu par une naissance naturelle, par une volonté humaine ; c'est Dieu qui leur a donné une nouvelle vie.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 Celui qui est la Parole est devenu un homme et il a vécu parmi nous, plein de grâce et de vérité. Nous avons vu sa gloire, la gloire que le Fils unique reçoit du Père. 15 Jean lui a rendu témoignage ; il s'est écrié : « C'est de lui que j'ai parlé quand j'ai dit : “Il vient après moi, mais il est plus important que moi, car il existait déjà avant moi.” » 16 Nous avons tous reçu notre part des richesses de sa grâce ; nous avons reçu une bénédiction après l'autre. 17 Dieu nous a donné la loi par Moïse ; mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 18 Personne n'a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et demeure auprès du Père, lui seul l'a fait connaître.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-kcNp-OSD3K4/TtfsGd3vs2I/AAAAAAAACIA/zL7PgYLqJ0M/s1600/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 514px; height: 409px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-kcNp-OSD3K4/TtfsGd3vs2I/AAAAAAAACIA/zL7PgYLqJ0M/s320/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681269050792981346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne pouvons pas vivre un événement quel qu’il soit sans nous poser des  questions à son sujet, c’est pourquoi nous nous interrogeons sur les contradictions qui nous habitent à propos de la fête de Noël. Tout nous invite à nous réjouir et au fond de nous-mêmes nous contestons le bien fondé de cette fête. Nous nous attristons parce que le religieux a fui cette manifestation et que la religiosité à pris sa place. Nous considérons que les lumières qui éclairent nos rues et nos magasins ne sont pas de la même nature que celles de l’étoile qui a guidé les mages vers Bethlehem. Nous nous interrogeons même sur la réalité de cette étoile dont les savants modernes contestent l’existence.  Nos doutes accompagnent les mages et nous ne sommes pas sûrs de tout ce que l’on a écrit ou dit à leur sujet. En même temps, nous nous réjouissons aussi de voir les gens heureux et les enfants s’émerveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaçons donc toutes nos interrogations sous le regard de Dieu qui vient à notre rencontre en ce jour de fête. Il détourne notre attention de ce qui se voit. Il nous invite à  nous intéresser à autre chose qu’à ce qui frappe nos regards et notre sensibilité. Il nous demande d’écouter. Il s’agit d’écouter  ce qui résonne au fond de chacun de nous,  car il se peut que  ce soit une  parole qui vienne de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Parole ne s’entend pas vraiment, elle se ressent.  Cette impression d’une présence extérieure à eux s’est très vite imposée aux humains. Dès que les premières communautés se sont constituées, Dieu est devenu présent au milieu des hommes. Il semblerait bien que ce phénomène soit lié à la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l’humanité a commencé à exister  en tant que société primitive quand  les hommes se sont mis à échanger des paroles entre eux. C’est alors que la harde primitive a commencé à se distinguer des autres et s’est constituée en groupes humains distincts. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-m5Ab3yHBuU0/TtfszPp7V-I/AAAAAAAACIM/VPi_R1kyhaM/s1600/Joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-m5Ab3yHBuU0/TtfszPp7V-I/AAAAAAAACIM/VPi_R1kyhaM/s320/Joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681269820071040994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les humains se sont  alors habillés, ils ont construit des habitations, et en même temps,  un sentiment extérieur à eux s’est imposé à eux. Dieu déjà s’était approché d’eux. On a trouvé sa trace dans les sépultures et sur les peintures qu’ils ont laissées derrière eux.  Dieu a trouvé sa place parmi les hommes dès qu’ils ont constitué leurs premières sociétés et qu’ils ont échangé leurs premières paroles.  Dès lors Dieu et hommes  feront cause commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu était déjà présent au milieu de l’humanité dès ses premiers balbutiements. Mais de quel Dieu  s’agissait-il? Certainement, nous ne le reconnaîtrions pas, il se confondait avec les esprits de la terre, le tonnerre ou le feu, mais peu importe, il était déjà présent dans une humanité qui se cherchait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est curieux de constater que le récit de Noël nous parle aussi d’une humanité qui se cherche. Elle nous raconte l’histoire de mages cherchant leur roi  en suivant le chemin des étoiles. L’homme moderne cherche aussi sa voie dans le bouleversement que lui impose le tumulte des nations. Il cherche vainement quelques fragments de spiritualité dans les échanges commerciaux. Comme il n’en trouve pas, il a l’impression que Dieu l’a abandonné. Comme les mages, nous cherchons aussi. Ils cherchaient un roi, et ils ne trouvèrent qu’un enfant et cet enfant était Dieu. Et nous qui allons-nous trouver ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que nos chercheurs modernes soient attentifs, le Dieu  qu’ils cherchent les surprendra quand ils le trouveront. Dieu se laissera trouver, à coup sûr, car l’homme et Dieu ont une histoire commune puisqu’ils cheminent ensemble depuis les origines. La découverte de Dieu s’accompagne toujours d’une parole. Elle pousse toujours celui qui l’entend à aller plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se souvient qu’Abraham entendit une voix qui l’enjoignit à partir, à quitter ses parents et son pays. Il partit et découvrit un  avenir que Dieu devait construire avec lui. Moïse quant à lui,  entendit la voix de&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Mzsonen_s34/TtftQ3y736I/AAAAAAAACIY/QzA5GF58xsE/s1600/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B5.gif"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 317px; height: 252px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Mzsonen_s34/TtftQ3y736I/AAAAAAAACIY/QzA5GF58xsE/s320/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B5.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681270329062449058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; « Celui qui est, qui était et qui vient ». Il lui parla   d’une marche à travers le désert et d’un peuple qu’il devait  guider vers la liberté. Les Mages à leur tour s’entendent dire, après avoir trouvé ce qu’ils cherchaient, qu’ils devaient  repartir par un autre chemin. La parole en qui nous reconnaissons Dieu est toujours accompagnée d’une marche et d’un itinéraire à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quand il comprend qu’il doit se mettre en mouvement que l’homme découvre que le Dieu qu’il cherche ne l’arrêtera pas dans sa course, mais le poussera en avant. L’humanité doit toujours partir à l’aventure et Dieu l’accompagnera toujours car c’est  dans le mouvement que Dieu donne du sens à la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre manière  de célébrer Noël au vingt et unième siècle ne semble pas, quant à elle, nous orienter vers un lieu précis. Tout  va dans tous les sens. On passe de la plus haute spiritualité  à la plus grande prodigalité. C’est cela qui désoriente les croyants car ils participent aux deux  mouvements à la fois. Comme personne dans leur entourage ne donne la même valeur aux choses, ils n’ont pas l’impression que tout cela ait du sens. Ils ont même le sentiment qu’ils  trahissent  Dieu en ne faisant pas ce qu’il faudrait faire. Mais que faudrait-il faire,   pour entendre cette  parole  et faire ce qu’elle dit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu n’a jamais demandé aux hommes de faire l’impossible. Il ne leur demande pas de se culpabiliser au point de se désespérer. C’est tout le contraire que répercute la Parole qui nous vient de Dieu. Elle parle d’espérance et de sauveur, et  elle accompagne ces mots de visions pleines de promesses avec des bergers qui accordent leurs voix aux chorales célestes, avec  des savants qui lisent dans les étoiles le bon chemin que doivent suivre les  peuples s’ils se mettent à l’écoute de celui qui a choisi l’intimité de leur cœur  pour leur révéler la route à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de Dieu reste toujours fidèle à ce qu’elle a toujours dit, car Dieu ne se contredit pas. Il s’adresse à ce qu’il y a de meilleur en nous-mêmes, car c’est là qu’il a décidé de nous piquer au vif. Le meilleur de nous-mêmes, c’est  cet esprit qui est en nous et qui nous pousse à ne pas nous soucier de nous-mêmes, mais plutôt de consacrer nos forces aux autres pour que leur vie soit plus belle. C’est ainsi qu’il nous faut chercher à écouter la voix de Dieu en nous,  pour discerner les chemins de l’avenir, car l’avenir est plus dans l’épanouissement de la collectivité humaine que  dans la survie de la société privilégiée qui est la nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Parole s’adresse autant à nos émotions qu’à notre raison. Elle nous interpelle,  mais elle ne prend pas pour nous les décisions. Si on l’écoute, elle deviendra une lumière pour éclairer les nations, elle éclairera tous les hommes et repoussera au loin les ténèbres qui obscurcissent notre vision de l’avenir. La balle est donc dans le camp des hommes. Il appartient aux nations de l’entendre et de mettre en pratique ce qu’elle leur dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bible a retenu cette leçon dans sa tradition millénaire.  Elle a compris que la parole devient créatrice quand on pratique ce qu’elle suggère. Elle a placé dans ses premières pages l’histoire de la création. On y comprend que  c’est la Parole de Dieu qui pro&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-6gIQ8kC38pA/Ttftnx1SCcI/AAAAAAAACIk/IoQybrhmx88/s1600/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 251px; height: 201px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-6gIQ8kC38pA/Ttftnx1SCcI/AAAAAAAACIk/IoQybrhmx88/s320/joyeux%2BNo%25C3%25ABl%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681270722598668738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;pose sa vocation à chaque élément   de l’univers,  et chaque élément de l’univers accepte la proposition qui lui est faite. Ainsi il est dit :  «  que la terre produise de l’herbe et la terre se couvrit de gazon… ». C’est comme si la terre décidait de son propre chef de produire de l’herbe, comme il lui est suggéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que chacun découvre sa raison d’être sur cette terre, il faudra qu’il soit attentif à cette Parole jusqu’à ce qu’elle s’impose à lui comme une  pulsion de vie bienfaisante qui oriente  son existence à chaque tournent de son histoire.  C’est alors  que les décisions qu’il prendra pour orienter son chemin deviendront  comme des  contrats de partenariat avec Dieu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-5039141613742486925?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/5039141613742486925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=5039141613742486925' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5039141613742486925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5039141613742486925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/12/jean-11-18.html' title='Jean 1:1-18'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-8UDDhbYz6qE/Ttfr54FK7vI/AAAAAAAACH0/xteD9jMfvr0/s72-c/joyeux-noel.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-892269026486117927</id><published>2011-11-25T09:10:00.000-08:00</published><updated>2011-12-16T07:00:05.064-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Luc 1:26-38</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Bien heureuse Marie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;         dimanche  18  décembre 2011&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Evangile de Luc 1/26-38&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de joseph, de &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-opNvsb3DNjU/TutcYMicY1I/AAAAAAAACMs/FCWF361bUkY/s1600/annonciation%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 289px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-opNvsb3DNjU/TutcYMicY1I/AAAAAAAACMs/FCWF361bUkY/s320/annonciation%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686740525237691218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;la maison de David; le nom de la vierge était Marie. Il entra chez elle et dit : je te salue toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Troublée par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;salutation. L'ange lui dit : sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici, tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Marie dit à l'ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?&lt;/span&gt;&lt;img src="file:///C:/Users/Jean/AppData/Local/Temp/moz-screenshot-1.png" alt="" /&gt;&lt;img src="file:///C:/Users/Jean/AppData/Local/Temp/moz-screenshot-2.png" alt="" /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;L'ange lui répondit : Le saint Esprit viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Voici qu'Elisabeth ta parente a conçu, elle aussi un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Marie dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole. Et l'ange s'éloigna d'elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-BY9X7KXLrx8/Ts_NVUHgI3I/AAAAAAAACG4/OnhzNF9JVys/s1600/annonciation%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 459px; height: 387px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-BY9X7KXLrx8/Ts_NVUHgI3I/AAAAAAAACG4/OnhzNF9JVys/s320/annonciation%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678983421198607218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sermon a déjà été publié le 21 décembre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien heureuse Marie! Nous la disons bien heureuse parce qu'elle a été choisie pour être la mère du Messie. Ce texte nous parle au plus profond de notre être et fait vibrer ce qu'il y a de meilleur en nous. il nous parle de cette jeune fille d'Israël dont la foi simple et naïve a été citée en exemple par tant de générations de fidèles que j'ai peur, en intervenant dans cette hagiographie d'égratigner des souvenirs qui vous sont chers. La tradition a brossé d'elle un tel portrait que l'Ecriture ne la reconnaît pas. On a tellement forcé le personnage qu'on a fini par faire d'elle la concurrente de son propre fils, l'initiatrice du saint Esprit, la mère de Dieu et la reine des cieux! Marie, que de folies en ton nom! Les hommes t'ont trahie en voulant faire de toi celle que tu n'es pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, face a son destin a vécu une existence bien différente que celle que nous lui prêtons. Elle a une histoire tout à fait semblable à la nôtre. C'est à cause de ce destin, tellement proche de celui des petites gens que nous sommes et tellement merveilleux à la fois, qu'elle peut être pour nous un puissant relais sur le chemin de la foi. C'est à partir de cet instant que les hommes vont faire déraper l' l'histoire. Ils vont s'extasier devant le merveilleux, ils ne vont plus voir que l'ange et oublier tout le reste. Mais en fait d'une bonne nouvelle, c'est plutôt une mauvaise nouvelle pour elle, c’est un avenir de fille mère qui lui est offert. Pour que ça ne se passe pas trop mal, il faudra encore une fois que l'ange ou que le destin sen mêle pour forcer la main à Joseph qui finira par endosser une paternité qui n'est peut être pas la sienne. Il nous appartient à nous seuls de voir dans cet incident les effets d'un miracle ou tout simplement le processus humain de la procréation.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-dUrY6hL1yKQ/Ts_N8j_f0ZI/AAAAAAAACHE/TPmfN40f0eM/s1600/annonciation%2B1%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 209px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-dUrY6hL1yKQ/Ts_N8j_f0ZI/AAAAAAAACHE/TPmfN40f0eM/s320/annonciation%2B1%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678984095474897298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'enfant qu'elle porte en son sein ne sera pas facile à élever. En forçant volontairement le trait nous retrouvons en lui des comportements qui le rapprochent des jeunes de notre temps. Si je me contente de suivre le déroulement de sa vie dans l'Evangile de Luc qui fait suite au texte de la nativité, nous allons découvrir un enfant fugueur à douze ans dont le comportement consterne ses parents qui n'y comprennent rien. A l'âge adulte il déserte l'échoppe paternelle et laisse sa mère et ses frères sans ressource. N'est-ce pas pour cela que sa mère et ses frères essayeront de le rencontrer, mais il refusera de les recevoir. Il contestera même que Marie puisse être réellement sa mère! "Qui est ma mère qui sont mes frères si non ceux qui font la volonté de mon Père?" leur fait-il répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En faisant cela, il savait ce qu'il faisait, mais elle, elle ne le savait pas et elle en souffrit certainement. On la retrouvera au pied de la croix, mais nulle part, dans cet évangile ni dans un autre, on nous fait part ni de ses états d'âme ni de sa vie intérieure. Le chemin de Marie fut sans histoire, exemplaire dans sa simplicité, tellement exemplaire que nul n'en a parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cause de ce qu'on n'a pas dit que Marie est un personnage intéressant. Bien que mère du Messie, bien que choisie par Dieu pour faire vivre son fils dans la société des hommes, son humble parcours n'a provoqué aucun émoi particulier. Et pourtant, sa tâche, faite d'une humble fidélité a été, oh combien nécessaire, et indispensable! le même constat peut être fait pour Joseph. Sa fidélité exemplaire n'a pas nécessité qu'on la raconte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemplaire avons-nous dit? Si cela ne l'avait pas été on en aurait parlé! Si Marie et Joseph avaient été de mauvais parents, s'ils avaient mal aimé leur fils, on en aurait parlé. S'ils l'avaient battu ou privé de nourriture, on en aurait parlé, s'ils l'avaient abandonné à son triste sort lors de sa fugue à Jérusalem, ça se saurait. Ils ont fait ce qu'ils devaient faire, et Jésus est devenu un homme en qui on a reconnu le Messie. A quoi bon s'émerveiller de ce que ses parents aient fait ce qu'ils devaient faire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors que je me tourne vers vous et vous dis les mêmes choses. Je vous dis qu'en faisant normalement ce que vous faites vous êtes comparables à Marie. En essayant d'être fidèlement membres de l'Eglise comme vous le faites, vous édifiez le corps spirituel du Christ, puisque l'Eglise, c'est son corps. Vous agissez ainsi à la suite de Marie qui en nourrissant son fils contribuait à faire grandir son corps de chair. Pour nous, l'ange a le même message que pour Marie. Il nous dit, à nous aussi qu'une grâce nous a été faite, il nous dit que le Seigneur Dieu est avec nous et qu'il a besoin de nous pour édifier le corps spirituel du Christ, le fils de Marie. C'est dans cette société des hommes où nous sommes que Dieu a voulu s'incarner, il a voulu être partie prenante de ce que nous vivons chaque jour. Devant Dieu, ce n'est pas ce qui se voit qui a de l'importance, c'est ce qui arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui arrive est fait de mille choses insignifiantes qui mises bout à bout font l'événement et écrivent l'histoire. Ce ne sont pas les puissants, ceux dont le nom fait la une des journaux qui font avancer le monde, en dépit des apparences, c'est la multitude des hommes et des femmes au milieu desquels Dieu habite qui dessinent l'avenir. Bien qu'ils tiennent en apparence le premier plan, ce ne sont ni Hérode, ni César Auguste qui ont marqué leur siècle, ce &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-b4YUO7MetW0/Ts_OQhdKhuI/AAAAAAAACHQ/ZnLrSkRi9UA/s1600/annonciation%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 270px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-b4YUO7MetW0/Ts_OQhdKhuI/AAAAAAAACHQ/ZnLrSkRi9UA/s320/annonciation%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678984438391408354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sont les peuples qui ont vécu, qui ont bougé, qui se sont révoltés, ce sont les esclaves qui ont construit les monuments qui subsistent encore   et c'est au sein de ce peuple que Dieu a pris forme humaine en Jésus Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de vous troubler, je dirai que ce ne sont pas les dirigeants du monde, ni les autorités politiques  qui jouent le premier rôle, dans le conflit que nous connaissons ce sont les peuples qui descendent dans la rue, ce sont les indigents de tout bord, ce sont les peuples qui souffrent, qui n'arrive pas à se révolter et qui agonisent sous la botte. C'est au sein des peuples que Dieu prend visage humain. Aujourd'hui, comme demain Dieu accompagne chacune et chacun de ceux qui modestement, sans se faire remarquer participent à la grande aventure humaine commencée il y a 2 000 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette aventure consiste à savoir que Dieu se tient parmi les hommes pour construire un monde nouveau, fait d'amour, de fraternité et d'espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Dieu, il ne se contente pas d'être l'observateur céleste de nos bonnes œuvres. Il n'est pas au ciel où les hommes sont absents, il est au cœur  de la mêlée de leur histoire. Il ne se tient pas plus du côté de ceux qui ont le pouvoir que de ceux qui le subissent. Il est au milieu des hommes d'où il bouleverse les enjeux de l'histoire en inspirant aux uns et aux autres des projets novateurs. Nous avons beau imaginer que les choses sont autrement, l'Evangile nous ramène toujours à redécouvrir cette proximité de Dieu qui se soucie plus du sort des opprimés que de sa gloire céleste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons toujours du mal à admettre qu'il prend en charge l'intérêt de tous les hommes et en particulier de ceux que l'on a l'habitude de considérer comme les petits, les obscures, les sans grade. Pour lui, ce qui a de l'importance n'est pas forcément visible, car c'est caché au cœur  de la vie du monde. Si les hommes ont fait de Marie, car il faut bien revenir à elle, ce que la tradition nous a rapporté, c'est que là encore les hommes ont refusé les contraintes de l'incarnation. Ils ont fait de la mère &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-a5GpWcXQwhI/Ts_PpdmLhVI/AAAAAAAACHo/KfGk95Y9HZ8/s1600/annonciation%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 269px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-a5GpWcXQwhI/Ts_PpdmLhVI/AAAAAAAACHo/KfGk95Y9HZ8/s320/annonciation%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678985966363837778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;de Jésus la reine du ciel qui rassure par ses apparitions régulières. Les hommes la placent dans les lieux célestes aux côté de Dieu, mais Dieu n'y est pas! Le ciel où Dieu réside est au cœur  de l'humanité. Tant que nous refuserons cette présence de Dieu au milieu de nous, nous continuerons à mettre Marie dans le ciel et à croire que Dieu intervient par des prodiges pour rassurer le monde. Il n'en est rien. C'est au cœur  des hommes où il a fait sa résidence que Dieu sollicite leur collaboration pour construire un monde nouveau et fraternel qu'il se plaît à appeler son Royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annonciation de Fra Angelico&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-892269026486117927?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/892269026486117927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=892269026486117927' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/892269026486117927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/892269026486117927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/11/luc-146-56.html' title='Luc 1:26-38'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-opNvsb3DNjU/TutcYMicY1I/AAAAAAAACMs/FCWF361bUkY/s72-c/annonciation%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-152799021769705496</id><published>2011-11-23T14:10:00.000-08:00</published><updated>2011-11-28T07:10:36.892-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Luc 1: 46-56</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-9OGu3kXTHuY/Ts1wt9Y1XbI/AAAAAAAACF8/sJ7otumXeG4/s1600/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 262px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-9OGu3kXTHuY/Ts1wt9Y1XbI/AAAAAAAACF8/sJ7otumXeG4/s320/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678318640059211186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Le cantique de Marie Luc 1 :46-56&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;dimanche 11 décembre 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;46 Marie dit alors :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;« De tout mon être je veux dire la grandeur du Seigneur,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;47 Mon cœur est plein de joie à cause de Dieu, mon Sauveur ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;48 Car il a bien voulu abaisser son regard sur moi, son humble servante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Oui, dès maintenant et en tous les temps, les humains me diront bienheureuse,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;49 Car Dieu le Tout-Puissant a fait pour moi des choses magnifiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Il est le Dieu saint,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;50 Il est plein de bonté en tout temps pour ceux qui le respectent.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;51 Il a montré son pouvoir en déployant sa force :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Il a mis en déroute les hommes au cœur orgueilleux,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;52 Il a renversé les rois de leurs trônes&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;et il a placé les humbles au premier rang.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;53 Il a comblé de biens ceux qui avaient faim,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;et il a renvoyé les riches les mains vides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;54 Il est venu en aide au peuple d'Israël, son serviteur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Il n'a pas oublié de manifester sa bonté&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;55 envers Abraham et ses descendants, pour toujours,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;comme il l'avait promis à nos ancêtres. »&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;56 Marie resta avec Élisabeth pendant environ trois mois, puis elle retourna chez elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Dieu donne des rendez-vous aux humains, il est bien rare que ceux-ci s’en rendent compte. Ce n’est qu’après coup et beaucoup plus tard qu’ils réalisent qu’un temps fort de leur histoire était en train de se vivre et que personne ne s’en est aperçu.  Qui se douterait que ce récit de la visite de Marie à Elisabeth, dans sa  naïveté et sa tendresse  marque un de ces moments de l’histoire ? Bien évidemment 2000 ans d’histoire chrétienne se sont chargés d’aiguiser notre regard en  le pointant vers Marie dont les religions feront le personnage que l’on sait.  Mais pour l’instant on n’en est pas là, et l’historiographie chrétienne n’a pas encore glosée sur cette jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’instant Marie suit le chemin qui la mène dans les montagnes de Judée à la rencontre du passé.  Elle va rencontrer Elisabeth sa parente, la future mère de Jean Baptiste. On nous a dit qu’il était le dernier prophète de l’ancienne Alliance et qu’il avait ouvert le chemin à Jésus. C’est pourquoi on peut dire que Marie, avant même de rentrer dans l’histoire a rendez-vous avec  son passé, celui dont Jean est le dernier témoin.   Les paroles qu’elle va prononcer vont faire d’elle un témoin de l’espérance dont son peuple a toujours vécue. Elle reproduit dans son discours les  paroles des prophètes,  çà et là dispersées,  qu’on a recueillies pour  établir son témoignage.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-rofRY4OqwO0/Ts1xHuyqTtI/AAAAAAAACGI/RRRnupD8vig/s1600/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B02.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 272px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-rofRY4OqwO0/Ts1xHuyqTtI/AAAAAAAACGI/RRRnupD8vig/s320/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678319082817605330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ils avaient semé l’espérance quand personne n’espérait plus, ils avaient parlé de vie alors que la mort les cernait, ils avaient dit comment Dieu partageait la souffrance de ceux qui étaient opprimés. Personne n’avait pu étouffer la voix de Dieu quand la tentation du désespoir  s’emparait des hommes. Quand les armées des Babyloniens suivies par celles des Perses avaient  anéanti toute liberté,  quand les  armées d’Alexandre   suivies par les légions romaines avaient occupé tout ce territoire, qui aurait osé dire que l’espérance n’était pas morte ? Pourtant, il y a toujours eu un prophète pour relever la tête et donner des possibilités d’espérer, car rien ne peut mettre un terme à cet élan de vie que l’esprit de Dieu répand autour de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie montait sur ce chemin pierreux foulé jadis par tant de ses ancêtres. Elle allait à la rencontre d’Elisabeth sa parente. Deux femmes allaient vivre ainsi une rencontre qui fera date dans l’histoire de la révélation de Dieu aux hommes. L’une était trop jeune et l’autre est trop vieille pour enfanter.  Mais les propos qu’elles ont échangés prendront une valeur considérable, car c’était la première fois que la parole concernant Dieu avait été prononcée par des femmes. Si vous vous en souvenez, le seul homme  qui ait tenté de parler depuis le début de l’ Evangile de Luc était devenu muet, c’était  Zacharie, le prêtre, le mari d’Elisabeth. C’était maintenant dans la bouche de Marie, une fille trop jeune pour parler en Israël, que l’Evangéliste Luc déposait les paroles d’espérance  que nous nous proposons de méditer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces paroles ont pour but de dire la foi nouvelle telle qu’elle va advenir. Il ne faudrait cependant pas  fausser la portée de ces propos en insistant sur le fait qu’elle est la Vierge Marie, celle qui pèsera  par la suite, si lourdement sur la piété de tant de croyants. Elle ne joue aucun rôle dans cet Evangile, elle n’est même pas mentionnée parmi les femmes au tombeau, c’est dire qu’au moment de la rédaction de ce texte, Marie ne suscite aucune piété particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui la met en joie, c’est que Dieu l’a regardée. Elle ne se réjouit pas parce qu’elle est la future mère du Messie. Elle se réjouit parce qu’en la regardant Dieu  a adopté une attitude nouvelle à son égard.   Sa conception de Dieu va en être bouleversée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle utilise encore le langage traditionnel  selon lequel Dieu se comporte comme un vaillent guerrier qui  détrône les tyrans,  aucun événement significatif ne vient étayer son propos. L’efficacité dont elle fait état est prophétique et n’a qu’une valeur spirituelle. Elle ne décrit pas un Dieu qui opère des miracles. Il ne fait pas de prodiges. Il se contente d’exister. Les événements dont elle parle ne se sont pas réellement produits. Elle  mêle  dans une même image ce qu’elle espère et ce qui se passera dans les siècles suivants. Elle parl&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-ecl2_4OzfUE/Ts1xbpdxMVI/AAAAAAAACGU/DdLFSKz4MNA/s1600/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B03.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 242px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ecl2_4OzfUE/Ts1xbpdxMVI/AAAAAAAACGU/DdLFSKz4MNA/s320/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B03.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678319424985182546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e des choses  qui ne se  produiront que plus tard, quand les hommes auront intégré le message que Jésus leur apportera. Marie se contente de dire ce qui se produira dans le futur quand les hommes, transformés par l’Evangile de son fils se mettront à agir. Ce n’est pas Dieu qui agira en vertu de sa toute puissance, c’est la puissance de son Esprit qui agira dans les hommes et les transformera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie  a esquissé dans son propos le portrait de Dieu que Jésus révélera au monde comme  étant son Père. Dieu apparaît alors comme une force bienveillante qui transforme les hommes et qui stimule la bonté qui est en eux pour en faire une règle de vie. L’Evangile est en marche et Marie est la première  à en témoigner. Il appartient  désormais à chacun d’opérer sur lui-même une conversion pour comprendre que Dieu agit efficacement sur chacun de ceux qui comptent sur  lui, pour mettre en valeur le meilleur d’eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons dit au début de notre propos qu’après que les hommes aient été  privés de parole, c’était aux femmes de la prendre. Ce changement est révélateur  de la nouveauté qui est en train de se mettre en place dans notre rapport à Dieu. Depuis toujours  c’est la parole des hommes  qui a porté les vérités sur Dieu.  Naturellement ils ont utilisé les notions de forces, de supériorité, de violence même. Ainsi Dieu était-il, selon leur témoignage, le Dieu des armées,  triomphant de tous ses ennemis. On ne pouvait voir en lui que le dépositaire de la toute puissance par laquelle il s’imposait à tous les peuples, même ceux qui ne se réclamaient pas de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tels propos ne pouvaient plus être tenus par des femmes. Si Marie parle encore de la force de son bras, c’est pour s’attaquer aux idées orgueilleuses  des hommes violents. Par ailleurs elle  décrit un Dieu  attentif aux petites gens dont elle fait partie, il est miséricordieux et soucieux de ceux qui sont frappés d’injustice et plein de tendresse. Dans ces propos on découvre un Dieu qui inspire plus qu’il n’agit, qui est attentif plus qu’il n’intervient.  En  privant l’homme de parole et en la confiant à une femme,  Luc change du même coup la nature  de Dieu si bien qu’en  changeant le discours sur Dieu on découvre  la possibilité d’une autre relation avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ils perçoivent désormais Dieu comme celui qui n’intervient plus mais  qui inspire les hommes pour qu’ils agissent, les humains  découvrent  qu’ils  sont  libres désormais   et  responsables de leur sort. Pour que cette avancée ait pu se faire, l’Evangile a donné la parole à une femme, Marie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est cependant pas une nouveauté, tout son discours était déjà contenu dans celui des prophètes dont elle s’inspire. Mais sa sensibilité féminine était nécessaire pour amorcer  le changement que Jésus allait apporter. Elle  transmet ainsi un nouveau concept sur Dieu sans qu’on  en ait même pris conscience. Quand Marie se met à parler, elle nous prépare à être accueillis par un autre Dieu que celui auquel nous sommes habitués. Elle nous prépare à  découvrir celui que Jésus  s’attachera à présenter comme un Père bienveillant. Dieu devient alors un activateur de vie, sa présence n’est plus intervenante mais motivante. Dieu ne prend plus les choses en main, mais il stimule nos mains pour qu’elles agissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, les hommes retrouveront la parole. Zacharie, le père de Jean Baptiste parlera dès que son fils sera né, mais ce qui était nouveau avait déjà eu lieu et plus rien ne serait comme avant. La révolution spirituelle était donc en marche, mais il faudra du temps pour y arriver. Jésus lui-même &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-f97HpSx2uAg/Ts1x0EbKK_I/AAAAAAAACGg/D6oAsHVrvBA/s1600/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B04.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 271px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-f97HpSx2uAg/Ts1x0EbKK_I/AAAAAAAACGg/D6oAsHVrvBA/s320/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION%2B04.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678319844538854386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;n’y réussira que partiellement, car nous sommes, nous aussi encore tentés de demander à Dieu d’agir à notre place. Nous subissons toujours la tentation de l’idolâtrie  qui consiste à conférer à Dieu une toute puissance magique pour nous sortir d’affaire.  Cette tentation est si fréquente que Jésus en a fait la dernière demande du Notre Père «  Ne nous induits pas en tentation, mais délivre nous du mal ». Autrement dit cette dernière demande dénonce l’idolâtrie comme le forme la plus sournoise du mal dont Dieu nous protège par sa seule présence dans notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images sont de Macha Chmakoff&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-152799021769705496?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/152799021769705496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=152799021769705496' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/152799021769705496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/152799021769705496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/11/luc-1-46-56.html' title='Luc 1: 46-56'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9OGu3kXTHuY/Ts1wt9Y1XbI/AAAAAAAACF8/sJ7otumXeG4/s72-c/21%2BCHMAKOFF%2BLA%2BVISITATION.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-4718212031506821084</id><published>2011-11-18T05:59:00.000-08:00</published><updated>2011-12-07T05:16:32.114-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc:1:1-8</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-HaNwZRowCqw/TsZl2bVXECI/AAAAAAAACFA/xzSiaUtEUDs/s1600/Jean-le-baptiste-par-Moya.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-HaNwZRowCqw/TsZl2bVXECI/AAAAAAAACFA/xzSiaUtEUDs/s320/Jean-le-baptiste-par-Moya.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676336366071779362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dimanche 4 décembre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;La prédication de Jean-Baptiste&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;1 Ici commence la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. 2 Dans le livre du prophète Ésaïe, il est écrit : &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;« Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;pour t'ouvrir le chemin. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;3 C'est la voix d'un homme qui crie dans le désert : &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;Préparez le chemin du Seigneur, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;faites-lui des sentiers bien droits ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;4 Ainsi, Jean le Baptiste parut dans le désert ; il lançait cet appel : « Changez de comportement, faites-vous baptiser et Dieu pardonnera vos péchés. » 5 Tous les habitants de la région de Judée et de la ville de Jérusalem allaient à lui ; ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans la rivière, le Jourdain. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(204, 102, 0);"&gt;6 Jean portait un vêtement fait de poils de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille ; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. 7 Il déclarait à la foule : « Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; je ne suis pas même digne de me baisser pour délier la courroie de ses sandales. 8 Moi, je vous ai baptisés avec de l'eau, mais lui, il vous baptisera avec le Saint-Esprit. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Ktd63bfK7XQ/TsZmQYjUKyI/AAAAAAAACFM/AUU-uFN_k9k/s1600/Jean%2BBaptiste_2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 222px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Ktd63bfK7XQ/TsZmQYjUKyI/AAAAAAAACFM/AUU-uFN_k9k/s320/Jean%2BBaptiste_2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676336812001602338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un  désir de nouveauté  sommeille au cœur de chaque homme.  En effet, à mesure que les époques  succèdent aux époques, le temps lui-même paraît s’être usé à force de se répéter sans changement apparent. Il semblerait même que Dieu reste figé à force d’être immuable et perde toute valeur. Quand L’usure du temps prend place dans notre âme, même la religion ne nous apporte plus le réconfort qu’elle apportait aux générations passées. On s’épuise  à vouloir la rajeunir et  à innover de nouveaux rites. Rien n’y fait, il y a en nous comme une atmosphère de lassitude que rien ne semble devoir améliorer. Le constat en devient plus évident chaque jour. Pourtant le désir de nouveauté reste tenace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas les liturgies nouvelles  qui changent quoi que ce soit, ni la musique, ni nos chorales superbes, elles donnent, tout au plus, une illusion de changement, mais elles n’apportent pas de nouveauté en profondeur. La jeunesse insatisfaite des spiritualités anciennes en invente de nouvelles qui sont vite supplantées par d’autres, plus nouvelles encore. Là aussi, il n’y a rien de vraiment neuf. Tout n’est que vanité et poursuite du temps, rien ne semble y remédier. Toute formule nouvelle est dépassée avant même d’avoir été  expérimentée.  Là n’est donc pas la formule d’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ces conditions que nous nous prenons à rêver aux temps où Jean Baptiste drainait les foules dans le désert en prêchant la venue d’un temps nouveau.  Il instaurait  une nouvelle route pour mener à Dieu qui consistait simplement à se laisser immerger dans l’eau  en signe de purification des péchés. Il annonçait que Dieu allait se faire plus proche. Enfin l’espérance renaissait.  Mais son discours était-il si différent des discours anciens ?   Il savait bien, que  différent dans la forme, son discours ne changeait rien dans le fond.  La distance qui séparait les hommes de Dieu s’amenuisait mais restait bien réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait Jean Baptiste n’apportait rien de vraiment nouveau et il le savait. Vêtu du même vêtement qu’Elie, le célèbre prophète de jadis, il redisait les mêmes paroles qu’autrefois : « Repentez-vous !» Il empruntait son discours à Esaïe, à Jérémie et à ceux qui avant lui avaient ressenti ce même besoin de nouveauté, mais malgré  eux, les peuples  étaient restés attachés aux rites anciens et les prophètes s’étaient trouvés les uns après les autres persécutés pour leurs audaces. Jean allait-il subir le même sort ?&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-CRHMoherMvk/TsZmmfYu1xI/AAAAAAAACFY/tYtqRQJyUJ0/s1600/Jean%2BBaptiste%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 171px; height: 294px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-CRHMoherMvk/TsZmmfYu1xI/AAAAAAAACFY/tYtqRQJyUJ0/s320/Jean%2BBaptiste%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676337191793383186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chaque génération avait apporté sa réponse et chaque génération avait fait le même constat. Les projets novateurs étaient rejetés tandis que Dieu semblait s’éloigner toujours un peu plus loin. Tous l’avaient constaté et tous s’étaient heurtés à ce refus du changement, comme si Dieu devait se confondre à jamais  avec les rites immuables du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ses prédécesseurs, Jean Baptiste proposait un changement radical. Il proposait  de dépasser les rites anciens pour faire place à autre chose. Mais en proposant cela, il savait qu’il ne faisait pas mieux que  ceux qui étaient venus avant lui. Il savait qu’il était dans le provisoire et que le mouvement qu’il allait instaurer n’allait pas durer.  A  peine séduites par ses propos, les foules qui  l’avaient suivi allaient se fatiguer. Il savait à l’avance  que tout cela ne durerait qu’un temps, à moins que ce ne soit Dieu lui-même qui prenne les choses en main, c’est ce qu’il espérait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’étaient  pas les rites qui devaient changer, ce n’était pas un discours nouveau qui allait modifier  les choses en profondeur. La nouveauté allait se faire dans un changement radical de relation avec Dieu. En fait Jean, comme les prophètes avant lui, comme la religion traditionnelle avait toujours conservé le même message.  Son message contribuait à maintenir les hommes dans une relation de culpabilité avec Dieu. Ils devaient se repentir avant de songer à aller plus loin. Il  était  inhérent à chaque être humain de se sentir en faute vis-à-vis de Dieu et quoi que l’on fasse c’est ce sentiment qui toujours prévallait. Chacun de ceux qui avaient voulu changer les choses n’avait jamais osé dire autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean pressentait que c’était à ce changement qu’ il fallait désormais consacrer tous ses  efforts. Mais il ne se sentait pas la capacité de le faire. Pourtant, il  savait que c’est dans ce sens que Dieu voulait qu’aillent les choses. Il avait très vite réalisé qu’il  devait préparer la voie à celui qui allait venir  après lui, et  qui avec audace proposerait un  changement  radical dans la relation  des hommes avec  Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait touché du doigt  le fait que la notion de culpabilité avait altéré  depuis toujours la  relation des hommes avec Dieu. C’était sur ce point que les choses devaient changer. Mais pour cela il fallait de l’audace. Il fallait laisser  la place à Dieu lui-même, c’est pourquoi Jean a annoncé  que c’est le  saint Esprit qui allait désormais  s’installer dans  le cœur des hommes et agir en eux par l’intérieur.  Mais comme Dieu ne parle pas sans que ce soit un homme qui porte sa parole,  comme Dieu n’agit pas sans qu’un homme le fasse pour lui, Jean savait bien que ce serait un  autre  homme que lui qui  serait chargé de déclencher cette révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Baptise avait compris que tout  discours sur la repentance était dépassé avant même qu’il soit prononcé, il savait donc que le mouvement qu’il avait instauré n’allait pas durer mais qu’il serait bien vite obsolète. Une ère nouvelle  s’ouvrait devant les hommes car Dieu leur parlerait cœur à cœur. Dieu ne tiendrait plus compte de leurs fautes pour se rendre accessible. Tant que les hommes se maintiendraient en face de Dieu dans une relation de pécheur en manque de pardon, ils resteraient dans l’insatisfaction d’eux-mêmes et les choses ne changeraient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faute commise, le sentiment de culpabilité, la sensation de ne jamais être capable de faire quelque chose de valable ne pouvait qu’altérer leur  relation à Dieu. Ce sentiment d’insatisfaction rendait la religion triste et pesante. Il n’y aurait aucune possibilité de transformer la morosité des humains tant que ce lourd sentiment de la faute pèserait sur eux. Sans vraiment formuler toutes ces choses là, Jean Baptise avait bien senti qu’il fallait aller dans ce sens. Seul Dieu lui-même pouvait mener à bien une telle révolution et donner aux hommes la possibilité de vivre en vérité avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin était désormais ouvert à celui qui serait porteur d’une parole radicalement nouvelle, Il verrait en chaque homme un être aimé de Dieu sans tenir compte du poids de ses fautes, car Dieu aime les humains avant même qu’ils aient pris conscience de leurs erreurs. La certitude de son amour suffit à les disculper et à leur faire changer d’attitude, car l’amour supprime à lui seul les effets de la faute. Celui qui continue à penser que sa faute a plus de poids que l’amour de Dieu, sera toujours en manque. Il sera insatisfait de lui-même et ne pourra pas trouver la paix en lui, car en agissant ainsi il s’éloigne de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-WwqDefLSOts/Tt9m5s-Gb5I/AAAAAAAACI8/-e7MWgDfocY/s1600/Jean%2BBaptiste%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 211px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-WwqDefLSOts/Tt9m5s-Gb5I/AAAAAAAACI8/-e7MWgDfocY/s320/Jean%2BBaptiste%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683374396275060626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« Ce projet est trop simpliste et trop facile ! » dira-t-on. Le croyez-vous ? Si Jean Baptise a vu la nécessité de le mettre en place, il a cependant compris que c’était au dessus de ses forces de le réaliser. Jésus, lui  s’en est chargé. Pour le mettre  en œuvre, il a compris qu’il fallait s’en prendre à la religion en place, elle promettait à ceux qui se repentaient de leurs fautes de leur ouvrir le chemin de Dieu. C’est encore ce que la plupart des religions proposent.  Jésus proposait pour sa part,  de mettre chaque  homme en relation d’amour  avec Dieu avant même de s’être repenti. Cette innovation était tellement révolutionnaire que Jésus en est mort pour l’avoir préconisée, et  quiconque aujourd’hui la conteste contribue à le crucifier à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-4718212031506821084?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/4718212031506821084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=4718212031506821084' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4718212031506821084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4718212031506821084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/11/marc11-8.html' title='Marc:1:1-8'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HaNwZRowCqw/TsZl2bVXECI/AAAAAAAACFA/xzSiaUtEUDs/s72-c/Jean-le-baptiste-par-Moya.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-7221268651329507729</id><published>2011-11-09T08:11:00.000-08:00</published><updated>2011-11-09T15:10:09.382-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Marc 13:33-37   -</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Veillez&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;:  Dimanche  27 novembre 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gR-q6riK1NA/TrqnAja5Q_I/AAAAAAAACD4/UtyhIN5BwX8/s1600/cadran%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 300px; height: 333px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gR-q6riK1NA/TrqnAja5Q_I/AAAAAAAACD4/UtyhIN5BwX8/s320/cadran%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673030308576445426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 51, 153); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Marc 13/&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 51, 153); font-style: italic;"&gt;34 Il en sera comme d'un homme qui, partant en voyage, laisse sa maison, donne autorité à ses esclaves, à chacun sa tâche, et commande au gardien de la porte de veiller. 35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand viendra le maître de maison : le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou au matin ; 36 craignez qu'il n'arrive à l'improviste et ne vous trouve endormis. 37 Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecoutez : N’est-ce pas le pas d’un homme que l’on entend sur la route ? Il marche, indifférent aux paysages changeants qu’il traverse. Il trouve que tout est  terne et  monotone. Il n'entend pas le  chant des oiseaux qui accompagnent ses pas  et il maudit le vacarme qu’ils font et qui  l’empêche de penser.  Parfois son pied butte sur un des rares cailloux qui par hasard  se trouve sur l’asphalte bien lisse ! Comment pourrait-il avancer sur ce mauvais chemin maugrée-t-il ?  Où va-t-il  ainsi, ce grincheux à l’humeur morose ? Il ne sait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se croit placé là pour accomplir son destin en suivant  le chemin de sa vie qui ne mène nulle part. Il n’a pas de  véritable compagnon de route et  cache son désarroi &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-vpEXKTEVFpw/TrqnnY9wsjI/AAAAAAAACEQ/cC-h74783_A/s1600/cadran%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 281px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-vpEXKTEVFpw/TrqnnY9wsjI/AAAAAAAACEQ/cC-h74783_A/s320/cadran%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673030975784792626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;dans une indifférence affichée. Insensible à tout ce qui l’entoure, il s’appesantit  sur lui-même  et  ne songe qu’à se plaindre.  Mais cette indifférence aux événements cache  son  angoisse, car en fin de compte il a peur. Mais il ne se l’avoue pas car seuls les faibles et les enfants ont le droit d’avoir peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi a-t-il peur ? Qui l’effraye ainsi ? Il ne saurait  dire la nature du  malaise qui l’étreint. Si d’aventure un compagnon de route règle ses pas sur les siens,  c’est  leurs angoisses qu’ils  mettent en commun, et au lieu de s’exorciser mutuellement, elles ne font que s’accroître en se nourrissant l’une l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce phénomène de peur inavouée qui se cache derrière un marasme ostensible,  n’est pas habituel. Il est exceptionnel. Mais  périodiquement il s’impose aux masses qui en ressentent collectivement les symptômes. Il arrive que l’histoire des hommes soit  traversée de moments où un tel état de déréliction (pour employer un mot savant) se généralise et n’épargne aucune couche sociale. Chacun pense la chose naturelle si bien qu’aucun ne s’interroge vraiment sur son origine. Une explication trop facile n’est sans doute pas la bonne : c’est la crise dit-on ! Comme si ce mot  recouvrait à lui seul toutes les terreurs humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre explication facile que l’on entend souvent,  est  celle du manque de repères et de la perte du sens. Ceux qui éprouvent ce sentiment n’arrivent pas  à trouver hors d’eux-mêmes, ou au fond d’eux-mêmes une explication plausible.  Leurs références à Dieu se sont altérées,  au point  qu’ils ne font  plus confiance à celui en qui ils croyaient encore il y a peu.  Ils ont  décidé, sans même en être conscients de se séparer de ce Dieu  dont ils ne supportent plus les attributs autoritaires, velléitaires, coléreux et intolérants. Ils ne croient  plus en  celui  en qui ils voyaient   comme un  divin  compagnon de route.  Leur parcours se fait désormais solitaire. C’est  alors un  silence consternant  qui fait écho à la voix  de ce Dieu qui jadis déplaçait des foules  de fidèles par milliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vide ne se satisfait jamais du vide et bien vite  ce sont d’autres formes de Dieu qui prennent  la place de celui que l’on ne connaît plus. Ces nouvelles divinités sont différentes de  ce Dieu désormais oublié. Comme toujours les hommes se construisent des idoles pour répondre à leurs  manques et ils espèrent  qu’elles  donneront du sens à ce qui n’en a plus.  C’est ainsi qu’ils conjurent  leurs  peurs.  Ils ont agi ainsi de tout temps. Si les idoles ont changé de visage au cours des siècles, elles recouvrent toujours la même  réalité, elles sont construites par les hommes pour répondre aux angoisses du moment, même s’ils savent pertinemment que ces angoisses, c’est eux qui les ont provoquées  . Aujourd’hui  elles portent le nom de consommation ou d’évasion, autrefois c’était industrialisation, collectivisme et bien plus tard encore c’était Zeus,  Marduk et  Jéhovah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régulièrement, comme si c’était un exutoire, des rumeurs  venues  des fins fonds  du monde se répandent et contrarient la quiétude artificielle que se sont chèrement acquise les humains.  On se souviendra des peurs de l’an mille qui n’avaient d’autres fondement  que le changement de millénaire. Le Moyens âge terrorisé par l’idée de l’enfer a trouvé son apaisement dans la Réforme.  Aujourd’hui c’est la rumeur concernant un calendrier Maya qui défraye la chronique. Il donne même une date précise, celle du 21 décembre 2012.  Bien évidemment aucun homme intelligent, aucun esprit fort  n’y donne foi !.  Quoi que… ! Tout cela s’accorde  bien avec ce décor de maras&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-ugw9z8qCehw/TrqoKUB95LI/AAAAAAAACEc/9F9XzI7RswA/s1600/calendrier%2B%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 302px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ugw9z8qCehw/TrqoKUB95LI/AAAAAAAACEc/9F9XzI7RswA/s320/calendrier%2B%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673031575755678898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;me  où nous vivons et où nous avons peine à  creuser notre sillon.  Tout cela contribue à alimenter les peurs inconscientes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, la rumeur se répand, alors que ceux qui gèrent le monde sont en train d’en perdre le contrôle. Il est facile alors d’écrire ou de  dire que c’était écrit, que le Tout Puissant l’avait prévu,  que les voix du Seigneur sont  impénétrables, et que tel est le destin du monde. Si telle est la clé de l’énigme, tout cela  ne correspond pas à l’image de Dieu telle que Jésus Christ nous la donne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dieu de Jésus Christ cherche à nous libérer de nos peurs et non à les provoquer. Il agit avec amour et compassion. Il est lent à la colère et prompt à la miséricorde. Comment aurait-il pu décider à l’avance de  ses moments de colère et les inscrire dans le marbre, comme s’il avait prévu ses mouvements d’humeurs des siècles en avance. Il n’est pas logique  qu’il se mette en colère à jours et à heures fixes comme  on pourrait le déduire des craintes inspirées par le calendrier Maya ou comme se l’imaginaient les contemporains de Jésus ou comme le pensent  aujourd’hui ceux qui à partir du Livre de l’Apocalypse calculent la date où Dieu a prévu de se mettre en colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce long passage de l’Evangile de Marc dont nous n’avons retenu qu’un extrait, Jésus ne cache pas que des événements terribles peuvent se produire et se sont sans doute déjà produits, mais il n’accuse pas Dieu son Père de les provoquer, au contraire Jésus cherche à nous mobiliser pour que le jour où des événements dramatiques  se produiront, nous ne soyons pas démunis et désemparés, car l’histoire des hommes est régulièrement  traversée par  des catastrophes dont ils ne sont pas forcément responsables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Jésus nous mobilise pour faire face au danger, c’est qu’ il est possible de le surmonter et qu’il ne vient pas de Dieu. Certainement il ne cautionne ni les événements programmés par ce fameux calendrier Maya, ni aucun autre, car Dieu ne programme ni ses moments de colère, nous l’avons vu, ni les malheurs qui s’abattent sur les hommes, mais il fait appel à leur sagesse pour les prévenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si plus avant  dans le même Evangile, Jésus fait état d’événements annonciateurs, ce n’est pas pour nous alarmer, mais pour que nous mettions notre sagesse en éveil pour interpréter ce qui se passe et prendre les dispositions appropriées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains lecteurs de l’Evangile prétendent que dans de telles circonstances,  la foi ne nous dicte qu’une seule attitude possible : celle  de l’attente patiente  dans la prière ! Mais tel ne semble pas être l’avis de Jésus. S’il n’exclut pas la prière, il la préconise même, il donne priorité à l’action de veiller. Pour lui l’attitude du croyant est d’abord dans l’agir et non pas dans le subir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse  consiste donc à savoir  que Jésus nous entraîne à l’action, car c’est dans l’action que la vie se manifeste et prend ses droits. Dieu ne cherche pas à rassembler  un peuple qui subit, mais qui agit, car ce sont les hommes d’action inspirés par Dieu qui ont en eux les solutions de l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-h0PRix6N1nk/TrqomNN2OJI/AAAAAAAACEo/PhGG523CGB8/s1600/cadran%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 294px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-h0PRix6N1nk/TrqomNN2OJI/AAAAAAAACEo/PhGG523CGB8/s320/cadran%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673032054962796690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est par la prière qu’ils saisissent ce que Dieu leur suggère de faire.   Car les mains des croyants sont les mains avec lesquelles  Dieu agit. Dieu ne nous envoie pas son esprit pour que nous restions inactifs en attendant une délivrance qui ne viendra que si nous  décidons d’entreprendre. Veillez donc nous dit Jésus afin de devenir les moteurs de ce monde que Dieu se plait à accompagner, car c’est ainsi qu’il nous aidera à conjurer  nos peurs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-7221268651329507729?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/7221268651329507729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=7221268651329507729' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7221268651329507729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7221268651329507729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/11/marc-1333-37.html' title='Marc 13:33-37   -'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gR-q6riK1NA/TrqnAja5Q_I/AAAAAAAACD4/UtyhIN5BwX8/s72-c/cadran%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-3610519802704356159</id><published>2011-10-30T10:29:00.000-07:00</published><updated>2011-11-01T10:43:40.444-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 25:31-46</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-uaw3dfJHDq0/Tq2KuC-40yI/AAAAAAAACCo/WWgbwM0H69Y/s1600/Le%2Bjugement.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 308px; height: 299px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-uaw3dfJHDq0/Tq2KuC-40yI/AAAAAAAACCo/WWgbwM0H69Y/s320/Le%2Bjugement.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669340029608579874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;POUR LE DIMANCHE  20 NOVEMBRE 2011&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Le jugement dernier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;31 Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur son trône glorieux. 32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Il séparera les uns des autres comme le berger sépare les moutons des chèvres : 33 il mettra les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche. 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; héritez le royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger et vous m'avez recueilli ; 36j 'étais nu et vous m'avez vêtu ; j'étais malade et vous m'avez visité ; j'étais en prison et vous êtes venus me voir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;37 Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger ? — ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? 38 Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? — ou nu, et t'avons-nous vêtu ? 39 Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous venus te voir ? » 40 Et le roi leur répondra : « Amen, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela pour l'un de ces plus petits, l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges. 42 Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire. 43J 'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. » 44 Alors ils répondront, eux aussi : « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim ou soif, étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, sans nous mettre à ton service ? 45Alors il leur répondra : Amen, je vous le dis, dans la mesure où vous n'avez pas fait cela pour l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. » 46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes, à la vie éternelle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cFgcd0JQYC8/Tq2K_q1S2FI/AAAAAAAACC0/zL4_tcYQXM4/s1600/le%2Bjugement%2B2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 489px; height: 346px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-cFgcd0JQYC8/Tq2K_q1S2FI/AAAAAAAACC0/zL4_tcYQXM4/s320/le%2Bjugement%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669340332363536466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus fustige d’une volée de bois vert tous ceux qui auront l’audace de ne pas  aimer leur prochain  d’une manière significative. Il fait de l’altruisme une règle tellement rigide que tous se sentent coupables  et responsables à l’énoncé du verdict. Au début de l’Evangile Jésus recommandait d’aimer son prochain et ne laissait pas entendre qu’il pourrait y avoir des conséquences graves pour nous si on ne le faisait pas. Ici il se transforme en juge et prononce une sentence sévère pour ceux qui ne le font pas. En  fait, il parle seulement d’altruisme,  il n’est plus question d’amour. L’Evangile qui se veut libérateur, devient tout à coup culpabilisant, et Jésus qui était sensé pardonner tous les hommes devient leur accusateur, si bien que nous avons du mal à le reconnaître dans ce dernier rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas seulement le contenu de cette parabole qui est déroutant, c’est que la société ambiante tient le même langage.  Elle nous reproche de ne pas faire grand cas de tous les affamés, de ne pas savoir accueillir les étrangers, de ne pas se soucier des malades dans les hôpitaux  et de n’avoir aucun égard pour ceux qui sont en prison. Quelle que soit la manière dont nous allons traiter ce texte, nous allons coller à l’actualité et nous allons nous sentir personnellement concernés en tant que membres de cette société auto culpabilisante.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-6EzE7HyDPSw/Tq2LboNiW6I/AAAAAAAACDA/MN9rnxXr8T4/s1600/le%2Bjugement%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 149px; height: 462px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6EzE7HyDPSw/Tq2LboNiW6I/AAAAAAAACDA/MN9rnxXr8T4/s320/le%2Bjugement%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669340812696247202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La société civile d’aujourd’hui tient  donc le même discours  que  celui que les Eglises tenaient jadis et qu’elles tiennent encore: celui qui vise à dominer les masses en les culpabilisant. On pense même que c’est ce type de discours  qui est aujourd’hui la cause de leur déclin. Elles prétendaient que  le salut de chaque individu devant Dieu  dépendait de la manière dont chacun se repentait de ses erreurs. Après s’être repenti chacun devait remédier à ses manquements. Ce n’est qu’après que chacun pouvait trouver espoir dans son salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous portons notre attention sur les médias  d’aujourd’hui, nous y lisons à chaque ligne de leurs éditoriaux que la société occidentale est  responsable de tous les maux de la planète : La pollution bien sûr, la famine des pays pauvres, le climat d’insécurité dans le moyen Orient, j’en passe. Mais à la différence du discours que l’on reprochait et que l’on reproche encore aux Eglises de tenir, les médias ne laissent place  à aucun espoir et culpabilisent les occidentaux d’être  tellement sclérosés qu’ils ne sont plus capables de faire les sacrifices nécessaires pour redresser le cap  et  sauver le monde en dérive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment donc s’en sortir ? Il nous faut  sans aucun doute retrouver le langage de l’Evangile qui n’enferme pas les hommes dans leur culpabilité, mais leur donne l’espérance d’une issue heureuse.  Si nous essayons de pénétrer plus à fond cette parabole, nous constaterons que malgré le rejet des coupables, elle s’achève sur la promesse de la vie éternelle pour les justes. C’est le dernier mot du texte. Le but de ce long discours culpabilisant est donc d’ouvrir l’avenir sur une possibilité de vie. Cette vie donnée par Dieu sera éternelle. Mais nous l’avons compris, cette conclusion passe mal aujourd’hui, car les promesses de l’au-delà ne font plus recette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos contemporains  se sont détournés  des églises traditionnelles parce que leur langage culpabilisant  qui masquait l’espérance était devenu insupportable, mais ils gardent en eux une soif de spiritualité. Ils vont même jusqu’à gommer complètement la réalité de Dieu pour ne retenir que l’image d’un  esprit de bonté, de fraternité et d’amour qui soufflerait sur le monde et dont toutes les religions seraient dépositaires. Nos contemporains n’ont pas  cessé d’être animés par des idées généreuses avec lesquelles ils construisent une foi à leur propre dimension et se tracent pour eux-mêmes des voies d’espérance. Mais si l’homme moderne reste un homme spirituel, il a pourtant rejeté Dieu dont le visage traditionnel ne lui convient plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne se trouvant plus à l’aise dans les religions reconnues, il ne se sent pas non plus à l’aise dans la société civile qui tient le même langage  que  les églises qu’il a rejetées et qui en plus a détruit l’espérance. Pourtant cette société moderne ne lui a-t-elle pas tout donné ?  En tout cas, on essaye de le lui faire croire. Elle lui a donné la possibilité  de confort, la puissance économique, la consommation en abondance, l’éducation et l’enseignement, mais en même temps elle a créé l’angoisse du lendemain et la peur de tout perdre, sans solution de remplacement. L’espérance a cessé de faire partie du langage autorisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet univers que j’ai brossé sombre à souhait, Jésus  se présente comme celui qui accuse. Il vient avec les attributs d’un  juge et siège au tribunal de Dieu. Il répond ainsi aux souhaits de ceux qui voulaient le faire Dieu et il prend ainsi la place de son Père jugeant le monde. Personne ne peut échapper à son jugement.  Qui parmi nous, même les plus saints, pourraient mériter le salut qu’il propose ?  Personne, car nous resterons tous coupables de manquement a&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-A5mwY6OFBZ8/Tq2L08KtkSI/AAAAAAAACDM/XHZuC26ho_U/s1600/le%2Bjugement%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 161px; height: 515px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-A5mwY6OFBZ8/Tq2L08KtkSI/AAAAAAAACDM/XHZuC26ho_U/s320/le%2Bjugement%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669341247549837602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ux règles de l’humanité tant qu’il y aura des hommes  nus en manque de logement et  des enfants affamés, tant que des vieillards mourront solitaires dans les hôpitaux, et tant que des jeunes gens se suicideront en prison. Tous nos manquements à la Loi  d’amour du prochain ont  tellement blessé ce Christ tout puissant  qu’ils contribuent à enfoncer  les clous dans ses mains de crucifié. De ce constat découle donc la sévérité de son jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le langage que nous ne supportons plus ! C’est en aucun cas le langage que Dieu par la bouche de Jésus   pourrait  cautionner. Celui qui parle ainsi, c’est le Jésus couronné de gloire qui trône en pentocrator sur le tympan de nos cathédrales, c’est celui qui juge et qui condamne, ce n’est pas celui qui est messager d’espérance pour ce monde, ce n’est pas le témoin de Dieu qui organise tout avec sagesse et qui tente d’arracher le monde à toutes les forces hostiles qui le font souffrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi alors ce texte ambigu que l’on a du mal à comprendre ? Pourquoi Jésus se met-il en scène sous les traits d’un Fils de l’Homme arrogant ? Tout simplement parce que nous sommes à un des tournants de l’Evangile ! Dans les pages qui vont suivre va commencer la longue série des textes de la passion. Ce sont ces textes qui vont donner une autre couleur à la réalité. Et qui vont à tout jamais anéantir ce Dieu vindicatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finie alors l’idée de  Dieu-juge entouré de sa cour d’archanges trônant avec son  fils pour punir le monde infidèle. Terminé l’image de ce Dieu qui se met en colère pour préserver sa majesté divine quand elle est  offensée.  C’est maintenant une autre réalité de Dieu que Jésus va proposer au monde par sa mort  qui défie la mort et par sa résurrection qui offre la vie aux hommes quand celle-ci  semble avoir disparue. L’image de Dieu qui s’impose désormais à nous, c’est celle du Dieu qui donne  la vie, et qui offre aux hommes l’espérance quand l’avenir semble compromis. En entrant volontairement dans le processus de sa passion Jésus détruit à tout jamais l’idée que Dieu nous accuse de quoi que ce soit et nous rend coupables de quoi que ce soit. Son projet consiste à nous enrôler dans un processus de vie pour les hommes et pour le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette parabole prend alors l’allure de la  caricature de ce que serait le monde si Dieu s’imposait à nous  comme un Dieu de justice et non comme un Dieu d’amour. C’est la caricature du Dieu qui transparaît dans les discours des pharisiens et que Jésus récuse. C’est le Dieu des intégristes qui veulent imposer aux autres une loi qu’ils ne peuvent pas s’appliquer à eux-mêmes.  Le Dieu de Jésus Christ a toujours refusé de se laisser enfermer dans la notion de justice telle que les hommes la conçoivent. Il se fera connaître désormais comme celui qui vient vers tous les hommes  et leur propose à tous le salut comme Michel  Polnareff le chantait  quand il disait que nous irons tous au paradis,… même les méchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ultime question  à laquelle nous devons quand même répondre c’est celle qui concerne le sort de ceux qui ne sont pas dans le projet de Dieu et qui se détournent volontairement  de son message d’espérance  et de vie ?  Mais  avant d’y réponde nous poserons une question préalable : En quoi le sort de ces gens là nous concerne-t-il et pourquoi nous tourmente-t-il ?  Ne serait-ce pas   parce qu’il y a en nous un reste d’incrédulité qui nous pousse à douter de l’espérance offerte à tous ? En tout état de cause  Dieu provoque toujours les hommes pour qu’ils entrent dans son  projet de vie  pour eux et pour le monde.   Dans cette marche en avant certains sont plus en avance que les autres, certains sont plus avertis que les autres, mais tous sont en marche vers la vie, même ceux qui ne le savent pas et comme la vie appelle l’espérance, ce sera toujours la vie qui triomphera en Jésus Christ, même pour ceux qui n’ont pas encore intégré son message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me plait donc de regarder l’avenir avec &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-BNt3MHGq1Fw/Tq2MQLjhbKI/AAAAAAAACDY/LYgwpNBk9uo/s1600/le%2Bjugement%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;cette conception des choses car je suis sûr que c’est aussi la conception de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-BNt3MHGq1Fw/Tq2MQLjhbKI/AAAAAAAACDY/LYgwpNBk9uo/s1600/le%2Bjugement%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 479px; height: 356px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-BNt3MHGq1Fw/Tq2MQLjhbKI/AAAAAAAACDY/LYgwpNBk9uo/s320/le%2Bjugement%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669341715536899234" border="0" /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le jugement dernier de  Hans Hemling&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-3610519802704356159?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/3610519802704356159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=3610519802704356159' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3610519802704356159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3610519802704356159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/10/matthieu-2531-46.html' title='Matthieu 25:31-46'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-uaw3dfJHDq0/Tq2KuC-40yI/AAAAAAAACCo/WWgbwM0H69Y/s72-c/Le%2Bjugement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-8707680145045439152</id><published>2011-10-29T02:27:00.000-07:00</published><updated>2011-11-01T10:46:42.068-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 25:14-30</title><content type='html'>&lt;b&gt;POUR LE DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011&lt;/b&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-QOPFJXtxZuQ/TqvIQCm57PI/AAAAAAAACBk/4DJrkil2gLY/s1600/talents%2B2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-q6sgEAZw6bo/TqvH-vn6raI/AAAAAAAACBY/jNas9-LGE0w/s1600/talents%2B1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 197px; height: 310px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-q6sgEAZw6bo/TqvH-vn6raI/AAAAAAAACBY/jNas9-LGE0w/s320/talents%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668844436725607842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;La parabole des talents&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;14 Il en sera comme d'un homme qui, sur le point de partir en voyage, appela ses esclaves et leur confia ses biens. 15 Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon ses capacités, et il partit en voyage. Aussitôt 16 celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. 17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. 18 Celui qui n'en avait reçu qu'un alla faire un trou dans la terre et cacha l'argent de son maître. 19 Longtemps après, le maître de ces esclaves arrive et leur fait rendre compte. 20 Celui qui avait reçu les cinq talents vint apporter cinq autres talents et dit : Maître, tu m'avais confié cinq talents ; en voici cinq autres que j'ai gagnés. 21 Son maître lui dit : C'est bien ! Tu es un bon esclave, digne de confiance ! Tu as été digne de confiance pour une petite affaire, je te confierai de grandes responsabilités ; entre dans la joie de ton maître. 22 Celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m'avais confié deux talents, en voici deux autres que j'ai gagnés. 23 Son maître lui dit : C'est bien ! Tu es un bon esclave, digne de confiance ! Tu as été digne de confiance pour une petite affaire, je te confierai de grandes responsabilités ; entre dans la joie de ton maître. 24 Celui qui n'avait reçu qu'un talent vint ensuite et dit : Maître, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes où tu n'as pas semé, et tu récoltes où tu n'as pas répandu ; 25 j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre : le voici ; prends ce qui est à toi. 26 Son maître lui répondit : Esclave mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé et que je récolte où je n'ai pas répandu ? 27 Alors tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon arrivée j'aurais récupéré ce qui est à moi avec un intérêt. 28 Enlevez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. 29— Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a. — 30 Et l'esclave inutile, chassez-le dans les ténèbres du dehors ; c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-QOPFJXtxZuQ/TqvIQCm57PI/AAAAAAAACBk/4DJrkil2gLY/s1600/talents%2B2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 461px; height: 526px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-QOPFJXtxZuQ/TqvIQCm57PI/AAAAAAAACBk/4DJrkil2gLY/s320/talents%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668844733879414002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive parfois que notre générosité naturelle nous amène à défendre des causes qui n’ont pas lieu d’être. Les apparences sont parfois trompeuses et ne doivent pas retenir captive notre attention au risque de faire une erreur de jugement. Ce cas risquerait de se produire si nous nous avisions de considérer  que la cause désespérée   du troisième serviteur  méritait toute notre attention et qu’il  bénéficiait par avance de notre indignation.  En effet, alors qu’il n’a rien demandé, il se trouve chargé d’une mission qu’il a remplie avec satisfaction car il a conservé intact le talent qu’il avait reçu. Pourtant en fin de compte, il est condamné pour n’avoir pas fait ce qu’on ne lui avait pas demandé de faire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il croyait que le talent  qu’on lui avait remis lui avait été confié en dépôt par son maître et qu’il devait le lui restituer intact. C’est là que le bât le blesse car ce talent, comme ceux remis  aux deux autres, lui avait été donné et il en avait pleine jouissance, mais il ne l’avait pas compris. Devant la tournure que prennent  les événements à la fin,  il craque, c’est alors qu’il ose sortir de sa réserve naturelle pour dire  sa peur à la face de son maître et lui exprimer  les quatre vérités qu’il conserve enfouies au plus profond de lui-même. Sont-elles justifiées ? C’est ce que nous verrons.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-35Nx1s1VjdA/TqvIoeMh5yI/AAAAAAAACBw/gF_d_Ry-CrI/s1600/talents%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 194px; height: 508px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-35Nx1s1VjdA/TqvIoeMh5yI/AAAAAAAACBw/gF_d_Ry-CrI/s320/talents%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668845153601840930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, nous partageons son indignation et nous aimerions lui prêter notre voix pour dire à Jésus qui rapporte cette histoire, qu’il se trompe, que Dieu n’est pas comme ce maître. Il n’est ni versatile, ni dur ni méchant, nous ne croyons pas qu’il moissonne où il n’a pas semé. Ce Dieu  serait-il alors le produit de notre imagination, celui que l’on redoute sans le nommer, celui dont on craint les jugements, celui que l’on célèbre dans les « te deum » quand la victoire est de notre côté et devant lequel  les peuples s’humilient en cas de défaite, ce Dieu qui dirige le monde en sous-main d’une manière arbitraire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Dieu irréel n’existe pas puisqu’il est irréel. Si ce Dieu n’existe pas, croyez vous que ce serviteur ait raison de se plaindre de lui ?  Non, car  lui non plus,  n’a pas plus d’existence que  le Dieu dont on parle, il est inexistant lui aussi. Nous avions alors  envisagé de prendre la défense d’un homme  qui n’existe pas mais auquel  notre logique  avait donné vie. On verra plus loin,  dans la logique de cette parabole que cet homme ne prend de réalité que pour mettre en cause notre propre imagination sur Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait ici Dieu est présenté sous deux aspects contradictoires. Nous revenons maintenant au début de la parabole. Dans le premier cas, si on identifie Dieu au maître de la parabole, il est bon et généreux, puisqu’il distribue avec largesse ses biens à ses serviteurs. Il  connaît bien ses serviteurs puisqu’il donne à chacun  selon ses capacités. Cette manière d’agir peut paraître injuste, mais nous savons que dans la nature les dons sont inégalement répartis entre les individus.  L’un est fort, l’autre est faible. L’un aime le sport  et l’autre n’aime pas l’effort physique et  apprécie la musique. L’un est doué pour les chiffres, l’autre  pour les lettres.  Le maître, ou Dieu qui se cache dans le personnage, en tient compte sans aucun commentaire, c’est un état de fait qu’il ne remet pas en cause pour le moment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun reçoit un don conséquent, même celui qui n’a reçu qu’un talent, car  un seul talent lui permettrait de vivre plusieurs années sans rien faire. (1)  Les deux  premiers avec audace se lancent dans l’aventure, le troisième cache l’argent dans la terre. Il n’avait pas compris que cet argent lui avait été donné. Cette méprise nous montre qu’il ne connaît ni son maître ni Dieu.  Le don du maître lui aurait permis de vivre comme un homme libre; en ne s’en servant pas, il a agi comme  s’il  ne vivait pas.  Ainsi le lecteur avait cru que ce personnage existait  vraiment alors qu’il n’existait pas ! A quoi bon se soucier de son sort ? S’il  a enfoui dans la terre ce qui pouvait le faire vivre, c’est qu’il ne vivait pas. La terre n’est-elle pas le lieu où on dépose les morts ? Son trésor  devenait alors pour le troisième serviteur porteur de mort. S’il n’avait pas compris  que son maître lui donnait une nouvelle vie, comment aurait-il pu comprendre Dieu  dont il était l’image ? Il  a considéré que   la vie qui lui était  donnée était une trop lourde charge à porter. C’est  à partir de ce moment  qu’il  est mort avant d’avoir commencé à  exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il ne comprend pas le don de vie qui lui est fait, il ne comprend pas non plus son maître dont il fait un portrait  qui ne correspond pas à la réalité. Il en va de même pour Dieu.  Le maître vint alors, est-il dit.  Non pas il revint, mais il vint, non pas pour réclamer son du, mais pour partager sa joie avec ceux qu’il a comblé de vie. Là aussi la traduction selon laquelle il leur fait rendre compte est mauvaise, le texte original ne dit pas cela, il dit : « il vint et ils parlèrent de comptes », et c’est effectivement ce qu’ils ont fait.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-7HYTFBTJ1ZI/TqvJGgB76UI/AAAAAAAACB8/fTJDyCpP4hk/s1600/talents%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 226px; height: 502px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-7HYTFBTJ1ZI/TqvJGgB76UI/AAAAAAAACB8/fTJDyCpP4hk/s320/talents%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668845669490354498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En fait les deux serviteurs ne rapportent pas l’argent donné, ils apportent  simplement l’argent gagné, non pas pour le donner au maître, mais pour le lui montrer et se réjouir avec lui de leur bonne fortune. Voila le maître tel que  Jésus nous le décrit  et qui  lui sert d’exemple pour parler de Dieu. Dieu vient vers les hommes et se réjouit avec eux de la vie qu’il transforme par sa présence. Certes cette vie transformée n’est pas parfaite, elle comporte  des injustices, mais ce n’est pas ici que l’on pourra disserter sur les injustices de ce monde, ce n’est pas le sujet. La réalité  de l’injustice n’est  cependant pas escamotée, elle est même présentée avec réalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet les deux hommes n’ont pas reçu des dons à part égale. L’un serait-il plus doué pour les affaires que l’autre ? Ce n’est pas dit. Le premier reçoit 5 talents et le deuxième 2. La différence est de 3. Mais en doublant la mise la différence double également et passe de 3 à 6. La question de l’injustice est donc vraiment posée, mais ce n’est pas tout. Le troisième serviteur rapporte son talent, ce n’était sans doute pas prévu mais ce talent qui aurait du lui rester,  échoit au premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose curieuse, à ce moment précis du récit le  maître change de casquette, Dieu devient différent  et se fait complice de l’injustice. Il devient selon les dire du troisième personnage dur et injuste. Pire que cela il accepte sans broncher les reproches qui lui sont faits comme s’ils étaient des vérités et il envoie le serviteur malheureux dans les ténèbres  de la mort où il était déjà depuis le début de l’histoire, et pour en rajouter une couche, il récupère le talent qu’il avait donné au troisième pour le remettre au plus riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, pour un temps, nous nous sommes  appesantis sur le sort de ce  troisième personnage, c’est que nous nous sentions, nous aussi victimes d’un destin qui nous accable où l’injustice est dominante et où on prend aux pauvres pour donner aux riches. Les plus chanceux supplantent les autres et les plus démunis sont la proie des nantis. Il est difficile d’être plus pertinent et plus réaliste. Mais, la parabole nous a rassurés car  Dieu n’est en rien lié à ce monde là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Parabole n’a pas  nié la réalité de notre  monde, mais elle nous  a invités à discerner le rôle que Dieu y joue. Elle nous  a invité à le reconnaître  dans le maître  des deux premiers serviteurs. Même s’il n’enlève pas les injustices, il cherche cependant à  rendre les hommes heureux. Il va à contre temps du monde apparent et partage  avec les hommes les parcelles de bonheur qui peuvent leur incomber.&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-AMKsZDf9aP4/TqvJlA0_n8I/AAAAAAAACCI/zBD-v7l8ktE/s1600/talents%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 271px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-AMKsZDf9aP4/TqvJlA0_n8I/AAAAAAAACCI/zBD-v7l8ktE/s320/talents%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668846193690517442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous identifiions Dieu  au maître du troisième serviteur  qui pactise avec l’injustice, nous entrerions dans le domaine de la mort où l’espérance est vaine  où la seule réalité est dans les ténèbres du dehors.  Toute réalité de Dieu qui ne s’identifierait pas à la première image qui nous en est donnée n’a pas lieu d’être. Quant à l’homme qui a peur et qui n’y croit pas, comme le troisième personnage, il doit s’efforcer de se convertir à ce Dieu bon, qui accepte d’intervenir dans ce monde d’injustice pour donner aux humains le goût de la vie. Si la fin de  parabole nous est donnée comme insupportable, c’est pour que nous  la réfutions au nom même de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Le talent valait  60 mines,  c'est-à-dire 6000 deniers,  environ 5 500 francs  or         ( note de la Bible à la Colombe)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-8707680145045439152?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/8707680145045439152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=8707680145045439152' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/8707680145045439152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/8707680145045439152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/10/matthieu-2514-30.html' title='Matthieu 25:14-30'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-q6sgEAZw6bo/TqvH-vn6raI/AAAAAAAACBY/jNas9-LGE0w/s72-c/talents%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-229425004999103288</id><published>2011-10-12T09:10:00.000-07:00</published><updated>2011-10-13T09:48:50.860-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 25:1-13</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-N_bRz3Zox78/TpW_AWrIFwI/AAAAAAAACAQ/sXuXN-HFbhI/s1600/21%2BHE%2BQI%2BNATIVITY%2BCLEVER%2BBRIDESMAID.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 274px; height: 276px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-N_bRz3Zox78/TpW_AWrIFwI/AAAAAAAACAQ/sXuXN-HFbhI/s320/21%2BHE%2BQI%2BNATIVITY%2BCLEVER%2BBRIDESMAID.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662642119295637250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;La Parabole des dix vierges&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;dimanche 6 novembre 2011&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu 25:&lt;br /&gt;1 Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre de l'époux. 2 Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. 3 Les folles en prenant leurs lampes, ne prirent pas d'huile avec elles ; 4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. 5 Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. 6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : Voici l'époux, sortez à sa rencontre ! 7 Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. 8 Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. 9 Les sages répondirent : Non, il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous. 10 Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au (festin) de noces, et la porte fut fermée. 11 Plus tard, les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. 12 Mais il répondit : En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-r0-YZOs5RII/TpW_iHiA1LI/AAAAAAAACAo/o9EAzQXwA4E/s1600/vierges%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 485px; height: 492px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-r0-YZOs5RII/TpW_iHiA1LI/AAAAAAAACAo/o9EAzQXwA4E/s320/vierges%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662642699346433202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un beau jeune homme qui épousa une belle jeune fille. Tel pourrait-être  le début de l’histoire mise en scène  ici par Jésus pour nous parler du Royaume des cieux. Imaginons qu’il s’agisse d’un mariage princier, admirons au passage les belles toilettes et la foule des invitées qui piétinent dans les allées du parc du château en attendant que s’ouvrent les portes. Mais ce sera tout, car contrairement aux contes de fée, l’histoire finit mal. On ne nous parle, ni de la fiancée, ni de son père, ni de sa mère et si on nous parle du marié c’est pour nous dire qu’il ne se comporte pas comme un prince charmant puisqu’il claque la porte au nez d’une partie des invités.  Quel est donc ce malappris qui invite des gens pour mal les recevoir ? Horreur, il se pourrait bien que cet odieux personnage soit  une figure du Messie, autant dire de Jésus. C’est une histoire  où rien de correspond à ce qui par ailleurs pourrait nous  faire rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’a dit qu’il s’agissait d’un mariage, mais il n’y a pas de parents. Si c’est Jésus qui tient le rôle principal, qu’en est-il de son père ? Puisque toutes ces choses nous laissent insatisfaits, les commentateurs ont cherché des réponses dans les allégories. Ils se sont penchés sur la nature de l’huile dont l’absence provoque la fin tragique de l’histoire. Cette huile n’est pas rare, puisqu’on peut se la procurer dans le premier magasin venu si bien que ceux qui pensent qu’il peut s’agir de la foi font fausse route car la foi ne peut se négocier en aucun cas.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-TgnrO46rn7I/TpW_5C4JzlI/AAAAAAAACA0/1s5rRdhqVVY/s1600/13%2BANONYME%2BVIERGE%2BFOLLE%2BSTRASBOURG.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 174px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-TgnrO46rn7I/TpW_5C4JzlI/AAAAAAAACA0/1s5rRdhqVVY/s320/13%2BANONYME%2BVIERGE%2BFOLLE%2BSTRASBOURG.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662643093234110034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour les contemporains de Jésus cette  parabole pouvait résonner bien autrement que  sur le ton de dénigrement que j’ai employé jusqu’à maintenant. Ils attendaient instamment la venue du Messie. Jésus lui-même a laissé entendre  que ce pouvait être lui, mais il  a déçu ceux qui espéraient restaurer la grandeur d’Israël  parce qu’il  prétendait apporter le salut à tous. En fait le Messie qui  était attendu par des juifs pour le mieux être d’Israël n’avait aucune prétention universelle, et la parabole colle parfaitement avec un tel personnage.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-r0-YZOs5RII/TpW_iHiA1LI/AAAAAAAACAo/o9EAzQXwA4E/s1600/vierges%2B1.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous avons ici l’époux  dans le rôle du Messie. Il  se fait attendre. Il ne se sent concerné que  par les juifs de pure souche, qui sont représentés par les vierges sages, celles  qui ont de l’huile. Quant aux juifs qui ne le sont pas vraiment, les prosélytes et craignant Dieu,  bien qu’ils aient  acquis leur  l’huile, ne peuvent entrer. Il s’agit des vierges folles. Si cette lecture est la bonne on est en droit de se demander ce que cette parabole fait dans l’Evangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains chrétiens cependant  regrettent qu’une telle situation ne puisse se réaliser pour eux. Ils  sont   tentés de s’approprier cette parabole en tant que Chrétiens. Ils font de l’huile l’apanage des convertis et des pratiquants.  Combien d’églises, de courants religieux, ou de sectes n’ont-ils pas rêvé de rassembler des communautés  formées de l’élites  de leurs membres composées de purs chrétiens, séparés des autres et promis aux meilleures places du royaume. Ils adoptent  à leur profit les thèses des contemporains de Jésus qui attendaient un Messie qui les distingueraient de la masse de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette lecture de la parabole ne convient pas aux autres chrétiens, à ceux  qui comprennent le   ministère de Jésus d’une autre façon. Ils n’ont  pas oublié sa prédication dans une autre parabole,  qui encourage  les serviteurs à aller chercher les invités à la noce dans les bas quartiers des cités. Ils savent aussi qu’il  a dit que  les prostitués et les malhonnêtes devanceront dans le Royaume les meilleurs d’entre eux. Comment concilier cette image de Jésus qui dans certains textes fait un tri sélectif entre les invités et qui ailleurs appelle tout le monde à le rejoindre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait  si cette  parabole nous pose de vrais problèmes de compréhension, elle n’est pas unique dans son genre. L’Evangile en contient d’autres qui vont dans le même sens. Vous connaissez certainement la parabole du jugement des nations qui  fait suite à celle-ci dans le même Evangile où le divin juge sépare les brebis des boucs et envoie ceux qui  ont manqué d’altruisme dans le feu éternel. Cette parabole des dix vierges n’est donc pas la seule où on ne reconnaît pas Jésus dans le mauvais rôle qu’il se donne.  Mais il y a cependant une différence frappante avec  cette parabole. Si  dans les autres paraboles certains sont rejetés, c’est qu’ils l’ont bien mérité, en tout cas selon nos critères de morale, alors qu’on ne trouve pas de vraies  raisons au rejet des  pauvres jeunes filles en manque d’huile car elles n’ont fait de tort à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait,  nous nous accommodons  bien de ces  récits qui   nous rapportent des histoires où les coupables sont victimes d’un jugement sévère. Nous les  lisons à la lumière de notre logique humaine et nous trouvons toujours une explication pour justifier les jugements qui frappent ceux qui ont  mal agi. Pourtant ces récits, nous donnent une autre image de Jésus que celle à laquelle nous sommes habitués, mais nous nous en accommodons parce que nous réagissons, comme si Jésus, malgré sa grande bonté avait les mêmes critères de justice que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en nous accommodant de ses jugements sévères sur ceux qui n’aiment pas leurs prochains comme eux-mêmes, nous n’hésitons pas à parler de grâce pour tous et de salut universel  à condition que les futurs convertis formulent un repentir sincère et authentique.  En fait nous avons du mal à imaginer un Evangile qui n’ait pas conservé une partie de la rigidité de la loi de Moïse dont nous suspendons les aspects contraignants, tels le repos du sabbat  et les règles alimentaires, mais nous réclamons cependant avec vigueur des démarches de repentir en vue de l’acquisition du pardon. En fait nous considérons que Jésus a accepté de mourir pour édulcorer la Loi et instaurer une religion au rabais.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-4vCP1yEUNcs/TpXAUdiZJjI/AAAAAAAACBA/0aHio89kPiM/s1600/vierge%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 235px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-4vCP1yEUNcs/TpXAUdiZJjI/AAAAAAAACBA/0aHio89kPiM/s320/vierge%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662643564247066162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a cette histoire des 10 jeunes filles qui nous reste en travers de la gorge. Elle va nous permettre de comprendre les choses autrement.  Si cette histoire est inacceptable pour nous,  parce qu’elle semble condamner celles qui n’ont fait de tort à personne, elle  ne s’accorde pas non plus avec ceux qui ont  réfléchi au sens de la mort de Jésus. En effet, ce récit ne nous aide pas à comprendre comment, en mourant sur une croix  à cause de ses idées, Jésus il a pu réconcilier l’humanité avec Dieu.  Par contre, si nous lisons ce récit  en faisant abstraction de la mort de Jésus nous nous cantonnons dans un judaïsme édulcoré  comme on l’a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous considérons que Jésus a accepté la mort pour donner aux hommes une autre image de Dieu, que celle que nous a transmis la tradition, les choses prendront une autre allure. En mourant Jésus  a  anéanti l’image traditionnelle  de Dieu. Il   a détruit l’idée selon laquelle Dieu avait des comptes à régler  avec l’humanité. Il a détruit tout ce qui nous choque en Dieu, à commencer par  l’idée du Dieu qui condamne les hommes à vivre dans la crainte de l’avoir offensé si bien  que ce n’est donc pas lui  qui envoie les maladies pour punir les humains, ce n’est pas lui qui provoque les tremblements de terres  et autres catastrophes pour affirmer sa puissance. Ce n’est pas lui  non plus qui pousse les hommes à faire la guerre pour l’honneur de son  nom, ce ne sera pas lui non plus qui claquera la porte au nez des jeunes filles en manque d’huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus s’est laissé condamner à mort  pour accréditer une autre réalité de Dieu selon laquelle Dieu accompagne les hommes et leur envoie son  Esprit pour les dynamiser, pour leur donner de l’audace et  leur permettre d’affronter  les périls de la vie avec courage.  Ils peuvent ainsi  surmonter les épreuves qu’ils subissent sans savoir pourquoi  elles arrivent. Il leur donne l’audace de la foi pour vivre dans l’espérance et regarder la mort avec sérénité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parabole des dix vierges devient alors inacceptable pour celui qui croit en ce Dieu que la mort et la Résurrection de Jésus lui donne de découvrir. Il  y avait mal-donne dès le début. En fait personne n’avait demandé aux vierges de faire ce qu’elles ont fait. Ce sont les vierges entre elles qui avaient décidé  qu’il fallait de l’huile en réserve pour entrer, et qu’elles ne pouvaient rien partager. Les vierges sages étaient tout aussi folles que les autres, car elles n’avaient rien compris.  Les vierges folles, elles aussi  avaient  cru à un autre messie que celui qui est venu et elles ne l’ont ni reconnu , ni suivi.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-WXmb7AEUsQM/TpXAwKaWLoI/AAAAAAAACBM/HgUZtDJqmPI/s1600/vierge%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 195px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-WXmb7AEUsQM/TpXAwKaWLoI/AAAAAAAACBM/HgUZtDJqmPI/s320/vierge%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662644040149380738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cette histoire apparaît comme désespérante, elle n’a pourtant pas lieu de l’être, car le marié qui ferme la porte n’est pas le vrai messie. Il est la fausse image d’une réalité dépassée. La  porte ne peut pas se refermer sur cinq jeunes filles et les laisser dehors, car personne ne leur avait interdit d’entrer au moment où les portes s’étaient ouvertes. C’est l’idée qu’elles en avaient qui les a jetées dehors.  C’est leur fausse idée de Dieu et du Messie qui les a amenées à cette situation si bien que la conclusion désespérante appartient à une autre réalité qui n’est pas celle de l’Evangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images sont de He Qi&lt;br /&gt;Les statues représentent les vierges folles et les vierges sages : cathédrale de Strasbourg&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-229425004999103288?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/229425004999103288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=229425004999103288' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/229425004999103288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/229425004999103288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/10/matthieu-251-13.html' title='Matthieu 25:1-13'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-N_bRz3Zox78/TpW_AWrIFwI/AAAAAAAACAQ/sXuXN-HFbhI/s72-c/21%2BHE%2BQI%2BNATIVITY%2BCLEVER%2BBRIDESMAID.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-7075243224824866737</id><published>2011-10-04T00:34:00.000-07:00</published><updated>2011-10-28T10:18:31.477-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 23:1-12</title><content type='html'>Indignez-vous  dimanche  30 octobre 2011&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-bOSwrvHKolA/Toq31A5PZZI/AAAAAAAAB_4/OBgqrsoz5wE/s1600/indignez-vous%2B2.gif"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-3VTkaXyo80M/Toq3oG3FveI/AAAAAAAAB_w/6Zr5q8IQrkw/s1600/indignez-vous%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; 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 &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;1 Alors Jésus dit aux foules et à ses disciples : 2 Les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. 3 Faites et observez donc tout ce qu'ils vous diront, mais n'agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas. 4 Ils lient des charges lourdes, difficiles à porter, pour les mettre sur les épaules des gens, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 5 Toutes leurs œuvres, ils les font pour être vus des gens. Ainsi, ils élargissent leurs phylactères et ils agrandissent les houppes de leurs vêtements ; 6 ils se plaisent à avoir la première place dans les dîners et les premiers sièges dans les synagogues, 7 être salués sur les places publiques et être appelés Rabbi par les gens. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre maître, et vous, vous êtes tous frères. 9 Et n'appelez personne sur la terre « père », car un seul est votre père, le Père céleste. 10 Ne vous faites pas appeler docteurs, car un seul est votre docteur, le Christ. &lt;b style=""&gt;11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.&lt;/b&gt; 12 Qui s'élèvera sera abaissé, et qui s'abaissera sera élevé.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-bOSwrvHKolA/Toq31A5PZZI/AAAAAAAAB_4/OBgqrsoz5wE/s1600/indignez-vous%2B2.gif"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 600px; height: 198px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-bOSwrvHKolA/Toq31A5PZZI/AAAAAAAAB_4/OBgqrsoz5wE/s320/indignez-vous%2B2.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5659538003145483666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Indignez-vous, tel semble être le mot d’ordre que le philosophe Stéphane Hessel ait lancé à l’intention&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de la jeunesse en révolte sur tous les continents du monde en ce début de vingt et unième siècle.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il s’agit de s’indigner parce qu’on n’y trouve pas son compte et parce que l’on ne trouve pas sa place en ce monde en cours de mutation.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il s’agit de s’indigner parce que les vraies &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Georgia,serif;"&gt;valeurs sont bafouées, que les jeunes diplômés ne trouvent pas d’emplois à la mesure de leurs études, et que les classes privilégiées continuent à l’être au détriment de celles qui ne le sont pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Ce mouvement des indignés a fait tâche d’huile et continue à se répandre sur toute la planète, il provoque des mouvements contestataires et s’en prend pacifiquement aux gouvernements en place qui s’en émeuvent. Il déclenche la sympathie des uns, inquiète les autres.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Très vite il nous vient à l’idée de créer un amalgame entre&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le mouvement que Jésus a suscité il y a vingt siècle et celui dont je viens de parler. On imagine volontiers Jésus, descendant dans les rues, occupant pacifiquement l’espace&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;publique&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et dénonçant comme il avait l’habitude de le faire l’attitude insupportable des privilégiées de son temps. N’était-ce&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pas d’ailleurs ce qu’il était&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;en train de faire&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;quand il s’en prenait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;aux pharisiens qui se prévalaient de leurs privilèges pour donner des leçons aux autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Jésus s’indignait au nom de préceptes&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;divins dont les directives étaient malmenées par ceux là même qui étaient chargés de les enseigner et de les faire respecter. Il proclamait haut et fort que la justice était dans son camp et s’attirait de nombreuses sympathies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Mais avant de vous indigner&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à votre tour à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la suite de mon propos à cause des libertés que je m’autorise à prendre en ce début de sermon, prenez quelques instants pour savourer les propos de &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Jésus. Vous constaterez sans doute, avec le &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;décalage nécessaire du temps qu’ils collent à l’actualité. Il s’en prend aux pharisiens et aux scribes qui sont les intellectuels de cette époque&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui ont accaparés des privilèges et qui se justifient du &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;droit, en cours à l’époque,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour les conserver. Ils&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ne se rendent pas compte que c’est le droit qu’ils utilisent &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour se légitimer qui les condamne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Certes le droit est de leur côté en dépit des sarcasmes de Jésus. Ils payent l’impôt&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ecclésiastique sans rechigner. Ils sont moralement vertueux. Ils respectent tous les préceptes religieux. Tout en s’opposant au pouvoir de l’occupant romain,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ils ne font cependant pas de troubles dans les rues, si bien&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qu’un semblant de paix a cours dans leurs cités. Citoyens soumis et contestataires à la fois, ils vivent assez mal le procès d’intention que leur fait Jésus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;S’ils sont hypocrites, ils le sont honorablement. Ils &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;acceptent&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de se mettre en cause si on le leur fait remarquer courtoisement selon les règles&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui ont cours dans les débats rabbiniques de leur temps. Mais ils n’acceptent pas les provocations telles que Jésus&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les pratiquait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;en les interpelant dans les lieux publiques.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Si tout bon lecteur de l’Evangile prend ici partie pour Jésus, il doit se méfier de ne pas mettre en cause tous les indignés de notre temps et tout ceux qui se &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;réclament de leur bon droit en se drapant dans le respect des droits de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;En effet, nous nous indignons volontiers&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;contre ceux qui abusent de la situation qui les favorisent. Nous souhaiterions que les privilégiés le soient moins et surtout que d’autres soient reconnus à leur tour&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dans les&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;privilèges qu’ils ont acquis. Nous voudrions que les diplômes&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ouvrent &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la voie à des professions qui leurs correspondent. Nous voudrions&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;que l’on reconnaisse aux indignés les privilèges auxquels ils n’ont pas encore accès mais auxquels ils aspirent justement croient-ils.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Privilégiés avons-nous dit, serviteurs répond Jésus. L’’image du service est au cœur même de son Evangile et prend la place centrale&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de son propos que nous recevons aujourd’hui, « car le plus grand parmi-vous sera votre serviteur ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Qu’on ne se méprenne cependant pas, Jésus parle bien de service&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et non d’esclavage. Ce n’est pas le même mot et Jésus ne pratique pas la confusion des genres. Il &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;utilise &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;bien le mot de serviteur&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et il fait référence&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à une fonction de service pour porter&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;son indignation. En dépit de ce que les grammairiens ou les linguistes pourront dire, il y a une distinction qu’il faut faire entre serviteur et esclave. Nous n’envisagerons pas ici&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le problème des esclaves, nés comme tels, ni des mauvais maîtres qui les maltraitent, c’est un autre sujet contre lequel Jésus nous laissera le soin de nous indigner plus tard. Nous mettrons 17 siècles à le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Nous nous écarterons aussi de la notion moderne du service, selon laquelle nous ne devrions être en tant qu’hommes et femmes libres&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les serviteurs de personne, alors que nous sommes tous au service de quelqu’un ou de quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Nous resterons un peu sur une notion archaïque du service. Le serviteur a passé un contrat avec celui qui l’emploie. Les clauses &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de ce contrat peuvent se résumer en une seule. Le serviteur est embauché pour que le patron trouve&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dans son service un mieux être. Plus le patron trouve de satisfaction dans le service donné, mieux il se porte. Si Jésus envisage pour nous la fonction de serviteur, c’est pour que celui au service duquel nous sommes attachés se porte mieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Il s’agit maintenant de savoir de qui on est appelé à être le serviteur. De Dieu, allons-nous dire ! Jésus dit bien que ce n’est pas le cas. C’est ce que croyaient les pharisiens, il leur donne tort. Il s’agit ici d’être le serviteur des autres. C’est à&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;n’y rien comprendre. Si Jésus participe à notre indignation face aux injustices qui nous sont faites, pourquoi nous ramène-t-il dans une nouvelle situation de dépendance et de service ? &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Sommes-nous installés par lui dans la fonction de serviteurs de la cause pour laquelle nous contestons ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Mais quelle cause défendons-nous donc ? Défendons-nous la cause de ceux qui n’ont pas de privilèges mais&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;que nous cherchons à acquérir pour eux. Dans ce cas nous acceptons que le fait d’être privilégiés &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;est &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un principe incontournable &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;puisque nous &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;nous efforçons d’y faire entrer ceux qui n’y sont pas encore&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Vu sous cet angle là l’Evangile ne nous paraît-il pas un peu réducteur? J’ai fortement l’impression que Jésus ne nous suivrait pas dans cette voie. En fait Jésus ne précise pas au service de quelle cause&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;nous sommes appelés, car nous sommes les serviteurs des autres, c'est-à-dire de l’humanité. En effet, nous est-il venu un jour à l’idée que&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;si Dieu a été reconnu comme le créateur de l’humanité, c’est pour le bonheur des hommes et pour leur bien être. Si nous reconnaissons que Dieu donne du sens à l’humanité, ce n’est pas pour établir des catégories parmi les êtres humains, ni pour créer des castes de privilégiés en fonction de leurs diplômes ou de leurs lieux&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;d’origine, mais pour établir un mouvement général selon lequel tous les hommes ont droit au bonheur. C’est pour accomplir ce projet que nous sommes embauchés par Dieu comme serviteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Sans doute le bonheur se définit-il différemment suivant les lieux où l’on habite ou selon la culture à laquelle nous appartenons, mais tous les humains ont droit au bonheur et à la satisfaction de vivre. Si ce n’était pas le cas,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dieu n’aurait plus sa place parmi nous en tant que créateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-jnd7GitGGi0/Toq46wpih8I/AAAAAAAACAI/NmEZKUHGDO4/s1600/indignez-vous%2B1.jpg"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 313px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-jnd7GitGGi0/Toq46wpih8I/AAAAAAAACAI/NmEZKUHGDO4/s320/indignez-vous%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5659539201375504322" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12pt;"  &gt;&lt;span&gt;Nous sommes donc mis par Dieu au service du mieux être de l’humanité, et si cela passe par la défense des privilèges de certains non reconnus pour le moment, ce ne peut être que provisoire, car tout ne peut être fait en un seul mouvement, mais il faut donner du temps au temps pour que le vaste monde se mette à l’unisson de Dieu qui réclame nos services pour que l’harmonie du monde s’approche le plus possible de sa perfection.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-7075243224824866737?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/7075243224824866737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=7075243224824866737' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7075243224824866737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7075243224824866737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/10/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html' title='Matthieu 23:1-12'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-3VTkaXyo80M/Toq3oG3FveI/AAAAAAAAB_w/6Zr5q8IQrkw/s72-c/indignez-vous%2B4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-3017328202889823952</id><published>2011-09-25T07:32:00.000-07:00</published><updated>2011-09-25T09:34:21.625-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 22:34-40</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-3jbyqAYjhLY/Tn89og57rYI/AAAAAAAAB_Y/7FlZf4bvANs/s1600/chagall-marc-amoureux-de-vence.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 96px; height: 186px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-3jbyqAYjhLY/Tn89og57rYI/AAAAAAAAB_Y/7FlZf4bvANs/s320/chagall-marc-amoureux-de-vence.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5656307423237614978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-D51KEMjLA_c/Tn88mCkIfvI/AAAAAAAAB_Q/Dn8-mtdhD-Y/s1600/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B%25284%2529.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;Aimer Dieu de tout son cœur&lt;br /&gt;Aimer son prochain comme soi-même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="color: rgb(102, 102, 0); font-style: italic;"&gt;34 Les pharisiens apprirent qu'il avait réduit au silence les sadducéens. Ils se rassemblèrent 35 et l'un d'eux, un spécialiste de la loi, lui posa cette question pour le mettre à l'épreuve : 36 Maître, quel est le grand commandement de la loi ? 37 Il lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. 38 C'est là le grand commandement, le premier. 39Un second cependant lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-D51KEMjLA_c/Tn88mCkIfvI/AAAAAAAAB_Q/Dn8-mtdhD-Y/s1600/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B%25284%2529.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 508px; height: 404px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-D51KEMjLA_c/Tn88mCkIfvI/AAAAAAAAB_Q/Dn8-mtdhD-Y/s320/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B%25284%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5656306281221750514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il n’y a pas de slogan plus porteur, ni d’idée plus séduisante  que d’affirmer que c’est l’amour qui doit mener  le monde. Il doit être le moteur de nos relations avec Dieu et avec les hommes. Quiconque nie une telle affirmation fait figure d’irresponsable archaïque et rigide, mais à l’inverse, quiconque défend une telle idée  sera très vite taxé d’utopiste irréaliste. Les sages, comme toujours vont se situer dans le juste milieu : un peu d’amour mettra de l’huile dans les rouages, mais trop d’amour nous entraînera à la dérive et ne nous apportera que des déboires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Jésus se positionne clairement dans une pratique de l’amour sans réserve. Ce n’est pas lui, par ailleurs qui est l’auteur de ces deux préceptes. Il est allé les prendre à leur source dans deux livres au cœur de l’Ecriture : le Livre du Lévitique et celui du Deutéronome. Il s’agit donc là  d’une vérité qui habite toute la Bible depuis ses origines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons réalistes pour un temps, et rejoignons le camp des sages dont je viens de parler. En effet,  la position de Jésus semble insoutenable. Comment aimer Dieu sans restriction alors que l’Ecriture nous enseigne à le craindre ? Il est certes lent à la colère et prompt à la miséricorde, mais certaines de ses colères restent mémorables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Bible, dans les deux  Testaments ne manque pas d’exemples à commencer par la destruction de Jérusalem que Dieu a laissée faire, voire même provoquée. Jésus lui-même ne nous met-il pas en garde en nous disant que certaines de nos positions seront sanctionnées par des pleurs et des grincements de dents. Certes, les commentateurs les plus optimistes ont dit que Jésus utilisait des formules stéréotypées qui avaient cours en son temps. Il n’empêche qu’il les a quand même utilisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre relation personnelle avec Dieu, nous éprouvons parfois du ressentiment à son égard et quand on éprouve un tel sentiment on ne peut aimer sans réserve celui qui nous l’inspire. Inutile d’énumérer toutes ces prières sans réponse faites dans la foi, elles sont encore dans notre mémoire. On ne fera pas non plus la liste de ces catastrophes naturelles où  l’absence de Dieu s’est faite douloureusement sentir.  Il nous arrive aussi d’être à l’écoute  des propos selon lesquels il n’y aurait pas tant de malheurs dans le monde si Dieu y était vraiment présent.  Des questions lancinantes reviennent à notre pensée, bien que nous essayions de les écarter : pourquoi ceux qui ont donné leur vie à Dieu sont-ils victimes d’injustices, de violences, de famines et de maladies ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compte tenu de toutes les réserves que je viens de faire, on peut certainement concevoir que l’on puisse avoir un élan d’amour vers le créateur de toutes choses qui a fait tant de beautés et qui a organisé le monde avec tant de subtilité, mais peut-on pour  autant lui réserver un amour total et sans réserve ? Cela nous paraît bien impossible.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-4H-bjCPPwGM/Tn8-DqNzx4I/AAAAAAAAB_g/jcUEZM7DZpM/s1600/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B%25283%2529.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 304px; height: 195px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-4H-bjCPPwGM/Tn8-DqNzx4I/AAAAAAAAB_g/jcUEZM7DZpM/s320/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B%25283%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5656307889593370498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Même si on se forçait à aimer Dieu par obéissance ou par intérêt, un tel amour n’aurait pas grande valeur puisqu’il ne serait pas le résultat d’un élan du cœur  qui ne se démontre pas mais  qui jaillirait de nous-mêmes après avoir transformé tout notre être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qu’une telle chose soit possible, il nous faudrait changer radicalement notre relation à Dieu. Il faudrait la penser en d’autres termes que ceux que nous avons utilisés jusqu’à maintenant et essayer de trouver une autre approche de Dieu. C’est  sur ce point que nous rejoignons l’enseignement de Jésus, car il a essayé toute sa vie  de nous apprendre à voir Dieu autrement que ce que la tradition nous a appris  de lui. Il nous faut donc opérer une transformation radicale en nous-mêmes  pour nous permettre d’avoir un autre regard sur Dieu et sur les autres au point de  les aimer eux-aussi sans aucune restriction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne nous est pas plus facile d’aimer les autres. Si chacun faisait un examen de conscience attentif sur lui-même, il découvrirait bien vite que ceux auxquels il accorde son amour  se réduisent à un tout petit nombre. L’amour, nous l’avons dit est un élan du cœur qui ne se commande pas.  Le sentiment   que nous éprouvons pour ceux que nos aimons vraiment est d’une toute autre nature que celui que nous réservons  à tous les autres.  Car l’amour   ne se commande pas. On peut se contraindre à être aimable, on peut forcer sa nature  en approchant les autres avec respect. On peut même leur donner une  partie de nos biens.  On peut leur consacrer beaucoup plus de temps que raisonnable mais tout cela n’est pas de l’amour, c’est de l’altruisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comment aimer vraiment Dieu, et par voie de conséquence comment aimer son prochain ? Jésus part d’une approche que nous connaissons bien. Il considère avant tout Dieu comme un Père dont de nombreuses paraboles nous donne l’exemple. Il est un Père tellement aimant que son comportement, s’il était celui d’un  Père humain,  pourrait être considéré comme laxiste. C’est ce que nous pourrions retenir de la parabole   des deux fils par exemple.  C’est ce Père admirable qui cherche son fils, qui vient vers lui, et quand il l’a trouvé et réconforté, c’est à l’autre qu’il consacre le reste de son temps. Ce Dieu à l’image duquel iésus nous renvoie  ne provoque personne, mais  il attend patiemment que chacun soit prêt à entrer en relation avec lui. Sa patience est telle qu’elle peut durer toute une vie et ne jamais obtenir le résultat  espéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous réalisons que sa présence est effective en nous quand nous en ressentons du bien et que ce contact produit comme une sorte de bonheur en nous. Nous découvrons alors que la place  de Dieu était prévue  dans notre inconscient  depuis toujours, comme si nous étions conçus pour vivre avec lui, mais jamais il ne revendique cette place qui lui est due, si bien que sa présence est perçue comme un vide qui se comble, une absence qui devient présence, une soif d’absolu,e un désir qui ne saurait se dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une telle présence en nous qui crée des états d’âme heureux, qui apporte apaisement et délivrance est totalement différence de celle que l’on nous a appris toutes les fois que l’on nous a parlé de Dieu. Cette quiétude qui nous envahit  par sa présence devient la seule réalité de Dieu que le Père de Jésus voulait établir en  nous. Jésus nous a préparé lui-même à cette rencontre en faisant jaillir en nous le désir d’un Dieu  qui soit différent  de celui dont les hommes témoignent et que sans lui on n’aurait jamais pu imaginer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dieu qui apparaît comme un maître arbitraire pour les hommes et pour le monde, qui conduit ses projets  jusqu’à leur aboutissement sans les partager est en dehors de la pensée de Jésus Christ. Un Dieu qui jugerait et condamnerait, un Dieu qui ne serait compatissant qu’après  avoir  reçu le repentir et   qui n’accorderait son amour qu’après avoir sanctionné les coupables,  même faiblement, ce Dieu là n’est pas celui avec lequel nous pourrions avoir une total relation d’amour. Il nous faut donc oublier tout ce que l’on a appris sur Dieu et ne retenir de lui que ce que nous en avons perçu quand nous avons senti sa présence en nous, cœur à cœur. C’est alors que Dieu prendra un autre visage et que nous pourrons nous mettre à l’aimer en totalité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour que nous manifesterons à notre prochain deviendra alors le reflet de l’amour divin qui désormais nous habite. Ce sera  un mouvement naturel qui se fera sans que nous cédions aux exigences  que la bonté nous impose. Les choses se feront alors d’une manière tellement naturelle que c’est en considérant les actes que nous avons faits que nous reconnaîtrons que c’est l’amour de Dieu qui agit en nous comme conséquence inconsciente de l’amour que nous avons pour lui.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-fvrBAnNQBEw/Tn8-adPbqMI/AAAAAAAAB_o/napSDamFwSA/s1600/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B-%2BCopie.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 264px; height: 160px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-fvrBAnNQBEw/Tn8-adPbqMI/AAAAAAAAB_o/napSDamFwSA/s320/chagall-marc-amoureux-de-vence%2B-%2BCopie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5656308281247508674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour répondre à l’injonction de Jésus en aimant Dieu de tout notre cœur et notre prochain comme nous-mêmes, il nous faut tout oublier de ce que nous avons appris sur Dieu et nous préparer intérieurement à le laisser agir en nous. C’est alors que tout ce que la Bible nous a dit sur Dieu se tintera d’une autre couleur et prendra des reflets inattendus, car nous comprendrons que dans toutes les situations dont l’Ecriture témoigne, l’amour était premier en toute chose, si bien que fort de cette expérience, nous lirons notre Bible autrement. S’il reste encore des zones d’ombre en nous, c’est par la prière, c'est-à-dire par une relation encore plus approfondie avec Dieu qu’elles s’éclaireront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustrations Marc Chagall : l'amour&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-3017328202889823952?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/3017328202889823952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=3017328202889823952' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3017328202889823952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3017328202889823952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/09/matthieu-2234-40.html' title='Matthieu 22:34-40'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3jbyqAYjhLY/Tn89og57rYI/AAAAAAAAB_Y/7FlZf4bvANs/s72-c/chagall-marc-amoureux-de-vence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-3819089145454275231</id><published>2011-09-17T07:24:00.000-07:00</published><updated>2011-10-14T08:08:45.247-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Esaïe 45:1-6</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esaïe  45:1-6 :Un messie pour Israël -  dimanche  16 octobre 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="color: rgb(102, 0, 204); "&gt;1 Ainsi parle l'Éternel à son messie, à Cyrus,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt; Qu'il saisit par la main droite, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Pour terrasser les nations devant lui&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Et pour déboucler la ceinture des rois, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Pour ouvrir devant lui les deux battants,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Et que les portes ne soient plus fermées : &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;2 Je marcherai devant toi,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;J'aplanirai les pentes, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je briserai les portes de bronze&lt;/span&gt; &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-gmjp8DxDUEU/TnSwwxXRoZI/AAAAAAAAB-g/wrns1pehYfI/s1600/Cyrus%2B1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 265px; height: 307px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-gmjp8DxDUEU/TnSwwxXRoZI/AAAAAAAAB-g/wrns1pehYfI/s320/Cyrus%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5653337784187986322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Et je mettrai en pièces les verrous de fer.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;3 Je te donnerai des trésors enfouis, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Des richesses dissimulées, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Afin que tu reconnaisses&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Que je suis l'Éternel qui t'appelle par ton nom,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Le Dieu d'Israël.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;4 A cause de mon serviteur Jacob &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Et d'Israël, mon élu, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je t'ai appelé par ton nom, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je t'ai paré d'un titre,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Sans que tu me connaisses.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;5 Je suis l'Éternel, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Et il n'y en a point d'autre, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;A part moi il n'y a point de Dieu ; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Je t'ai pourvu d'une ceinture, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Sans que tu me connaisses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;6 C'est afin que l'on reconnaisse, &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;&lt;br /&gt;Du soleil levant au couchant,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Qu'en dehors de moi il n'y a que néant :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Je suis l'Éternel,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Et il n'y en a point d'autre.&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-6s72rwVXn-I/TnSxdzWZfHI/AAAAAAAAB-o/LpuPYLe0DMY/s1600/cyrus%2B3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 513px; height: 251px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-6s72rwVXn-I/TnSxdzWZfHI/AAAAAAAAB-o/LpuPYLe0DMY/s320/cyrus%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5653338557815290994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;édit de Cyrus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il un autre roi sur terre  qui fut  salué  par Dieu de la même manière que le fut Cyrus,  dans ce chapitre 45 du livre du prophète Esaïe  qui le qualifie de Messie, lui, un roi païen ? Ce titre était conféré en Israël aux descendants du roi David. Mais à l’époque où nous sommes, il n’y a plus de roi depuis cinquante ans.  Les notables d’Israël étaient partis en exil avec le dernier souverain vaincu par Nabukodonosor. Jérusalem était en ruines et les scorpions habitaient le temple dévasté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etait-il possible qu’un prince païen soit appelé par Dieu pour relever le trône renversé et restaurer un royaume qui avait disparu depuis deux générations ? Pourtant les paroles du prophète n’ont pas résonné dans le vide puisqu’elles ont été conservées dans les livres sacrées :   «  Ainsi parle l’Eternel à son Messie Cyrus qu’il a saisi par la main droite… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A connaissance humaine,  Cyrus ne s’est jamais vu signifier une telle prophétie ! Jamais le prophète Esaïe n’a approché le roi pour lui délivrer le message ! Alors comment un tel prodige a-t-il pu prendre corps dans la Bible  et devenir réalité ? La chose s’est bien produite, Israël est bien revenu de son lointain exil,  le temple fut rebâti et les murs de la ville relevés  sur ordre de Cyrus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle une vague de fond parcourant le croissant fertile au quatrième siècle avant notre ère,  les armées de Cyrus avaient renversé les souverains et réorganisé les royaumes. Le  nouveau conquérant s’empara même de Babylone et rien ne put arrêter l’armée de Cyrus qui vola de conquêtes en conquêtes.  A la différence des autres envahisseurs,  il ne sema pas la désolation sur son passage. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-JnUt2OhKs1s/TnSyAmSDrFI/AAAAAAAAB-w/nQnZNJfiFoM/s1600/Cyrus%2B2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 278px; height: 326px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-JnUt2OhKs1s/TnSyAmSDrFI/AAAAAAAAB-w/nQnZNJfiFoM/s320/Cyrus%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5653339155602844754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les rois détrônés ne perdirent pas la vie et ne furent pas envoyés en exil, mais se trouvèrent rétrogradés au rang de gouverneur. Les peuples ne furent pas déplacés comme cela avait été le cas auparavant, et ceux qui l’avaient été jadis  retrouvèrent leurs anciennes patries. Un Edit publié par Cyrus précisa alors le droit des peuples. Ce document est considéré par les historiens modernes comme une première déclaration des droits de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En exil à Babylone le prophète  Esaïe  assistait à ce grand bouleversement politique et social.  Il avait vu le roi du moment détrôné, mais son sang n’avait pas coulé, il était devenu un gouverneur provincial. Le culte du Dieu Mardouk avait subsisté et ses statues n’avaient pas été renversées. Un mieux être semblait s’installer  et l’espérance d’un retour prochain devenait une réalité. Il était clair que pour le prophète ce nouvel état des choses correspondait  aux prophéties formulées  par ses prédécesseurs : le premier Esaïe et Jérémie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prophète Esaïe mentionné ici est un prophète anonyme  qui vivait à l’époque de l’exil et dont les écrits ont été  publiés à la suite de ceux du prophète Esaïe, c’est pourquoi il est convenu de l’appeler le second Esaïe. Il  vivait  donc 150 ans après le premier.  Les prophètes qui l’avaient précédé se réclamaient d’un Dieu bon, prompt à la justice, lent à la colère, qui récusait la force. Il espérait que le roi soit pour lui un instrument de paix et assure le bonheur de ses peuples. Un seul roi, Josias avait correspondu à cet idéal et avait entrepris une grande réforme qui allait dans ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres par contre avaient continué à  voir en Dieu un Dieu fier et autoritaire qui se satisfaisait dans la soumission des peuples et  trouvait sa gloire dans les victoires des armés royales. Le clergé du Temple soutenait cette  position et organisait la persécution de ces prophètes semeurs de troubles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire donna raison aux prophètes contre les rois. Entêtés dans leur vision des choses ils conduisirent leur peuple à la ruine et à la destruction.  Contrairement à l’habitude qui veut que les dieux des peuples vaincus disparaissent après la défaite, le Dieu d’Israël et son culte subsista en exil, sans roi, sans clergé et sans temple. La vision de Dieu qu’avaient donnée les prophètes avait  subsisté alors que l’image de Dieu imposée, par le clergé et les rois s’était effacée.  Ainsi sur la terre de l’exil, le culte  du Dieu unique, Dieu de miséricorde et de bienveillance,  s’imposa, mais d’une toute autre manière qu’auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cyrus surgit donc sur la scène politique au moment  où ce  nouveau courant de pensée concernant Dieu s’imposait et redonnait de l’espoir au peuple en exil.  Il n’est pas étonnant alors qu’on considéra le conquérant  comme celui qui allait relever le peuple d’Israël vaincu et restaurer le culte de son Dieu. Bien que païen il portait en lui les qualités  du souverain tel que les prophètes  les avaient décrites.  Tolérant vis à vis des vaincus, il le fut aussi vis-à-vis des religions qui n’étaient pas la sienne. Il ne s’opposa à aucun culte et favorisa même les cultes bafoués, c’est ainsi qu’il ordonna le retour des juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple. Mais il n’ordonna pas davantage. Ce ne fut ni une restauration de la souveraineté ni une restauration de l’état.  Cela n’advint que beaucoup plus tard.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-JwMPCjIvlvU/TnSyWyiaZaI/AAAAAAAAB-4/wWwjv90iF-s/s1600/Cyrus%2B5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 222px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-JwMPCjIvlvU/TnSyWyiaZaI/AAAAAAAAB-4/wWwjv90iF-s/s320/Cyrus%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5653339536849790370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les juifs exilés avaient retrouvé espoir  parce qu’ils avaient conforté leur foi en ce Dieu de miséricorde qui favorise la justice  et qui s’oppose à la violence, c’est pourquoi la période de l’exil fut vécue comme une Réforme  théologique radicale qui ne s’appuyait plus sur la monarchie de droit davidique, ni même sur les solennités du temple démoli, mais sur  le culte en esprit et sur la sagesse que Dieu inspire au cœur des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet esprit on entreprit alors la rédaction des textes fondateurs de cette nouvelle pensée. Les écrits des prophètes furent repris, le Deutéronome fut  actualisé et tous les textes que la tradition avait conservés furent écrits ou réécrits.  Au contact des autres religions, la pensée théologique des juifs  fut  approfondie. Elle  fut  amenée à  se préciser et à se radicaliser.  Les courants théologiques rivalisèrent entre eux et s’exprimèrent en diverses écoles dont on trouve encore la trace  dans les Bibles actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette effervescence intellectuelle et spirituelle a été dominée par cette image de Dieu héritée des prophètes. Stimulée par la perspective d’un retour prochain elle  produisit beaucoup de textes conservés aujourd’hui dans nos Bibles. Même les textes bibliques qui nous paraissent porteurs des violences du passé portent la trace de cette nouvelle vision des choses. Le  Dieu qui préconisait les conquêtes  s’est fondu dans l’image de celui qui réclamait la justice et la miséricorde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant l’histoire passant, les événements se succédant,  c’est toujours cette image du Dieu violent qui transparaît encore aujourd’hui.  Les textes qui nous en parlent  sont bien réels. Il  ne faut pas les écarter, mais il faut apprendre à les lire en considérant  que les anciens qui nous les ont transmis  n’ont pas voulu les réécrire de peur  de les défigurer, car ils faisaient  partie de l’héritage qu’ils avaient reçu. Mais malgré la violence qu’ils décrivent, ils parlent aussi de la tendresse de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, si   nous retenons trop souvent, à partir des Ecritures,  l’image de ce  dieu violent que nous contestons, c’est sans doute parce que  nous avons la nostalgie d’un Dieu tout puissant et victorieux qui nous conforterait dans nos positions.  Mais le culte  de ce Dieu avait déjà été rejeté 4 siècles avant notre ère par ceux qui ont produit la dernière rédaction de nos Bibles. Les peuples n’ont jamais renoncé à justifier leur propre violence en s’appuyant sur lui. Pourtant son culte a apporté tant de désastres sur cette terre que la sagesse humaine aurait du le rejeter  depuis longtemps.&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-PzNXJg1wULU/TnSyuv_lbOI/AAAAAAAAB_A/W2IQbmZoY7Q/s1600/Cyrus%2B4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 256px; height: 192px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-PzNXJg1wULU/TnSyuv_lbOI/AAAAAAAAB_A/W2IQbmZoY7Q/s320/Cyrus%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5653339948483701986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes encore réticents à adopter la vision de Dieu que nous ont transmis les prophètes et que Jésus a retenue pour sa part. Cette image du Dieu des prophètes a cependant imprégnée tous les écrits.  C’est eux qui au cours des siècles ont ouvert la voie à Jésus Christ  qui a d’abord été perçu comme l’un d’entre eux avant que l’on voit en lui l’image du Messie et du fils de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le tombeau de Cyrus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;Pour cette même semaine, la liste de lecture propose aussi  un texte sur Matthieu 22:15-21. Nous avons publié en octobre 2008 un sermon sur ce sujet que je vous donne ici en appendice.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font: minor-latin"&gt;M&lt;span class="Apple-style-span"&gt;atthieu 22 :15-21&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font: minor-latin"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;(Publié sur ce site&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;le 12 octobre 2008. C’est le sermon qui a été le plus visité sur mon blog)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Alors les pharisiens allèrent se consulter sur le moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font: minor-latin"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: medium; "&gt;Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les Hérodiens : Maître lui dirent-il, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Dieu en toute vérité, sans redouter personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes.&lt;/span&gt;&lt;span&gt;  &lt;h1&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Dis-nous donc ce que tu en penses. Est-il permis ou non de payer le tribut à César &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:&amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-theme-font:minor-latin"&gt;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Mais Jésus qui connaissait leur malice répondit : Pourquoi me mettez-vous à l’épreuve, hypocrites ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paye le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Il leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;De César lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;Etonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent et s’en allèrent.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri, sans-serif; "&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-family: Arial, sans-serif; "&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if gte vml 1]&gt;&lt;v:shapetype id="_x0000_t75" coordsize="21600,21600" spt="75" preferrelative="t" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" filled="f" stroked="f"&gt;  &lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;  &lt;v:formulas&gt;   &lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;   &lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;  &lt;/v:formulas&gt;  &lt;v:path extrusionok="f" gradientshapeok="t" connecttype="rect"&gt;  &lt;o:lock ext="edit" aspectratio="t"&gt; &lt;/v:shapetype&gt;&lt;v:shape id="Image_x0020_2" spid="_x0000_s1026" type="#_x0000_t75" alt="http://tbn0.google.com/images?q=tbn:3Ktj0Zzpo52BDM:http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg" href="http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg" target="_top" style="'position:absolute;margin-left:168pt;margin-top:.45pt;" button="t"&gt;  &lt;v:fill detectmouseclick="t"&gt;  &lt;v:imagedata src="file:///C:\Users\Jean\AppData\Local\Temp\msohtmlclip1\01\clip_image001.jpg" href="http://tbn0.google.com/images?q=tbn:3Ktj0Zzpo52BDM:http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg"&gt;  &lt;w:wrap type="square" side="right"&gt; &lt;/v:shape&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !vml]--&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;a href="http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg" target="_top"&gt;&lt;img border="0" width="157" height="121" src="file:///C:/Users/Jean/AppData/Local/Temp/msohtmlclip1/01/clip_image002.jpg" align="left" hspace="12" alt="http://tbn0.google.com/images?q=tbn:3Ktj0Zzpo52BDM:http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg" shapes="Image_x0020_2" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/18/bourse3.jpg" target="_top"&gt;&lt;span style="font-family: Arial, sans-serif; text-decoration: none; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family:&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Matthieu 22/15-22&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Dès que l’on parle d’argent la méfiance s’installe et les conversations prennent une autre tournure, car c’est l’argent qui provoque les cassures au sein de la société ou même au sein des familles. Il y a ceux qui ont de l’argent et il y a ceux qui n’en ont pas. A partir de ce fait incontournable, chacun y va de son couplet. Pour les uns il s’agit de le décrier comme la pire des choses quant aux autres ils s’accordent à dire que puisqu’il est nécessaire, il faut bien s’en accommoder. Dans la vieille Europe l’argent était considéré comme impur, c’est pourquoi on a laissé les marginaux s’en occuper: les Juifs d’abord, les Protestants ensuite. A eux de se salir les mains avec l’argent qui souille et pervertit, puisqu’ils étaient hors de l’Eglise - entendre hors du salut -&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;A eux aussi de le faire fructifier pour ceux qui le leur confiaient et espéraient en tirer des bénéfices. On voit que l’hypocrisie des milieux religieux n’est pas nouvelle&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;On dit que l’argent est le nerf de la guerre et que c’est lui qui fait marcher le monde. Le phénomène de la mondialisation nous montre que ce sont les détenteurs de grosses fortunes qui gèrent le destin de la planète à l’instar des hommes politiques qui sont obligés de s’aligner pour garder l’illusion de gouverner. La toute récente actualité prétend le contraire aujourd’hui – mais cela reste à démontrer !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Quiconque veut avoir de l’influence en ce bas monde, quiconque veut faire valoir une idée a besoin d’argent pour séduire les médias et payer leur temps de pub ou d’antenne. Pour cela il doit se trouver un mécène disait-on jadis, un sponsor dit-on aujourd’hui, qui le soutient pour le prix de son talent ou de sa vertu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Forcément ceux qui manient l’argent et qui ont du pouvoir grâce à lui cherchent à légitimer ce pouvoir en cherchant la caution de Dieu. C’est ce que font les&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;interlocuteurs de Jésus, nous&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;allons y revenir. Ils étaient déjà dans le courant moderne de notre temps. Le modernisme a besoin d’idées généreuses pour donner de la vertu à l’argent. C’est ainsi que les multinationales achètent des parts de bonnes actions auprès des ONG et à défaut de vertu s’acquièrent une morale. C’était aussi le but des prêtres du Temple de Jérusalem qui essayaient de trouver des valeurs morales au prélèvement de la dîme. La suite nous montrera que leur quête était sans fondement théologique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Ne soyons donc pas surpris si les gens de pouvoir ont cherché à s’allier avec les gens qui relèvent du domaine spirituel, à moins que ce soit le contraire, car le mouvement va dans les deux sens. Cela est connu comme le principe de l’alliance du trône et de l’autel. L’Ecriture semble pourtant avoir mis des garde-fous en opposant Dieu et Mammon : « on ne peut servir Dieu et Mammon » disait Jésus et les hommes puissants de rétorquer : « nous ne servons pas l’argent, nous nous en servons&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;pour servir Dieu. »&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Ce faisant,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;ils se comportent en bons théologiens, car c’est ainsi que Dieu entend les choses. Il nous confie l’argent comme un des nombreux outils qu’il met à notre disposition pour gérer heureusement l’évolution harmonieuse de la planète. C’est ainsi que les choses doivent fonctionner. C’est ainsi que l’homme a été prévu dès l’origine pour gérer la création. Mais les narrateurs de la Bible ont bien vu que cela ne cadrait pas avec la réalité. L’homme&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;exploite plus la création qu’il ne la valorise. Pour remédier à ce constat désastreux, on a introduit le récit de la chute au milieu des récits de la création. Si nous sommes attentifs aux événements qui mettent notre société en émoi nous pourrons constater que la chute a été vertigineuse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Pourtant, il&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;est une tradition qui découle de l’Evangile et qu’on élève au rang de vertu: c’est la pauvreté volontaire. C’est ce que l’on retrouve dans les voeux monastiques. On est pauvre individuellement, mais on vit au sein d’une communauté qui gère l’argent de la collectivité pour le mieux être de chacun et des autres. Cet idéal que nous admirons a hélas montré qu’il pouvait être perverti. Les sectes mondialement connues ont profité de cet idéal pour asseoir leur pouvoir a des fins de dominations et non pas&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;d’édification. A tout bon scientologue: Salut!&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Salut aussi à la foultitude&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;de toutes les communautés qui se sont engouffrées dans la brèche utilisant&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;la vie en collectivité&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;pour cautionner leur soif de pouvoir et de domination sur l’autre par l’appropriation de ses biens. L’idéal monastique, mal conçu peut donner une perversion qui relève plus du pouvoir du diable que de la candeur angélique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Ces quelques idées, glanées de ci, de là dans l’actualité nous permettent de comprendre l’ampleur du piège que l’on tend à Jésus quand on&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;lui demande de choisir entre le pouvoir de l’argent et le pouvoir spirituel.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Jésus sait que l’argent donne du pouvoir à celui qui en possède. Il sait que l’empereur s’enrichit ouvertement sur le dos des citoyens. Il sait aussi que les prêtres du Temple s’enrichissent sur le dos du bon peuple en lui laissant croire que Dieu cautionne la dîme et l’impôt ecclésiastique. Jésus va s’arranger pour ne pas leur donner tort sans leur donner raison, car pour lui ils sont à mettre du même côté que l’empereur. L’histoire montrera en effet que la foi juive subsistera fort bien après la destruction du Temple et que la fortune des prêtres amassée grâce à la dîme ne servait à rien. Voila pour les juifs, on parlera des chrétiens&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;plus loin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Jésus ne tombe pas dans le piège. Donnez à chacun ce qui lui revient dit-il. Le problème ne se pose pas au niveau de&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;l’empereur. L’empereur récupère auprès des citoyens l’argent dont il a besoin. Mais le problème va se poser au niveau de Dieu. Dieu a-t-il besoin d’argent? . «  Rendez à l’empereur ce qui lui est du et à Dieu ce qui lui revient. » Pour l’empereur, on l’a vu, ça ne se discute pas.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Ce qui lui revient c’est une partie de notre argent.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Jésus ne précise pas ce qui revient à Dieu: La dîme, l’impôt ecclésiastique ou autre chose? En fait,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Dieu n’a pas besoin d’argent, en tout cas pas de la même façon que l’empereur.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Mais les hommes qui se disent au service de Dieu ont besoin d’argent. Quant à Dieu lui-même, c’est un autre problème. Tout appartient à Dieu, tout doit&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;lui revenir y compris l’argent que l’empereur nous&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;prend! Il n’y a pas de partage entre le temporel et le spirituel. Tout va à Dieu, tout relève de Dieu. Cela appartient du domaine de la foi et ce n’est pas avec de l’argent que l’on rend son du à Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;L’empereur nous prend ce qu’il ne nous a pas donné. En effet, l’impôt est une ponction sur nos revenus faite par le pouvoir en place. A l’opposé, Dieu nous donne ce qu’il nous demande de lui donner. C’est au niveau de l’amour que ça se passe. Dieu nous donne son amour et espère le nôtre. La relation n’est pas du tout, au même niveau que l’argent de l’empereur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Si je dis que l’on doit seulement notre amour à Dieu, le trésorier de la paroisse ne va pas être content. Certes on peut manifester son amour à Dieu de plusieurs façons, avec son argent, avec son temps, avec son talent; avec ses dons, mais toutes ces choses que l’on donne à Dieu ne sont que des outils pour lui manifester notre amour qui demeure premier. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Mais que l’on y prenne garde, tout cela peut&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;être perverti.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Car certains pensent que l’on peut capitaliser toutes ces choses que l’on est sensé faire pour Dieu et qu’on peut espérer des avantages en retour. Plus on aura fait de gestes qui plaisent à Dieu pensent-on,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;plus notre place dans le Royaume sera assurée.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;C’est, sans doute la manière la plus mesquine d’apprécier nos actions car elle sous-entendrait que Dieu pourrait échanger notre amour contre des bonnes actions. L’amour ne s’échange pas, il ne se monnaie pas, on ne le capitalise pas bien&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;sûr, il n ’ a aucune valeur marchande. Il ne se manie pas comme de l’argent. Pour subsister, l’amour doit continuellement se manifester, car comme notre coeur, notre amour est vivant et il doit être en activité sous peine de mort. Si l’amour de Dieu nous fait vivre, Dieu a besoin de notre amour pour exister lui aussi&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;aux yeux du monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;"&gt;Nous sommes donc sur un tout autre registre que celui de l’impôt que l’on paye au roi ou à l’institution ecclésiastique. Notre relation a Dieu ne profite à personne si non à Dieu lui-même, pour son propre bien-être. C’est cela&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;la gratuité du salut, c’est de savoir que l’on aime Dieu sans espérer de récompense de lui puisque nous avons déjà tout reçu. Son amour est total et il demande que nous le lui rendions totalement. C’est pourquoi Dieu réclame seulement notre amour et rien que notre amour. «  Aime et fais ce que voudra » disait saint Augustin. Et Rabelais fit graver cette devise sur le fronton de l’abbaye de Thélème. Quant à notre argent il ne devrait nullement être concerné par notre relation à Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-3819089145454275231?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/3819089145454275231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=3819089145454275231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3819089145454275231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3819089145454275231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/09/esaie-451-6.html' title='Esaïe 45:1-6'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-gmjp8DxDUEU/TnSwwxXRoZI/AAAAAAAAB-g/wrns1pehYfI/s72-c/Cyrus%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-6211136983766717320</id><published>2011-09-11T08:04:00.000-07:00</published><updated>2011-10-14T07:51:27.491-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 22: 1-14</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 238);"&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Parabole des noces &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;dimanche 9 octobre 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-z56Uk3mDwhY/TmzPwoGRMUI/AAAAAAAAB94/GNn00KFu7go/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B4.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://2.bp.blogspot.com/-dYXsbmDt-xI/TmzPOuvt2CI/AAAAAAAAB9w/dlku1XBgqp0/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B4.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://2.bp.blogspot.com/-fSz8PBSDEf4/TmzO8iwthoI/AAAAAAAAB9o/HqesoMPWFwg/s1600/le%2Bgrand%2Bfestin%2B1%2B16%2Beme%2Bsi%25C3%25A8cle.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 179px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-fSz8PBSDEf4/TmzO8iwthoI/AAAAAAAAB9o/HqesoMPWFwg/s320/le%2Bgrand%2Bfestin%2B1%2B16%2Beme%2Bsi%25C3%25A8cle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651119171961718402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Matthieu 22 :1-14&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;La parabole des noces&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;1 Jésus leur parla encore en paraboles ; il dit : 2 Il en va du règne des cieux comme d'un roi qui faisait les noces de son fils. 3 Il envoya ses esclaves appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir. 4 Il envoya encore d'autres esclaves en leur disant : Allez dire aux invités : « J'ai préparé mon déjeuner, mes bœufs et mes bêtes grasses ont été abattus, tout est prêt ; venez aux noces ! » 5 Ils ne s'en soucièrent pas et s'en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son commerce ; 6 les autres se saisirent des esclaves, les outragèrent et les tuèrent. 7 Le roi se mit en colère ; il envoya son armée pour faire disparaître ces meurtriers et brûler leur ville. 8 Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes. 9 Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. 10 Ces esclaves s'en allèrent par les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie de convives. 11 Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu d'habit de noces. 12 Il lui dit : Mon ami, comment as-tu pu entrer ici sans avoir un habit de noces ? L'homme resta muet. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et chassez-le dans les ténèbres du dehors ; c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents. 14 Car beaucoup sont appelés, mais peu sont choisis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-R_Lz6hOCgZ0/TmzQcZvA4hI/AAAAAAAAB-A/y6U6yvtRgyY/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 517px; height: 360px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-R_Lz6hOCgZ0/TmzQcZvA4hI/AAAAAAAAB-A/y6U6yvtRgyY/s320/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651120818806120978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Qu’aurait-on dit, si&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;au mariage du prince William un des invités était venu en blue-jeans et polo avec des savates aux pieds ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;L’humour britannique aurait peut être trouvé une telle attitude courageuse, géniale ou choquante. Il y a fort à parier que les services du protocole auraient&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;réagi fermement&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et auraient opté pour&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;une attitude conforme à celle de la parabole. Cependant, à part le fait que dans les deux cas, il s’agissait de noces royales, la situation n’était pas la même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Dans le contexte de la parabole, il ne s’agissait pas de pousser vers la sortie un lord provoquant ou arrogant, il s’agissait d’exclure un va-nu-pieds&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ramassé dans les faux bourgs mal famés et contraint par les forces de l’ordre de se joindre aux invités qui étaient tous comme lui, des marginaux que l’on n’avait pas prévu d’inviter et qui se trouvaient contraints et forcés d’entrer dans la salle du banquet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Tout nous choque &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;dans cette affaire, à commencer par l’attitude du roi. Il s’en est d’abord pris  à ses invités indélicats qu’il a fait tuer, puis il a bouté hors de sa salle à manger ce pauvre bougre qui n’avait pas le vêtement requis. Il n’avait sans doute pas les moyens ni la possibilité de se changer tant l’affaire avait été mené rondement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ses co-invités étaient &lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-EdRnFjeS7IE/TmzTCV2ZhLI/AAAAAAAAB-I/EyJpFUB_vjk/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B3%2Bjpg.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 232px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-EdRnFjeS7IE/TmzTCV2ZhLI/AAAAAAAAB-I/EyJpFUB_vjk/s320/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B3%2Bjpg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651123669621638322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;dans la même situation, semble-t-il, et pourtant il ne leur est rien arrivé de fâcheux, c’est bien là le problème ! Comment alors expliquer l’attitude du roi qui nous parait inconvenante ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Quand on veut, on peut, dira-t-on. Malgré ses haillons,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;il avait sans doute les moyens de faire apparaître ouvertement qu’il était à la fête. C’est ce que les autres avaient certainement fait. Mais comment s’y étaient-ils pris ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;A nous de l’imaginer : une fleur des champs à la boutonnière, une plume d’oiseau au chapeau, un simple coup de brosse sur la poussière de leur pantalon, que sais-je encore ? Il y a, en tout cas, un minimum qu’il aurait pu faire et qu’il n’a pas fait. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Mais prenons un peu de distance avec cette parabole que nous avons de la peine à expliquer et essayons de percer l’intention de Jésus. Il est clair que Jésus veut signifier que les invités, c'est-à-dire les&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dignitaires juifs, pharisiens, scribes et consorts n’auraient pas leur place dans le Royaume que Jésus était venu annoncer. C’est là un constat récurant pour qui a un peu de pratique dans la lecture des paraboles du Royaume. Ceux&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à qui était destiné la bonne nouvelle de Jésus l’ayant refusée, ce sont d’autres moins dignes que les premiers qui &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;devaient les remplacer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Bon nombre des premiers chrétiens faisaient partie de ces gens marginalisés&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;par les scribes et les pharisiens, certains même dans la toute première génération ont été recrutés parmi les païens. Ils ont du se reconnaître dans ces invités de la dernière heure. Plus aucune contrainte n’était désormais exigée pour faire partie de ce nouveau peuple de Dieu.&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;Mais cette parabole, dans un contexte aussi farouche nous apprend que tous ne&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;sont pas les biens venus et que malgré l’invitation générale, tous ne sont pas invités.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;L’exclusion de cet homme, sans vêtement de fête, apporte un démenti&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;fâcheux à notre espérance et jette le trouble dans notre esprit.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Voila que notre théorie sur la gratuité du salut se trouve malmenée. Elle est même remise en cause et nous nous demandons ce qu’il en est de notre théologie de la grâce.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;On remarquera que cette parabole ne figue pas dans l’Evangile de Marc qui est le plus ancien des Evangiles. Par contre cette même parabole est rapportée dans l’Evangile de Luc sous une forme qui pourrait nous paraître édulcorée. Luc l’a simplifiée. Dans le texte qu’il transmet, Il n’y a plus de roi, c’est un riche bourgeois qui le remplace. Les invités qui refusent de venir s’excusent poliment et on ne leur fait aucun mal.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Personne n’est exclu de la salle du banquet. Luc a-t-il adouci volontairement les rugosités d’une parabole, venue d’une autre tradition que &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Marc &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;ne connaissait pas et que Matthieu aurait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;trouvée ailleurs et aurait conservée dans toute sa dureté ? On peut même se demander si Jésus n’a pas raconté cette parabole dans deux situations différentes, ce qui&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;expliquerait la différence des textes transmis par les deux évangiles. Nul ne le sait. La seule chose que l’on sait, c’est que Matthieu a rapporté quant à lui, un détail navrant dont&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Ljor0L2wi0E/TmzUSffZJUI/AAAAAAAAB-Q/ePp7beeJyz8/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B5%2Bjpg.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 305px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Ljor0L2wi0E/TmzUSffZJUI/AAAAAAAAB-Q/ePp7beeJyz8/s320/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand.%2B5%2Bjpg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651125046599034178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt; il nous faut ici rendre compte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Comme dans toutes les paraboles, il y a des incohérences. Outre l’histoire de l’habit de noce,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dont on n’a toujours pas trouvé d’explication, il y a la violence du roi qui fait tuer et assassiner les invités indélicats et détruire leurs villes si bien qu’on a du mal à reconnaître dans ce roi le Père dont Jésus se réclame. On verrait plutôt en lui ce Dieu autoritaire et jaloux qui faute d’être aimé et respecté préfère détruire et tuer tout ce qui ne se soumet pas à sa volonté. Il agit comme le Dieu qui décida du déluge et de la destruction de l’humanité insoumise. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Selon certains chrétiens c’est ce même Dieu qui présiderait encore à la destinée de chacun.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Après&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;avoir rejeté son peuple élu qui n’aurait pas reconnu en Jésus le Messie, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;il exigerait de son nouveau peuple, la même obéissance&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et quiconque ne se soumettrait pas à sa loi serait passible d’un jugement encore plus sévère que par le passé. Quiconque n’aurait pas la bonne confession de foi se verrait rejeté dans les ténèbres du dehors. Voila l’inquisition&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et les guerres de religions à nouveau justifiées. Tous ceux qui sont adeptes d’un évangile pur et dur où la justice&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;devance le pardon&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;se trouvent ici confortés dans leur intégrisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Cette parabole dans laquelle nous ne reconnaissons pas Dieu dans le personnage du roi et dont nous contestons la conclusion nous a-t-elle été donnée comme un contre évangile qui par voie de déduction nous amènerait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à trouver en opposition le vrai évangile? C’est sans&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;doute la tentation dans laquelle je suis en train de vous entraîner, comme si Jésus se permettait de prêcher le faux pour qu’on découvre le vrai.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais tel n’est pas le fonctionnement habituel de sa pensée. Serait-ce alors un procédé littéraire propre à Matthieu ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pas davantage ! Mais &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pourquoi &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;faire compliqué  quand on peut faire simple ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Revenons donc à cette histoire de vêtement qui n’est pas conforme à ce qu’il devrait être. Ce n’est pas la première fois que la Bible accorde une valeur symbolique au vêtement. Le vêtement prend parfois une signification particulière dans la relation de l’homme à Dieu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Dans le jardin d’Eden, une fois leur faute commise, Adam et Eve ne veulent plus paraître nus devant Dieu. Ils se bricolent alors des pagnes en feuillage. C’est Dieu lui-même qui leur confectionne un vêtement décent pour qu’ils puissent paraître devant lui. Le Grand prêtre lui-même devait porter un vêtement spécial pour assurer ses fonctions devant Dieu dans le Temple. Dans l’Evangile on nous raconte l’histoire de ce jeune homme qui laissa son vêtement aux mains des soldats et partit tout nu pour ne pas se faire arrêter en même temps que Jésus. Il&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;perdit son vêtement pour prix de son infidélité. Inversement, dans l’Evangile de Jean c’est Pierre qui était nu&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;alors qu’il était à la pêche et qui se revêtit pour se rendre acceptable devant Jésus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;La mention du vêtement ici n’est donc pas sans importance. C’est par lui qu’on peut être &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;reconnu comme acceptable devant Dieu.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La parabole en dépit de ses &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;aspects insupportables se&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;déroule dans une ambiance de fête.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Malgré les violences qui y sont relatées, malgré la brutalité des événements, malgré l’attitude arbitraire du roi, malgré tout ce qui nous pousse à rejeter cette parabole et à la qualifier d’inacceptable, elle implique une attitude de fête et de joie. Elle pourrait très bien&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;caractériser l’attitude du chrétien&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;dans notre société&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;moderne. En effet, on prétend aujourd’hui que la violence s’accroît, on nous dit que nous sommes dans l’insécurité, mais Dieu n’a-t-il pas mis en nous l’espérance qui devrait se manifester par une sérénité affichée, et&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;par une confiance&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;affirmée en l’avenir.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Gt1I6UcHBnw/TmzUtPYaYQI/AAAAAAAAB-Y/KWS87fyvv1c/s1600/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 226px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Gt1I6UcHBnw/TmzUtPYaYQI/AAAAAAAAB-Y/KWS87fyvv1c/s320/Le%2BGrand%2Bfestin%2BClermont-Ferrand%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651125506131255554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Malgré la réalité d’une société violente et injuste, malgré l’arbitraire des pouvoirs en&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;place, malgré la fausse image de Dieu que l’on essaye de nous asséner,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Jésus nous demande d’afficher notre sérénité face aux événements et notre confiance en ce Dieu qui n’est pas nommé ici mais qui est l’objet de notre espérance. C’est l’espérance&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;affichée&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui doit révéler notre foi. Il nous faut &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;donc manifester ouvertement que nous croyons possible la venue de ce Royaume de paix annoncé par Jésus. Nous devons donc rendre visible notre sérénité&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;comme on le ferait &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;d’un vêtement de noce. Espérance et sérénité, voila ce qui se cache derrière ce vêtement&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;mystérieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Les images viennent du Musée de Clermont-Ferrand&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-6211136983766717320?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/6211136983766717320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=6211136983766717320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6211136983766717320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/6211136983766717320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/09/matthieu-22-1-14.html' title='Matthieu 22: 1-14'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-fSz8PBSDEf4/TmzO8iwthoI/AAAAAAAAB9o/HqesoMPWFwg/s72-c/le%2Bgrand%2Bfestin%2B1%2B16%2Beme%2Bsi%25C3%25A8cle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-5160450660823868883</id><published>2011-09-02T09:18:00.000-07:00</published><updated>2011-09-02T09:46:56.799-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 21 :33 -46</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La parabole des vignerons dimanche  2 octobre 2011&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-KvRowyS-sNw/TmEDGmCd8YI/AAAAAAAAB8w/jVUhD-o5W1g/s1600/vignerons%2B5%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 143px; height: 171px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-KvRowyS-sNw/TmEDGmCd8YI/AAAAAAAAB8w/jVUhD-o5W1g/s320/vignerons%2B5%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647798819524309378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;La parabole des  vignerons&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Matthieu 21 : 33-46&lt;/i&gt;&lt;i&gt;  &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt;Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. 34 A l'approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. 35 Les vignerons prirent ses esclaves ; l'un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. 36 Il envoya encore d'autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. 37 Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » 38 Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C'est l'héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. »39 Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40 Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-oCN3SVI0GJs/TmEDUsLPfCI/AAAAAAAAB84/zVlvp6EEzX0/s1600/vignerons%2B6%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 164px; height: 216px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-oCN3SVI0GJs/TmEDUsLPfCI/AAAAAAAAB84/zVlvp6EEzX0/s320/vignerons%2B6%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647799061689891874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt; ces vignerons ? 41 Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d'autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps.&lt;/i&gt;&lt;i&gt;42 Jésus leur dit : N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures :&lt;/i&gt;&lt;i&gt;C'est la pierre que les constructeurs ont rejetée&lt;/i&gt;&lt;i&gt;qui est devenue la principale, celle de l'angle ;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;cela est venu du Seigneur,&lt;/i&gt;&lt;i&gt;c'est une chose étonnante &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt;à nos yeux.&lt;/i&gt;&lt;i&gt;43 C'est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits. 44 Quiconque tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l'écrasera.&lt;/i&gt;&lt;i&gt;45 Après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux qu'il parlait ; 46 ils cherchaient à le faire arrêter, mais ils eurent peur des foules, parce qu'elles le tenaient pour un prophète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on cherche  à trouver le sens de cette parabole en regardant seulement le titre qu’en donnent les traductions les plus usuelles de nos Bibles, on constatera que les éditeurs nous engagent à lire ce texte comme si les ouvriers qui travaillent  dans la vigne étaient mauvais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet les titres qui sont donnés  à ce passage dans  les Bibles sont les suivants:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- parabole des vignerons ( Colombe)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- parabole des vignerons homicides ( Jérusalem)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- parabole des vignerons mauvais ( Chouraqui)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Les métayers révoltés ( TOB)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un seul de ces titres est neutre par rapport aux vignerons. Les  autres ont déjà formulé un jugement négatif sur eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-0Iusx56mwVM/TmEEVw6bMBI/AAAAAAAAB9A/8pWPCgq5hRo/s1600/vignerons%2B%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 427px; height: 212px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-0Iusx56mwVM/TmEEVw6bMBI/AAAAAAAAB9A/8pWPCgq5hRo/s320/vignerons%2B%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647800179653029906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant même d’avoir commencé la lecture du textes, les vignerons sont désignés comme des méchants, si bien que notre opinion est déjà  faite avant d’avoir commencé à lire. Il n’est  pourtant  pas évident que les vignerons soient coupables. Cela dépend du  regard que l’on porte sur le droit en vigueur. Les éditeurs font intervenir dans les titres qu'ils ont donnés les reflets du droit de notre société occidentale orientée vers le respect absolu de la propriété. Si nous lisions cette parabole dans une autre société que la nôtre, celle où la maffia par exemple  règne en maître on donnera  d'autres titres que ceux que j'ai cité: on aura par exemple:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- histoire d'une révolution avortée ou&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- échec de la libération.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N’oublions pas qu’un des textes fondateurs de la Bible nous parle de la révolte des esclaves égyptiens conduits par  Moïse avec la bénédiction de Dieu. Pour Moïse l'aventure a réussi, pour les vignerons, elle a échoué.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Concentrons-nous sur l’attitude du propriétaire. Il se comporte d'une manière irresponsable et lâche. Je  ne peux en aucune manière l'identifier à Dieu. Il abandonne les vignerons à leur tâche et se contente d'envoyer des serviteurs pour réclamer son argent. Il n'établit aucune relation humaine avec ses ouvriers, il n'y a  aucun échange. Il ne reconnaît pour justifier son comportement que le droit établi en faveur des privilégiés. Comble de lâcheté le propriétaire envoie son propre fils mater la révolte, et ce fils se fait tuer. Sans  que l'on ne sente aucun chagrin chez lui, on nous   décrit simplement les représailles qu'il ordonne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut être  êtes vous irrités par cette entrée en matière, peut-être vous demandez-vous si  je n'essaye pas de justifier quelques concepts  appartenant au  courants de la théologie de la libération chers aux pays d'Amérique Latine et condamnés par le pape ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pense seulement que si on veut comprendre le message de Jésus, il faut le nettoyer de tous ce que les siècles ont accumulé de traditions à son sujet. Cela nous amène dans un premier temps à comprendre  que si Jésus  donne tort aux vignerons, il ne leur donne pas tort pour les raisons sociales   qui nous viennent à l'esprit. Jésus ne leur donne pas tort d'avoir molesté les serviteurs et tué le fils, même si cela nous choque, il leur donne tort d'avoir voulu contraindre leur maître à changer de comportement vis à vis d'eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il leur donne tort d'avoir rompu le contrat qui les liait à leur maître en lui confisquant  le droit d'être le maître. Qu'il soit loin ou près, qu'il soit bon ou mauvais, que sa propriété de la terre soit légitime ou pas, le problème n'est pas là. Il est dit qu'il loua la terre aux vignerons, c'est à dire que les vignerons n'étaient pas des esclaves, mais qu'ils étaient liés au maître par contrat librement consenti. Ils  devaient normalement payer au maître ce qui lui revenait  sans tenir compte de l'éloignement qui les séparait. En agissant comme ils ont fait, ils ont voulu contraindre le maître à exister d'une autre manière, ils ont voulu le reconstruire à leur manière  et en fait ils le contraignent à ne pas exister, c'est pourquoi ils tuent le fils.  Plus de fils, plus d’héritier, plus de maître. Telle est leur logique.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6gO-6qD76zg/TmEFKdtfw5I/AAAAAAAAB9Q/qA-vRg9gvHc/s1600/vignerons%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 481px; height: 218px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6gO-6qD76zg/TmEFKdtfw5I/AAAAAAAAB9Q/qA-vRg9gvHc/s320/vignerons%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647801085031596946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est là où nous en sommes. Oublions pour un temps le propriétaire terrien et entrons dans l'allégorie de la parabole telle qu'elle nous est suggérée par le prophète Esaïe    ( Es. 5/1-7  (1) ), dont Jésus  emprunte une partie du texte. Considérons, pour un temps tout au moins, que le propriétaire  représente Dieu, le vignerons sera donc celui qui fait contrat avec Dieu, c'est donc le juif pratiquant, circoncis le 8 eme jour, fidèlement assidu aux pèlerinages et aux sacrifices et par extension, ce sera  le bon chrétien, baptisé, confirmé et bien dans sa peau de membre de l'Eglise. C'est donc le fidèle que nous sommes qui est mis en garde afin qu'il ne dénature pas la personne de Dieu, et qu'il ne tue pas Dieu en croyant bien faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand je dis le "bon chrétien", je devrais dire que tout chercheur de Dieu est concerné,  car le chercheur de Dieu est celui qui est déjà en train d'établir un contact avec son Seigneur: Toute personne qui se sent liée à Dieu est concernée de près ou de loin par cet avertissement qui lui est fait  de ne pas dénaturer la réalité de Dieu en le modelant à notre manière. C'est en agissant ainsi qu'on le tue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour éviter cela, Dieu a suscité de nombreux témoins dont l'Ecriture  nous rapporte l’histoire.  Ils ont dit à leur manière la vraie nature de Dieu. Pourtant, beaucoup de gens, et même parfois des prédicateurs éliminent des aspects de Dieu qui ne leur conviennent pas, ainsi  le déforment-ils au risque de le tuer. Ils prêchent un universalisme béat en prétendant qu'il suffit de faire le bien!  Mais qu'est-ce que faire le bien ? Ils disent qu'il suffit d'aimer son prochain!  Mais qui est mon prochain?  Ils disent que Dieu pardonne toujours. Mais ils oublient que le pardon pour exister doit  être précédé par la repentance et qu'il doit être suivi par un changement d'attitude. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes invités à mieux lire l'Ecriture, et à approfondir notre approche de la foi pour ne pas tomber dans le piège  qui consiste à  faire comme les autres, à suivre naïvement le troupeau, à faire confiance à la tradition aussi respectable soit-elle. Or la parole de Dieu récuse le bon droit de la tradition, parce qu'elle nous provoque toujours à la nouveauté. Elle nous provoque là où nous n'avons pas envie qu'elle nous interpelle. Elle nous propose des itinéraires que nous n'avons  pas envie de suivre, elle met sur notre chemin des prochains que nous n'avons pas envie d'aimer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ni les patriarches, ni les prophètes  ni les apôtres n'ont souhaités suivre les chemins que Dieu les a invités à emprunter; mais ils les ont suivis à cause justement de cette relation étroite, puisée dans l’ l'Ecriture, qu'ils ont établie dans la vérité avec Dieu et que nous sommes tous invités à établir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne  voudrais  pas être mal compris. Je ne voudrais pas que l'un ou l'autre parmi-vous se mette à penser à la suite de ce texte que Dieu est comme le maître de la parabole et qu'il se venge au point de détruire ceux qui n'entrent pas dans ses projets et qui dénaturent son image.  Dieu ne ressemble pas au propriétaire de la vigne, pas plus que vous ne ressemblez à ces vignerons mal intentionnés. Cette histoire nous est racontée pour nous dire que quand on veut modifier l'image de Dieu, Dieu ne répond pas à nos désirs et ne se conforme pas à ce que nous voulons.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;N'imaginez pas, sous prétexte d'être fidèles au   texte que Dieu va punir les infidèles   comme le fait le maître de ce récit, au contraire, vous le savez bien, Dieu va s'acharner à gagner à lui tous les hommes en commençant par les vignerons de la parabole. C'est là que réside la difficulté de cette parabole. Elle ne nous demande pas d'identifier les personnages  du récit avec Dieu ou avec nous-mêmes. Elle nous demande d'apprécier la situation ici décrite afin que nous corrigions, en fonction de ce que nous avons compris nos comportement défectueux à l'égard de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les illustrations proviennent d' enluminures de  l'Evangéliaire d'Echtermach&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-GNUCFhqBk1U/TmEFsGlqzMI/AAAAAAAAB9g/OUNrt8LTCEg/s1600/vignerons%2B6.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 485px; height: 203px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-GNUCFhqBk1U/TmEFsGlqzMI/AAAAAAAAB9g/OUNrt8LTCEg/s320/vignerons%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647801662940302530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt;1) &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 102);"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vigne du SEIGNEUR&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esaïe 5:1-7&lt;br /&gt;1 Laissez-moi, je vous prie, chanter pour mon ami&lt;br /&gt;le chant de mon bien-aimé pour sa vigne.&lt;br /&gt;Mon ami avait une vigne&lt;br /&gt;sur un coteau fertile.&lt;br /&gt;2 Il en travailla la terre, ôta les pierres&lt;br /&gt;et y planta un cépage de choix ;&lt;br /&gt;il bâtit une tour au milieu d'elle,&lt;br /&gt;il y creusa aussi une cuve.&lt;br /&gt;Il espérait qu'elle produirait des raisins,&lt;br /&gt;mais elle a produit des fruits puants !&lt;br /&gt;3 Maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,&lt;br /&gt;soyez juges, je vous prie, entre moi et ma vigne !&lt;br /&gt;4 Qu'y avait-il encore à faire à ma vigne&lt;br /&gt;que je n'aie pas fait pour elle ?&lt;br /&gt;Pourquoi, quand j'espérais&lt;br /&gt;qu'elle produirait des raisins,&lt;br /&gt;a-t-elle produit des fruits puants ?&lt;br /&gt;5 Maintenant laissez-moi, je vous prie, vous faire savoir&lt;br /&gt;ce que je ferai à ma vigne.&lt;br /&gt;J'en arracherai la haie,&lt;br /&gt;pour qu'elle soit dévorée ;&lt;br /&gt;j'ouvrirai des brèches dans sa clôture,&lt;br /&gt;pour qu'elle soit foulée aux pieds.&lt;br /&gt;6 Je la réduirai en ruine :&lt;br /&gt;elle ne sera plus taillée, ni sarclée ;&lt;br /&gt;les ronces et les épines y croîtront.&lt;br /&gt;Je donnerai mes ordres aux nuages,&lt;br /&gt;afin qu'ils ne laissent plus tomber de pluie sur elle.&lt;br /&gt;7 Or la vigne du SEIGNEUR (YHWH) des Armées,&lt;br /&gt;c'est la maison d'Israël,&lt;br /&gt;et les hommes de Juda,&lt;br /&gt;c'est le plant qu'il chérissait.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-5160450660823868883?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/5160450660823868883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=5160450660823868883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5160450660823868883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5160450660823868883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/09/matthieu-21-33-46.html' title='Matthieu 21 :33 -46'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-KvRowyS-sNw/TmEDGmCd8YI/AAAAAAAAB8w/jVUhD-o5W1g/s72-c/vignerons%2B5%2B%25282%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-8217225864721906734</id><published>2011-08-30T00:48:00.000-07:00</published><updated>2011-09-24T03:30:15.084-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 21:28-32  -  La Parabole des deux fils - dimanche  25 septembre 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Yojsfl8AQ7E/TlyXJ52RuzI/AAAAAAAAB8I/AYUGVMufHdg/s1600/vigne%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 260px; height: 260px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Yojsfl8AQ7E/TlyXJ52RuzI/AAAAAAAAB8I/AYUGVMufHdg/s320/vigne%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646554229218851634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 0); font-weight: bold;"&gt;La parabole des deux fils&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 0); font-weight: bold;"&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 0);"&gt;Mat. 21: 28-32&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 0);"&gt;28 Qu'en pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; il s'adressa au premier et dit : Mon enfant, va travailler dans la vigne aujourd'hui. 29 Celui-ci répondit : « Je ne veux pas. » Plus tard, il fut pris de remords, et il y alla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30 L'homme s'adressa alors au second et lui dit la même chose. Celui-ci répondit : « Bien sûr, maître. » Mais il n'y alla pas. 31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus leur dit : Amen, je vous le dis, les collecteurs des taxes et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. 32 Car Jean est venu à vous par la voie de la justice, et vous ne l'avez pas cru. Ce sont les collecteurs des taxes et les prostituées qui l'ont cru, et vous qui avez vu cela, vous n'avez pas eu de remords par la suite : vous ne l'avez pas cru davantage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-t3MWaqGmQZQ/TlyXiySa0aI/AAAAAAAAB8Q/Y4BMUCLVXgM/s1600/vigne%2B2%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 509px; height: 314px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-t3MWaqGmQZQ/TlyXiySa0aI/AAAAAAAAB8Q/Y4BMUCLVXgM/s320/vigne%2B2%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646554656686133666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La racaille n’a pas d’avenir dans notre société. Certains même souhaiteraient l’éliminer  de manière  définitive, pourtant si on la mettait en compétition avec nous dans nos rapports à Dieu, elle  aurait largement une longueur d’avance.  Telle pourrait être la conclusion de cette parabole en des termes  plus modernes que ceux utilisés dans le texte biblique. Mais bien sûr, l’affection de Dieu ne relève pas d’une compétition entre les humains. Tous sont égaux à ses yeux  et tous ont la même part à son affection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ne soyons pas naïfs, nous ne pensons pas les choses de la sortes et nous  nous  considérons souvent en situation de  rivalité face à Dieu. Certains s’estiment meilleurs ou plus méritants que les autres. C’est pour cela que Jésus a raconté cette parabole, et beaucoup  tombent dans le piège en cherchant lequel des deux fils va devancer l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous tombons nous aussi   dans ce même piège en  imaginant, mais ce n’est pas dit dans le texte, qu’il pourrait y avoir un autre fils qui dirait oui, et qui irait dans la vigne.  Certains même n’hésiteraient  pas à dire que ce troisième fils vertueux, serait Jésus. Ceux qui pourraient penser cela &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-EhBXfAY6gao/TlyYPMeyGDI/AAAAAAAAB8Y/o9T6ZDrcdpk/s1600/vigne%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 302px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-EhBXfAY6gao/TlyYPMeyGDI/AAAAAAAAB8Y/o9T6ZDrcdpk/s320/vigne%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646555419631556658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;seraient  encore plus dans l’erreur,  car aucun des enfants ne peut supplanter l’autre dans l’affection du Père, ni celui qui dit oui, et ne répond pas favorablement à la demande, ni celui qui dit non et qui revient sur sa réponse, ni le troisième bien sûr que j’ai sournoisement proposé à votre sagacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez bien évidemment remarqué que  Jésus a posé la question, mais s’est prudemment  gardé de  donner  son avis. Il n’a pas  tranché  et n’ a pas approuvé ceux qui croyaient  avoir donné la bonne réponse en désignant le fils qui dit non, mais qui est quand même  allé dans la vigne. Aucun des deux enfants n’est mis en compétition  avec l’autre pour savoir lequel a fait la volonté du Père, car ce n’est certainement  pas la volonté du Père de les distinguer l’un par rapport à l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour  rester dans une logique humaine qui n’est pas celle de Jésus, on va essayer de  développer les arguments de l’un et de l‘autre fils et voir si la position de chacun se justifie. On peut facilement imaginer que celui qui dit oui et qui n’y va pas est trop inhibé par l’autorité du Père pour lui résister ouvertement.  Son comportement pourrait être guidé par la peur, mais réflexion faite, il se dit que les ouvriers sont payés  pour faire le travail, que son absence ne se verra sans doute pas et qu’il  n'a aucun intérêt à se fatiguer quand d’autres sont payés pour le faire alors que lui n’aura pas de salaire  puisqu’il est fils du propriétaire. L’autre ne réagit pas de la même façon. Il n’a aucune envie  d’aller se fatiguer sous la chaleur et il le dit, mais réflexion faite il découvre que c’est son intérêt d’aller travailler avec les ouvriers. Il pourra les surveiller et contrôler ce qu’ils font. La vigne sera donc mieux entretenue, plus féconde et  elle n’aura que plus de valeur le jour où il en héritera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport des deux hommes par rapport à la demande du Père est réglé par leur intérêt personnel. Chacun des deux peut justifier de son attitude par rapport à l’avantage qu’il peut retirer de la situation. Bien évidemment  aucun des deux arguments n’effleurent l’esprit du Père qui ne règle pas son rapport avec ses fils de cette  manière, c’est pourquoi Jésus ne reconnaît aucune bonne réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant  les interlocuteurs de Jésus discernent  une  bonne réponse dans l’attitude de celui qui a valorisé l’intérêt du Père parce que ce dernier  pourra bénéficier du  travail de celui qui a travaillé contre son gré. C’est parce qu’il sait que nous allons tirer cette conclusion  et créer un lien entre l’attitude de l’un et l’intérêt qu’elle peut avoir, que Jésus nous entraîne à réfléchir sur notre relation à Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien aujourd’hui, ne règlent-ils pas leurs rapports avec Dieu en fonction de l’intérêt qu’ils y trouvent ? Compte tenu de l’évolution de la manière de penser, il est de bon ton de ne pas se soucier de nos rapports avec l’au-delà. « Tout le monde est bon et tout le monde est gentil, tout  le monde ira au paradis » pensent les uns,  ou alors, « ce monde est tellement mauvais qu’il ne peut pas avoir de suite dans l’au-delà » pensent les autres. Il n’est alors d’aucun intérêt de perdre son temps dans une pratique religieuse. On se déclare volontiers incroyant, non pas par conviction, mais plutôt à cause du fait qu’on ne trouve aucun intérêt à fréquenter Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux par contre qui ont la foi  essayent de démontrer par leurs propos qu’ils trouvent un intérêt réel dans leur pratique religieuse. Ils se sentent mieux en eux-mêmes, car la pratique d’une spiritualité libère l’esprit, et permet à l’âme de s’épanouir,  ils se sentent alors motivés et sont plus efficaces  dans leurs responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas les arguments n’ont que la valeur que l’on veut bien leur donner, autant dire qu’ils n’en n’ont aucune, car c’est l’intérêt que chacun éprouve dans sa réponse qui lui donne sa valeur. Ils sont athées parce qu’ils y trouvent un intérêt ou ils sont croyants pour les mêmes raisons. Aux regards de Jésus, ils sont tous dans le faux quelle que soir leur attitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La racaille a une position plus facile. Ceux qui appartiennent à cette&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-M2ryk-LwleE/TlyYoOnw6BI/AAAAAAAAB8g/Fp_apYQvMKM/s1600/vigne%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 209px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-M2ryk-LwleE/TlyYoOnw6BI/AAAAAAAAB8g/Fp_apYQvMKM/s320/vigne%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646555849702828050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; catégorie sont des marginaux par rapport à la société. Dévalorisés par rapport à leurs actions, ne pratiquant aucune morale, n’étant soutenus par aucune philosophie, leur rapport à Dieu, s’ils en ont un,  n’appelle ni ne réclame aucun intérêt. Leur relation à Dieu est d’une toute autre nature, c’est pour cela  qu’ils ont une meilleure place face à Dieu que les fidèles et les incroyants qui justifient tous d’un intérêt quelconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Jésus il ne doit y avoir aucun code qui règle notre relation à Dieu, c’est pourquoi il utilise l’image du Père pour désigner Dieu, car normalement aucune loi  ne devrait gérer notre relation à notre père. On doit penser  la relation à son père en d’autres termes que ceux de l’obligation et du devoir. C’est évidemment le mot amour qui se cache derrière tout cela. Mais Jésus préfère que nous le trouvions nous mêmes plutôt que de nous le souffler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre relation à notre père est une relation naturelle  qui ne se règle nullement  en terme d’obligation ou d’intérêt, elle se règle en termes d’affection qui ne réclament aune règle ni aucun code de bonne conduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment dans notre société cela ne se passe pas comme cela. C’est même bien souvent très différent de ce que je viens de dire, c’est pour cela  que la société a codifié d’une manière bien particulière  les relations entre parents et enfants comme si  on voulait quand même donner priorité à l’amour et à l’altruisme, même s’ils n’ont pas  cours dans leurs relations. En tout cas, pour Jésus c’est le principe de l’amour qui doit l’emporter sur tout le reste, car ce sont les seuls rapports qui devraient exister entre Dieu et nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présence de Dieu en nous ne se démontre pas, c’est un état de fait. Son existence  n’appelle aucune obligation de notre part et nous ne devrions avoir aucune obligation vis-à-vis de lui, c’est pourquoi Jésus à tant insisté  dans l’Evangile sur la gratuité du  pardon. Voila des affirmations qui  peuvent paraître  choquantes et qui pourraient ressembler  à une confession de foi d’athéisme. En fait cela implique tout le contraire. Cela implique la gratuité de notre relation à Dieu. Chaque individu se sent alors tout  à fait libre par rapport à lui-même et par rapport à Dieu, si bien que chacun peut s’épanouir  dans une  libre relation avec Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette plénitude ne cache-t-elle pas un intérêt ? Ne nous donne-t-elle pas un avantage sur les autres, ne serait-ce que celui de la plénitude ? Par une telle question nous arrivons à la limite du raisonnement humain. Mais quand l’homme arrive à une telle limite dans  son raisonnement, n’est-il  pas déjà arrivé dans le domaine du divin ?&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-XoWwg6Xheuw/TlyY64q5kUI/AAAAAAAAB8o/aPlgm9zYxuk/s1600/vigne%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 195px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XoWwg6Xheuw/TlyY64q5kUI/AAAAAAAAB8o/aPlgm9zYxuk/s320/vigne%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646556170227913026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me semble clair ici, c’est que Jésus nous invite à ne pas codifier notre relation à Dieu, car c’est avant tout pour  notre épanouissement que Dieu s’approche de nous. Dépassons donc sans scrupule  les limites de toute contrainte et laissons pleinement l’amour, sans restriction régler notre relation à Dieu, et tant mieux si ainsi nous approchons de la plénitude de notre être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les illustrations sont de  Serge Mogese : "Vignerons en pays Chartrain"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-8217225864721906734?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/8217225864721906734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=8217225864721906734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/8217225864721906734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/8217225864721906734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/08/matthieu-2128-32-la-parabole-des-deux.html' title='Matthieu 21:28-32  -  La Parabole des deux fils - dimanche  25 septembre 2011'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Yojsfl8AQ7E/TlyXJ52RuzI/AAAAAAAAB8I/AYUGVMufHdg/s72-c/vigne%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-7239702732311911292</id><published>2011-08-23T01:30:00.000-07:00</published><updated>2011-08-23T01:48:35.709-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 20:1-16 les ouvriers de la dernière heure - dimanche 18 septembre 2011</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Hs03N_Fy6RI/TlNm4kGHpsI/AAAAAAAAB7o/dqbq97zARNw/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B1.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-L8WK7MffF18/TlNmlCgo4dI/AAAAAAAAB7g/4nHH6uTNG_0/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 284px; height: 297px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-L8WK7MffF18/TlNmlCgo4dI/AAAAAAAAB7g/4nHH6uTNG_0/s320/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643967544540324306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;br /&gt;Les ouvriers de la dernière heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 Voici en effet à quoi le règne des cieux est semblable : un maître de maison qui était sorti de bon matin embaucher des ouvriers pour sa vigne. 2 Il se mit d'accord avec les ouvriers pour un denier par jour et les envoya dans sa vigne. 3 Il sortit vers la troisième heure, en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire 4 et leur dit : « Allez dans la vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. » 5 Ils y allèrent. Il sortit encore vers la sixième, puis vers la neuvième heure, et il fit de même. 6 Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient là et leur dit : « Pourquoi êtes-vous restés ici toute la journée sans rien faire ? » 7 Ils lui répondirent : « C'est que personne ne nous a embauchés. — Allez dans la vigne, vous aussi », leur dit-il. 8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : « Appelle les ouvriers et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. » 9 Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. 10 Les premiers vinrent ensuite, pensant recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier. 11 En le recevant, ils se mirent à maugréer contre le maître de maison 12 et dirent : « Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur ! » 13 Il répondit à l'un d'eux : « Mon ami, je ne te fais pas de tort ; ne t'es-tu pas mis d'accord avec moi pour un denier ? » 14 Prends ce qui est à toi et va-t'en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu'à toi. 15 Ne m'est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou bien verrais-tu d'un mauvais œil que je sois bon ? » 16 C'est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Hs03N_Fy6RI/TlNm4kGHpsI/AAAAAAAAB7o/dqbq97zARNw/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 492px; height: 335px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Hs03N_Fy6RI/TlNm4kGHpsI/AAAAAAAAB7o/dqbq97zARNw/s320/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643967879973414594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On pourrait faire une boutade de mauvais goût en disant que Jésus préconise la formule selon laquelle dans le Royaume qu’il veut instaurer, le but à atteindre est de « travailler moins pour gagner plus » ! En fait, ce n’est pas cela que Jésus essaye de faire comprendre, mais c’est pourtant ainsi que ceux qui ont travaillé toute la journée sous le soleil comprendront l’attitude de Jésus vis à vis des ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure. Avec un tel patron, tous viendront en fin d’après  midi travailler une heure dans l’espoir de gagner le salaire d’une journée. Evidemment avec une telle méthode l’entreprise ira droit à sa perte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais trêve de plaisanteries, revenons au texte. Seule une petite partie des ouvriers de la parabole ont reçu le salaire qui correspondait vraiment à une  journée complète de travail. Ceux qui ont  travaillé le plus sont ceux qui ont été embauchés les premiers, ce sont sans aucun doute les plus grands physiquement, les plus forts, les plus qualifiés, les plus compétents, ceux qui sont en meilleure santé. Dans les heures qui suivent, ce sont ceux qui ont de moins en moins de capacité qu’on a du embaucher au fil des heures.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/--Cy7teF0v0k/TlNnXjSfFwI/AAAAAAAAB7w/VJQKT9nlwu4/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 318px; height: 247px;" src="http://3.bp.blogspot.com/--Cy7teF0v0k/TlNnXjSfFwI/AAAAAAAAB7w/VJQKT9nlwu4/s320/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643968412332791554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la logique de ce récit se sont les ouvriers  les moins compétents, qui ont le moins travaillé qui ont gagné le plus en fonction de leur travail. Mais  nous l’avons compris, ils n’ont pas été payés en fonction de leur travail mais de leurs besoins. En effet, le salaire versé dans cette histoire est celui qui correspond à la somme nécessaire pour nourrir une famille pendant une journée. Il y a là une conception révolutionnaire des choses qu’aucun syndicat n’oserait soutenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même chez nous, une telle conception provoque en nous consciemment ou pas le sentiment d’une injustice profonde, à savoir que le travail quel qu’il soit, doit servir à nourrir la famille de celui qui a travaillé, quelque soit le travail fourni. Une telle attitude ne peut être que le fait d’une société idéale constituée de gens sans aucun esprit de rivalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cas contraire, le sort  réservé à ceux qui ont le plus travaillé nous parait vraiment injuste. Dieu serait-il injuste? La justice divine serait-elle en contradiction avec la justice humaine? Nous allons essayer d’y répondre. Pour le moment contentons-nous de constater que si cette situation nous parait injuste ici bas, sur terre, Jésus la propose pour nous dire qu’elle se rapproche au mieux de la justice qui sera de règle dans le Royaume. Ce qui paraît inapplicable ici bas, dans ce monde-ci, le sera plus tard, dans le monde futur. En attendant d’y être, il nous faudra réfléchir sur la conception du travail telle que l’Ecriture nous la propose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut d’abord tenir compte du fait que la Bible a été écrite sur une durée de mille ans d’histoire. En un millénaire d’histoire le peuple de Dieu est passé de l’état nomade, qui est perçu par les prophètes comme une période idéale, à un état sédentaire géré d’une manière féodale qui prendra diverses formes. C’était encore le cas à l’époque de Jésus où l’économie était aux mains des grands propriétaires qui possédaient la quasi-totalité de tout. Ils avaient à leur service des journaliers, c’est le cas de notre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cela il faut encore ajouter une minorité de petits artisans, de petits commerçants et de pécheurs qui formaient un groupe plus aisé. Nous sommes très loin d’une société comparable à la nôtre. Pourtant, c’est pour l’édification spirituelle de ce peuple, vivant d’une profonde injustice sociale que Jésus a donné son Evangile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Ecriture présente l’homme comme l’être le plus achevé de  la Création. Il est destiné à y travailler pour faire progresser la nature afin qu’elle soit belle et  qu’elle  révèle la gloire de Dieu. Elle est aussi destinée à nourrir les hommes qui l’entretiennent.  Dieu nous est-il dit « mit l’homme dans le jardin des origines pour qu’il l’entretienne et qu’il  y travaille ». Le travail est donc  lié à la mise en valeur de la création dont l’homme tirera sa subsistance, sa nourriture sera le produit de son travail et de la grâce de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce travail de l’homme n’est pas limité dans la durée, ni à une période quelconque de la vie de l’homme. Pas question de vacances ou de retraite, qui l’une et l’autre pourraient être considérées comme une période de travail d’une autre manière. Le travail est lié à la vocation de l’homme devant Dieu. Il est semble-t-il, contre nature de priver l’homme de travail. Il est donc contraire à l’esprit de la création de contraindre l’homme à ne pas travailler. De même qu’il sera contraire à l’ordre de la création de contraindre l’homme à travailler dans un but qui n’est pas celui d’entretenir la création mais d’entretenir les privilèges d’une minorité. Pas de chômeurs et pas d’esclaves !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-tvoPe8YQma8/TlNn0PUvPxI/AAAAAAAAB74/z3JAuxOt-oc/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 180px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-tvoPe8YQma8/TlNn0PUvPxI/AAAAAAAAB74/z3JAuxOt-oc/s320/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643968905189736210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est donc contraire à  l’ordre de la création de contraindre l’homme à ne pas travailler puisque sa vie matérielle et sa subsistance en dépendent et que c’est ainsi que Dieu semble avoir prévu l’ordre des choses dans l’esprit de la création. Cette situation apparemment idyllique dans le jardin d’Eden  n’a jamais existé. Elle est proposé  comme un idéal à atteindre  mais reste quand même irréalisable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après  que l’homme  et la femme se soient émancipés de la tutelle paternelle de Dieu et qu’ils aient été contraints à quitter le jardin d’Eden, ils découvriront que le travail existe toujours, mais qu’il devient  pénible et contraignant. La vocation de l’homme à travailler reste la règle. Le travail subsiste comme vocation du couple humain mais les textes insistent alors sur sa pénibilité. « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Telle est la règle. Ce sont la peine et la fatigue qui sont perçues comme une malédiction et non pas le travail. C’est la peine et la fatigue qui sont aliénantes,  mais pas le travail qui lui, reste lié à la fonction première de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la parabole, loin d’instaurer une injustice nous rappelle que le droit à la vie est lié au travail. Ainsi ce bref sondage dans les textes connus de l’ Ecriture nous a rappelé que le travail est constitutif de la vocation de l’homme devant Dieu et de sa dignité. Celui qui ne peut pas travailler ne peut accomplir sa vocation d’homme. Celui qui disait que le chômage devait être déclaré  hors la loi n’avait pas tort. En faisant cela, sans s’en rendre compte il retrouvait les fondements de la théologie biblique sur l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en disant cela on se rend bien compte que sont aussi mises en cause toutes les aides allouées aux personnes qui ne travaillent pas, car le travail doit prendre le pas sur la charité. Les choses ne sont pas prévues par Dieu pour être autrement. Il ne semble pas bibliquement convenable que l’on puisse organiser une société où des catégories d’individus seraient prévues comme étant dispensées de travail ou interdits de travail, car le travail est lié à la vie.  Mais tout cela  ne cache-t-il pas une injustice ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette injustice est liée à l’interrogation finale sur laquelle s’achève la parabole : « ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon ?» L’action du maître est perçue comme une injustice parce qu’il est « bon ». La bonté ne consiste pas à exercer la charité ni à être altruiste. C’est beaucoup plus profond que cela, c’est l’art de rétablir les hommes dans leur dignité de créature de Dieu.   Ce qui est « bon », c’est  donc ce qui est conforme à la volonté de Dieu.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-VZ4bEyIC8B8/TlNoN-8esbI/AAAAAAAAB8A/iLcdoRDqbKg/s1600/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 209px; height: 206px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-VZ4bEyIC8B8/TlNoN-8esbI/AAAAAAAAB8A/iLcdoRDqbKg/s320/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643969347469619634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour le travail est vrai aussi pour toutes les situations où l’homme perd sa dignité. Celui que les vicissitudes de la vie a  privé de toit, celui qui est frustré, de quelle que manière que ce soit, même s’il est responsable de son mauvais sort, celui qui en prison, tous ceux qui sont privés de leur dignité ont donc priorité  dans tout ce que nous entreprenons pour répondre à notre vocation d’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les illustrations sont de Nicolaes Cornelisz Moyaert 17 eme siècle, Pays Bas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-7239702732311911292?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/7239702732311911292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=7239702732311911292' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7239702732311911292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/7239702732311911292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/08/matthieu-201-16-les-ouvriers-de-la.html' title='Matthieu 20:1-16 les ouvriers de la dernière heure - dimanche 18 septembre 2011'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-L8WK7MffF18/TlNmlCgo4dI/AAAAAAAAB7g/4nHH6uTNG_0/s72-c/derni%25C3%25A8re%2Bheure%2B5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-2231017377089176602</id><published>2011-08-18T08:44:00.000-07:00</published><updated>2011-09-10T02:09:18.943-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 18:23-35 - le serviteur impitoyable - dimanche 11 septembre 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-x2VThxx5G5c/Tk00DLmtKCI/AAAAAAAAB6w/C4h1pXFIG8Y/s1600/img058%2B%25285%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 253px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-x2VThxx5G5c/Tk00DLmtKCI/AAAAAAAAB6w/C4h1pXFIG8Y/s320/img058%2B%25285%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642223137424484386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;Matthieu 18 :23-35&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;La parabole de l'esclave impitoyable&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(153, 51, 153);"&gt;23 C'est pourquoi il en va du règne des cieux comme d'un roi qui voulait faire rendre compte à ses esclaves. 24 Quand il commença à le faire, on lui en amena un qui devait dix mille talents. 25 Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vende, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait, afin de payer sa dette. 26 L'esclave tomba à ses pieds et se prosterna devant lui en disant : « Prends patience envers moi, et je te paierai tout ! » 27 Emu, le maître de cet esclave le laissa aller et lui remit la dette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28 En sortant, cet esclave trouva un de ses compagnons d'esclavage qui lui devait cent deniers. Il le saisit et se mit à le serrer à la gorge en disant : « Paie ce que tu dois ! » 29 Son compagnon, tombé à ses pieds, le suppliait : « Prends patience envers moi, et je te paierai ! » 30 Mais lui ne voulait pas ; il alla le faire jeter en prison, jusqu'à ce qu'il ait payé ce qu'il devait. 31En voyant ce qui arrivait, ses compagnons furent profondément attristés ; ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;32 Alors le maître le fit appeler et lui dit : « Mauvais esclave, je t'avais remis toute ta dette, parce que tu m'en avais supplié ; 33 ne devais-tu pas avoir compassion de ton compagnon comme j'ai eu compassion de toi ? » 34 Et son maître, en colère, le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il devait. 35 C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-vQvfGTgzlAY/Tk00iTLl-nI/AAAAAAAAB64/WBtLEKp6aEI/s1600/img058%2B%25284%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 565px; height: 394px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-vQvfGTgzlAY/Tk00iTLl-nI/AAAAAAAAB64/WBtLEKp6aEI/s320/img058%2B%25284%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642223672034196082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous arrive parfois de vivre dans un mode tellement injuste que nous avons l’impression que Dieu l’a oublié, ou pire même qu’il participe aux injustices dont nous sommes victimes. Cette parabole nous en donne une image réaliste. Il y est question d’un roi bienveillant qui pourrait bien être Dieu. Son comportement final nous met singulièrement mal à l’aise car il ne semble pas sanctionner  les petites injustices dont nous sommes victimes et ne s’intéresse qu’aux grosses injustices  sur lesquelles il pèse lourdement. Bizarre non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roi  est bon, d’une bonté qui s’apparente à la faiblesse.  Par contre, il  fait preuve d’une justice qui nous paraît mal placée. Il  intervient dans le cours d’une affaire qui ne le concerne pas directement et dans laquelle il n’est apparemment pas lésé, même s’il est conscient que le comportement de celui à qui il a fait du bien  est décevant mais il ne  répare pas le préjudice  qui a causé sa colère. C’est à n’y rien comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous dérange aussi, c’est le décalage qu’il y a entre les dettes. La somme d’argent que le premier doit à son maître est 16 millions de fois supérieure à la somme qui lui est due par le troisième personnage (1). On a l’impression de se trouver dans le même rapport de force que le modeste citoyen que nous sommes quand il doit payer  ses impôts face à la dette de l’état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nos yeux, les responsables de la dette ne semblent pas inquiétés alors que le citoyen, lui ne peut échapper à l’impôt, sous peine d’une sanction passible de  prison. Notre vie quotidienne ne nous laisse donc pas étrangers à la situation ici décrite par Jésus qui n’y  voyait sans doute pas une telle actualisation.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-DfiUzfF2ZXc/Tk01RC1m4iI/AAAAAAAAB7A/nAEeKXW71LM/s1600/img058%2B%25286%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 258px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-DfiUzfF2ZXc/Tk01RC1m4iI/AAAAAAAAB7A/nAEeKXW71LM/s320/img058%2B%25286%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642224475100865058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment nous nous sentons très proches du troisième personnage qui doit une très faible somme par rapport à la somme demandée pour l’autre débiteur. On espère que le roi de la parabole va rétablir la situation et faire pencher le fléau de la balance  de la justice au profit du troisième personnage.  Mais il n’en est rien, ni dans la parabole, ni dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la réalité, sous savons que le modeste contribuable n’a aucune chance de s’en sortir  sans payer au fisc tout ce qu’il lui doit.  Il ne peut souhaiter l’intervention d’aucun roi, aussi puissant soit-il. Par contre le puissant débiteur dans notre vision personnelle de l’actualité semble devoir toujours s’en sortir, ce qui contredit la parabole. Cette discordance de situation nous amène à nous interroger sur la nature de ce roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait preuve d’une immense bonté. Il sursoit à une dette monumentale que les théologiens nous ont habitué à reconnaître comme étant la nôtre.  Nous nous plaisons à reconnaître que l’humain que nous sommes, quel qu’il soit  est passible de peine de mort à cause du poids de ses péchés. Il mériterait de périr dans les feux de l’enfer, si Dieu ne lui faisait grâce. Pécheurs sans excuse nous mériterions la mort éternelle si Dieu n’intervenait pas dans le cours des choses  par un décret qui n’est explicable que par sa seule bonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est l’explication que la théologie habituelle donne à notre situation de pécheur devant Dieu, toujours soucieux de nous manifester sa miséricorde. Par ailleurs nous pensons que non seulement Dieu est bon mais aussi qu’il est juste. Nous pensons qu’il ne laissera aucune injustice criante  se produire sans qu’il n’intervienne. La première partie de la parabole va bien dans ce sens. Il punit à notre grande satisfaction le coupable qui s’est moqué de lui. Mais procède d’ une justice à deux vitesses. S’il accomplit une justice qui correspond à ce que nous souhaitons, malgré les réserves que nous avons déjà faites, nous nous demandons pourquoi il ne va pas plus loin.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-DOZS7_FGzNY/Tk01oNEOR1I/AAAAAAAAB7I/oakyYfSV2Ec/s1600/img058%2B%25283%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 431px; height: 168px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-DOZS7_FGzNY/Tk01oNEOR1I/AAAAAAAAB7I/oakyYfSV2Ec/s320/img058%2B%25283%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642224872983512914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;S’il juge sévèrement celui qui ne mérite pas sa grâce, il n’intervient pas dans l’histoire du pauvre bougre victime d’un créancier sans scrupule. Pourquoi le roi suspend-il ici les effets de sa justice ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où nous entraîne donc cette histoire ? Comment la comprendre et qu’est-ce qu’elle veut dire ? Ne nous décrit-elle pas une situation  insupportable dans laquelle les  plus modestes   sont enfermés dans une réalité inextricable  d’où personne ne le secourt ?  Bien que la perversité du puissant indélicat soit sanctionnée, le plus modeste reste soumis  à sa dépendance, sans que rien ne vienne modifier le cours d’une telle fatalité. Cela n’a pas de sens et ne correspond pas à la réalité car nous constatons  que les puissants échappent bien souvent aux sanctions et ne sont pas inquiétés à cause de leurs malversations. C’est en tout cas l’impression qu’on en a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait l’image du roi de  la parabole correspond à une image de Dieu  qui serait conforme à celle nous  imaginons : un Dieu bon et juste qui interviendrait dans le cours de l’histoire du monde pour le corriger des déviations dangereuses dans lesquelles les dirigeants du monde irresponsables  risqueraient de l’entraîner. Grâce à son intervention, les projets pervers échoueraient et  le monde deviendrait  acceptable. Dieu laisserait cependant les hommes responsables de gérer au mieux les affaires ordinaires. C’est pour cela que le roi n’intervient pas dans le sort du petit débiteur.  Dieu veillerait au grain seulement en cas  de dépassement des limites tolérables. Une telle vision des choses correspond tout à fait avec ce qui nous est dit dans cette parabole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien dans ce sens que va notre foi. Nous pensons que Dieu n’intervient qu’en cas d’urgence, quand les hommes n’y peuvent plus rien. C’est parce que nous  voyons les choses ainsi  que nous formulons nos prières d’intercession à la fin du culte. Nous demandons à Dieu d’intervenir là où nous ne pouvons plus rien. Mais ce n’est pas cette image que Jésus a voulu nous donner de Dieu, c’est pourquoi il  nous   rendu cette parabole incompatible avec la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Dieu est bon, comme nous le croyons, c’est parce qu’il ne nous prive pas du souffle de son esprit qu’il répand sur nous tous, que nous soyons puissants ou misérables. Cependant,  il ne se reconnaît pas le droit de s’immiscer à notre place dans le cours des choses. Il se refuse à  forcer l’histoire à aller dans le sens où il le désire. C’est à cela que nous devons être attentifs. Il se refuse à intervenir dans le cours des choses, même si l’avenir du monde est en danger, comme il se refuse à intervenir dans le cours de notre propre histoire pour nous favoriser au détriment de nos compagnons de route. C’est en ce sens qu’il  est juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardon si ce propos vous choque mais il est  dans la droite  ligne de le logique de cette parabole qui nous oblige à tirer les conclusions comme nous venons de le faire : Soi Dieu intervient  toujours dans le sens où nous espérons qu’il le fera, en mêlant étroitement bonté et justice, c’est ainsi qu’il agi dans  la première partie de cette parabole bien que sa passivité dans la deuxième partie reste  inexplicable, soi, il faut que nous révisions notre manière de voir les choses à son sujet.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-JxiVVdirwWY/Tk02WWBnHbI/AAAAAAAAB7Q/wRU-oTDGGI4/s1600/img058%2B%25282%2529.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 354px; height: 549px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-JxiVVdirwWY/Tk02WWBnHbI/AAAAAAAAB7Q/wRU-oTDGGI4/s320/img058%2B%25282%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642225665662459314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans le premier cas, nous serions dépendants de ses interventions éventuelles et  nous serions  dans les cas graves les jouets dans sa main miséricordieuse. C’est à dire des êtres irresponsables dans  la marche du monde. Ou alors nous sommes des êtres responsables que l’Esprit de Dieu guide et inspire sans intervenir autrement, même si les situations nous paraissent  totalement injustes&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;C’est à la deuxième réponse me semble-t-il que Jésus nous suggère de nous rallier. Dieu fait de nous des êtres responsables. Nous  menons notre vie et nous intervenons dans l’histoire du monde, suivant les postes que nous occupons. Dieu a mis à notre disposition sagesse et intelligence, pour que guidés par son Esprit nous agissions correctement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Esprit  agit en nous comme les phares qui guident les bateaux vers le port. Le pilote peut suivre les indications qu’ils lui donnent. Il peut aussi manœuvrer autrement si bon lui semble. Le résultat de sa manœuvre est placé sous sa responsabilité. Bien heureux celui qui sait faire une pause pour écouter la voix de Dieu qui l’habite, car Dieu ne laisse personne sans lui faire parvenir la voix de la sagesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sagesse  lui sera nécessaire pour se comporter avec ses frères et surmonter les situations d’injustice où il se trouve en donnant priorité au pardon car telle est la voix de la sagesse divine. C’est sur cette remarque que s’achève ce sermon, alors que c’est par là qu’il aurait du commencer. Comprenne qui pourra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) J’ai fait approximativement le calcul&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les illustrations proviennent de l'Evangéliaire de Reichnau XI eme siècle&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-2231017377089176602?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/2231017377089176602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=2231017377089176602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2231017377089176602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/2231017377089176602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/08/matthieu-1823-35-le-serviteur.html' title='Matthieu 18:23-35 - le serviteur impitoyable - dimanche 11 septembre 2011'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-x2VThxx5G5c/Tk00DLmtKCI/AAAAAAAAB6w/C4h1pXFIG8Y/s72-c/img058%2B%25285%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-4624195156817415745</id><published>2011-08-11T01:52:00.000-07:00</published><updated>2011-08-11T02:19:03.006-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 18:15-21 - le pardon - dimanche 4  septembre 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-yIFm3DHXLXo/TkOY76WeQ2I/AAAAAAAAB5Y/VR6GkkSmps4/s1600/Pardon%2B7.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 289px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-yIFm3DHXLXo/TkOY76WeQ2I/AAAAAAAAB5Y/VR6GkkSmps4/s320/Pardon%2B7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5639519313441211234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Matthieu 18 :15-21&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Pour gagner un frère qui a péché&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;15 Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le seul à seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. 16 Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute affaire se règle sur la parole de deux ou trois témoins. 17 S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Eglise ; et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un non-Juif et un collecteur des taxes. 18 Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;La prière en commun&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;19 Amen, je vous dis encore que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. 20 Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d'eux. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Le pardon entre frères&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(51, 51, 255); font-weight: bold;"&gt;21 Alors Pierre vint lui demander : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Jusqu'à sept fois ? 22 Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-ThDhSlO6mQ8/TkOZnkyV-RI/AAAAAAAAB5g/d4f8U3TE7Es/s1600/pardon%2B9.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 462px; height: 293px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ThDhSlO6mQ8/TkOZnkyV-RI/AAAAAAAAB5g/d4f8U3TE7Es/s320/pardon%2B9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5639520063566772498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait été surprenant que Jésus donnât une  réponse chiffrée à la demande de Pierre sur le nombre de fois qu’il devrait pardonner à son frère. Le  nombre de sept fois, suggéré par Pierre devait déjà lui paraître anormalement élevé.  Quoi qu’il en soit,  le problème du pardon reste récurent, et doit habiter la conscience de beaucoup de monde.  En suggérant de pardonner jusqu’à sept  fois, Pierre  se donne le beau rôle, puisqu’il s’est situé d’emblée dans le camp de l’offensé. C’est lui qui  s’est  placé dans la  position de celui qui pardonne, il ne s’est pas mis  dans la  situation de celui qui demande le pardon,  portant  le problème se pose dans les deux sens : celui qui donne et celui qui demande.  Pierre, pour sa part,  devra surtout être pardonné par Jésus pour pouvoir se mettre à sa suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le cours de notre vie est jalonné par des demandes de pardon refusées et  des demandes de pardon non formulées. Il y a des blessures tellement profondes qu’une simple parole de regret n’arrive pas à apaiser et que seul un châtiment  peut assouvir. Il y a des meurtrissures qui résistent au  pardon.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-G62ELgbOP1Q/TkOaFBNYChI/AAAAAAAAB5o/MYhYLFNDOFQ/s1600/pardon%2B10.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 244px; height: 304px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-G62ELgbOP1Q/TkOaFBNYChI/AAAAAAAAB5o/MYhYLFNDOFQ/s320/pardon%2B10.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5639520569412553234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il y a des pardons donnés du bout des lèvres qui n’en sont pas.  Il y a aussi tous ces pardons que nous nous refusons à nous-mêmes, car le souvenir du tort  fait à autrui est tellement  secret ou tellement lourd que nous nous refusons à l’évoquer tant nous  nous sentons  coupables de fautes impardonnables, à tel point qu’on n’ose même pas le confier à Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu en effet joue un rôle important dans notre relation aux autres. Une mauvaise relation avec les autres entraîne de facto une mauvaise relation avec Dieu. On peut alors se demander si la défection religieuse qui frappe l’occident et qui entraîne la désertion de nos églises  n’est pas liée à un problème de mauvaises relations entre les hommes.  Cet état de fait aurait  pour origine des   pardons ignorés ou refusés et  des pardons bafoués  ou extorqués.  On pourrait aussi expliquer le phénomène en se demandant, sans y croire vraiment,  si aujourd’hui on ne se passe pas de Dieu parce que la relation entre les hommes  se seraient tellement améliorée que l’on n’aurait plus besoin de sa médiation.  On pourrait aussi penser  le contraire, à savoir que la relation entre les hommes est aujourd’hui si mauvaise, que Dieu lui-même n’y peut plus rien pour l’améliorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus a centré tout son évangile  autour du thème du pardon, c’est pourquoi, après lui, par fidélité à son message,  les hommes ont élaboré des systèmes religieux centrés sur le pardon.  Ils considèrent que pour vivre en harmonie avec Dieu les hommes doivent  sans cesse chercher à recevoir son  pardon.  Pour certains,  ce pardon ne peut s’obtenir  qu’en menant une vie exemplaire consacrée au service des autres. C’est la vision catholique de la chose.  Pour d’autres, à l’inverse, s’appuyant sur la bonté de Dieu, ils prétendent que Dieu leur fait grâce sans qu’ils ne méritent aucunement son pardon.  Les œuvres  généreuses qu’ils font pour le mieux être des autres seraient perçues par eux comme les effets du pardon en eux.  C’est la vision protestante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelque soit la vision, ce  pessimisme qui ferait de l’être humain un éternel coupable à l’égard des hommes ou à l’égard de Dieu est assez mal accepté par nos contemporains. Ils ont du mal à se sentir liés à Dieu par un sentiment de culpabilité qui appellerait le pardon afin de se sentir  en harmonie avec lui. Ce sentiment de culpabilité serait si pesant que beaucoup d’hommes  se détourneraient de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on voir les choses autrement ? C’est difficile  car, un simple regard  sur le monde nous suffit pour constater que les choses vont mal et qu’une partie du monde bénéficie des bienfaits  de la planète sans les mériter tandis  qu’une autre partie  souffre de ne même pas être capable de survivre. Pourtant, aucune des deux parties ne se sent ni coupable ni responsable de son sort, qu’il soit bon ou mauvais.  Beaucoup pensent que c’est le hasard qui a voulu que les choses soient ainsi. Si les mieux nantis proposent d’améliorer les choses en puisant dans leur trop plein de réserves pour secourir les mal lotis, ils pensent alors que c’est le fait de leur générosité naturelle et que Dieu n’y joue pas grand rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cause de ce constat qui apparaît comme une évidence aux yeux de nos contemporains qu’il est peut être nécessaire de mettre les choses au point et de les regarder sous un autre angle. En effet, nous savons qu’il nous arrive de commettre des erreurs. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-0UQWwdZCgcI/TkOab4Suw1I/AAAAAAAAB5w/y-vW3SsXMIs/s1600/pardon%2B8.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 206px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-0UQWwdZCgcI/TkOab4Suw1I/AAAAAAAAB5w/y-vW3SsXMIs/s320/pardon%2B8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5639520962156086098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Or les erreurs que nous commettons ne nous laissent rarement indifférents, elles nous font même souffrir. Quand nous avons fait du tort à quelqu’un, nous en éprouvons non seulement du regret, mais aussi de la souffrance. C’est comme si la blessure commise aux autres rejaillissait sur nous pour que nous  ne l’oublions pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-il pas curieux de constater, jusqu’à preuve du contraire que les animaux, dans des situations identiques n’en éprouvent pas les mêmes effets. Quand deux mâles de la même espèce se battent, et s’entretuent parfois, pour obtenir la suprématie sur la harde ou sur le troupeau, ils n’en éprouvent aucun sentiment de regret. L’observateur humain que nous sommes prétend qu’ils agissent selon les lois de l’espèce ou selon les lois de la nature.  Pourquoi cela ne marche-t-il pas  chez les humains ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se passe comme s’il y avait en nous, depuis toujours, un sentiment d’altérité  en fonction duquel on éprouverait  de la souffrance quand on porte atteinte à l’autre et qu’on ressentirait comme  un besoin de remédier à sa souffrance, en fonction d’un autre sentiment qu’on pourrait appeler  l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose curieuse, c’est ce sentiment que Jésus utilise pour définir Dieu. « Dieu est amour » dit-il dans l’Evangile de Jean. Bien sûr, certains humains sont très peu sensibles au sort des autres, ils ne souffrent pas forcément du tort qu’ils leur font. Les campagnes électorales semblent rendre les choses évidentes. L’histoire et la littérature fourmillent d’exemple attestant de l’insensibilité de beaucoup d’individus. Dirai-je que ceux qui  se comportent de la sorte se rapprochent de l’animalité ? Je dirai plutôt qu’ils se séparent de Dieu qui nous a doté d’une sensibilité semblable à la sienne  et qui trouve son paroxysme dans le sentiment d’’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble donc qu’il y aurait en nous, comme  un sentiment régulateur qui permettrait aux hommes de vivre en harmonie les uns envers les autres. Il serait même capable   de rétablir cette harmonie quand elle est rompue. Il me plait d’y voir la marque du divin en  nous. Ce sentiment pourrait bien être le sens du pardon. Il  nécessite que l’on s’approche des autres dans une attitude d’humilité et de compassion. Un tel comportement permet à la société des hommes d’aller mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Judaïsme dont les Chrétiens sont les héritiers l’a particulièrement bien compris puisqu’il en a fait la clé de voûte de la plus grande de ses célébrations qui ouvre la nouvelle année qui commence par le  Grand  Pardon qui permettrait à Dieu d’effacer toutes les erreurs commises dans l’année  écoulée et d’ouvrir  pour l’humanité une  nouvelle année libérée du poids  et de la souffrance des fautes passées. La plupart des églises chrétiennes  quant à elles, ouvrent leur culte par la célébration liturgique de la confession des péchés et  l’annonce du pardon  de Dieu.  Elles montrent par là qu’il ne peut y avoir de culte rendu à Dieu, si le pardon n’y prend pas  une place essentielle.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6ZmXmMEmHaU/TkOayvvU1KI/AAAAAAAAB54/ns9Ww5_auRE/s1600/pardon%2B11.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 170px; height: 306px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6ZmXmMEmHaU/TkOayvvU1KI/AAAAAAAAB54/ns9Ww5_auRE/s320/pardon%2B11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5639521354997093538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, nous l’avons bien compris, le pardon est bien un don de Dieu qui rend la vie possible dans le monde des humains. Ceux qui s’en écartent se laissent prendre par le tourbillon de la haine et de la mort. Ceux qui s’en rapprochent par contre,  se  trouvent en harmonie avec Jésus  et sont invités à construire le  Royaume  de Dieu à la préparation duquel, Jésus a consacré toute sa vie et dont il nous demande de poursuivre la construction. Les deux instruments de cette entreprise sont  l’amour et le pardon.  C’est alors que les chiffres du pardon changent, ils passent de sept à septante  sept fois sept fois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les illustrations sont de Bartolomé Esteban Murillo&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-4624195156817415745?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/4624195156817415745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=4624195156817415745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4624195156817415745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4624195156817415745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/08/matthieu-1815-21-le-pardon-dimanche-4.html' title='Matthieu 18:15-21 - le pardon - dimanche 4  septembre 2011'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-yIFm3DHXLXo/TkOY76WeQ2I/AAAAAAAAB5Y/VR6GkkSmps4/s72-c/Pardon%2B7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-3967321446705702807</id><published>2011-07-28T00:08:00.000-07:00</published><updated>2011-08-13T00:54:02.561-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 15:21-28 La femme cananéenne dimanche 14 août 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-KncmatsRVOY/TjEMG0TuipI/AAAAAAAAB4o/BxrILEtBicU/s1600/femme-canan%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 283px; height: 248px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-KncmatsRVOY/TjEMG0TuipI/AAAAAAAAB4o/BxrILEtBicU/s320/femme-canan%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634297920077335186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Matthieu /15-21 &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;La foi d'une Cananéenne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;21 Jésus partit de là et se retira vers la région de Tyr et de Sidon. 22 Une Cananéenne venue de ce territoire se mit à crier : Aie compassion de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par un démon. 23 Il ne lui répondit pas un mot ; ses disciples vinrent lui demander : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. 24 Il répondit : Je n'ai été envoyé qu'aux moutons perdus de la maison d'Israël. 25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : Seigneur, viens à mon secours ! 26 Il répondit : Ce n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens. 27— C'est vrai, Seigneur, dit-elle ; d'ailleurs les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres... 28 Alors Jésus lui dit : O femme, grande est ta foi ; qu'il t'advienne ce que tu veux. Et dès ce moment même sa fille fut guérie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-00z4eQBRj_o/TjEMsAMeAbI/AAAAAAAAB44/gxipnSHErq8/s1600/femme-canan2-mat15-21%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 458px; height: 419px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-00z4eQBRj_o/TjEMsAMeAbI/AAAAAAAAB44/gxipnSHErq8/s320/femme-canan2-mat15-21%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634298558923276722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Heureux celui ou celle qui sait que le Seigneur reste le maître des mystères de sa vie, car notre vie est pleine de mystères dont nous ne savons pas les origines et cela nous trouble. Quelles que soient les circonstances et quelles que soient ses origines le croyant sait qu’il y a indépendamment  de lui des forces qui n’obéissent pas aux règles des hommes et qui donnent du sens à son existence. C’est Dieu qui se révèle ainsi. Cela relève de la foi, et cela devrait lui suffire. Mais ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup, il apparaît comme un fait établi que Dieu aurait  réglé les mystères de la vie selon des critères  qui lui appartiennent, mais les hommes  se croient suffisamment intelligents pour les découvrir et s’en emparer à son insu.  A  l‘opposé, d’autres  vont jusqu’à penser que certains individus ou même certains peuples ont priorité  sur les autres et détiennent dans leurs cultures les secrets de la vie. Comme cela semble apparemment être le cas du peuple juif.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-LucJOsExsuc/TjENKF3zNrI/AAAAAAAAB5A/BB06pqUWH7o/s1600/femme-canan.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 168px; height: 192px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-LucJOsExsuc/TjENKF3zNrI/AAAAAAAAB5A/BB06pqUWH7o/s320/femme-canan.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634299075843274418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On est en droit de penser que Jésus en tant que juif partage cette opinion qui le rend réticent pour écouter les doléances de cette femme.  Cela  peut sans doute nous choquer, mais Jésus  est un homme de son temps, issu de la culture de son temps et il réagit avec les  réserves des hommes de son temps. Mais tout cela n’est ici qu’une entrée en matière dont l’issue nous rapprochera de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s’il reconnaît qu’il est venu  pour donner priorité  aux brebis perdues d’Israël, il ne dit pas qui sont ces brebis perdues.  S’agit-il des Israélites qui ne reconnaissent pas en lui le messager de Dieu ? S’agit-il des non juifs qui n’ont aucune connaissance de Dieu ? Dans ce cas il  s’agit d’une grande  multitude de gens !  Alors grand est le nombre des brebis perdues de la maison d’Israël, même les petits chiens cananéens qui mendient les miettes en font partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait de miettes, il ne me paraît pas que la foi puisse se mesurer. Ici il s’agit de miettes, ailleurs il s’agit de grains de moutarde, il n’y a pas de mesure pour codifier les degrés de la foi. La foi est avant tout une certitude et un savoir. Elle relève d’un état et non d’un dosage. Elle repose sur une vérité que nous ressentons au fond de nous-mêmes selon laquelle notre vie ne nous appartient pas. Elle appartient à une réalité qui nous nous vient d’ailleurs  et qui s’intègre en nous pour faire partie de nous-mêmes. Ce n’est  ni la sagesse des hommes, ni la science que l’on pourrait avoir des Ecritures qui fait que notre vie a du sens ou qu’elle n’en a pas, c’est  une vérité qui vient d’au de là de nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de cela, depuis toujours les hommes ont cru pouvoir arracher les secrets de la vie  à qui les possède : Dame  nature dont nous faisons partie ou  Dieu quand on y croit. Les savants ont tenté toutes sortes d’aventures pour parvenir à cette fin. Ils sont descendus  jusqu’aux aux racines des continents dans les gouffres marins, ils  sont montés plus haut que les cieux pour rejoindre les étoiles, mais leur avidité de connaissance ne leur a rien révélé sur notre âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Astrologues, sorciers, enchanteurs, mages et gourous ont aussi essayé d’arracher ces mêmes secrets à la matière dont nous sommes faits, mais l’élixir de vie, l’eau de jouvence ou la pierre philosophale n’ont jamais été trouvés et ne le seront sans doute jamais car les secrets de notre existence ne sont pas  à notre portée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour y arriver, il faudrait franchir les portes de la mort et perdre alors notre consistance physique pour découvrir qu’au delà de la mort il y a peut être un savoir sur la vie  qui nous concerne, mais alors tout retour vers un état antérieur nous serait interdit.  Notre découverte ne nous serait alors d’aucune utilité.  Face à toutes ces espérances déçues une pauvre femme dont on ne connaît pas le nom nous donne la seule leçon qui nous permette d’avancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face au mystère de la vie, Dieu ne nous a pas laissés sans réponse. Face au questionnement universel des hommes, il y a une réponse que cette femme a trouvée en toute naïveté. Apparemment si cette femme a compris ce grand mystère qui est celui de la foi, nous en serons, sans doute capables,  nous aussi. Dieu nous a donné des miettes  suffisantes pour apaiser notre faim de curiosité  elles ne relèvent ni de la compétence des savants ni  de celle des gourous. Ces miettes qui échappent à la sagesse des plus futés sont cependant à la portée de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire il nous faut suivre l’exemple de cette femme qui a déjà fait le point sur sa propre existence. Comme elle, nous n’avons sans doute pas plus d’importance  que des petits chiens et nous espérons cependant que des miettes de la sagesse divine vont tomber jusqu’à nous. Cette sagesse qui va nourrir notre foi c’est l’espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme espère. Elle ne sait sans doute pas quoi, mais elle est poussée par une force qui lui donne de l’audace. L’espérance est cette force qui nous habite et qui met en nous une soif de vie qui nous pousse à commettre des actes  audacieux. Ces audaces dont nous sommes capables ne correspondent ni à une science ni à un savoir elles jaillissent du tréfonds de nous-mêmes et  agissent comme un moteur de vie qui tire notre existence vers le haut.  On pourrait les appeler en terme profane l’instinct de survie.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-6yiZKtK731U/TjENjJ5BJGI/AAAAAAAAB5I/8z9AT7dAj0E/s1600/femme-canan2-mat15-21%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 251px; height: 230px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-6yiZKtK731U/TjENjJ5BJGI/AAAAAAAAB5I/8z9AT7dAj0E/s320/femme-canan2-mat15-21%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634299506418852962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cet appétit de la vie nous pousse à entreprendre des choses parfois irrationnelles ou insensées. Il ne porte pas toujours les fruits espérés, il échoue  parfois lamentablement, mais il provoque en nous un dynamisme dont l’origine mystérieuse est en nous, mais ne vient pas de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme cananéenne de ce récit a compris cela, elle n’a sans doute pas fait d’études avancées mais elle comprend que les pulsions de vie qui l’habitent viennent d’ailleurs que d’elle-même. Au contact de Jésus, ces pulsions de vie se sont mises en mouvement et elle comprend que c’est le Dieu dont Jésus parle qui en est à l’origine. Elle sait que c’est Dieu, qui en dépit des circonstances et des conventions sociales lui donne l’audace  d’attirer l’attention de Jésus. Puisque Dieu provoque en elle cette espérance de vie, elle a alors  raison d’insister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’a pas eu besoin qu’on l’enseigne pour découvrir que l’espérance qui l’habite  lui vient de ce Dieu qui a mis en  elle un désir de vie. Il  en va de même pour chacun de nous. Ce mystère ne nous appartient pas. On  ne le trouvera ni en faisant des expériences élaborées ni en s’adonnant à des calculs compliqués, mais en constatant qu’il y a en nous une force de vie qui nous pousse à espérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le miracle de la femme cananéenne ne réside pas tellement dans le fait que sa demande ait abouti, mais plutôt dans le fait qu’elle ait compris que l’audace qu’elle a eu d’importuner le maître pour quémander la vie, ne lui venait pas d’elle-même mais lui venait justement de celui qui donne la vie et qui la prend  en charge, elle et sa fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’espérance est donc cette force que Dieu a mis en nous depuis nos origines et qui nous pousse à toutes les audaces.  Jésus s’est donné pour tâche de nous aider  à identifier cette force et de lui donner un nom. Il reconnaît en elle le Seigneur dont il est le Fils. Il nous prend en charge comme le ferait un Père, il nous enveloppe d’amour  comme le ferait une mère. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-d-usBiJnbFs/TjEN5V8SfXI/AAAAAAAAB5Q/BvsB3WV8l6c/s1600/femme-canan2-mat15-21.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 250px; height: 392px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-d-usBiJnbFs/TjEN5V8SfXI/AAAAAAAAB5Q/BvsB3WV8l6c/s320/femme-canan2-mat15-21.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5634299887610920306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il nous ouvre un avenir de vie  sans fin comme le ferait  notre Dieu. C’est grâce à l’Esprit  que Jésus souffle sur nous   que nous arrivons à cette connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui seul  a su aller jusque au bout de l’espérance. Même dans la mort,  son espérance a pris la dimension de l’éternité qui est la seule  réalité qui contienne toutes les dimensions de Dieu, c'est-à-dire  l’amour, l’espérance et la vie. Ainsi croire en Jésus Christ consiste à avoir l’audace suprême de savoir que la vie ne peut pas nous abandonner car elle vient d’ailleurs, elle appartient à Dieu et Dieu a décidé de nous  la donner en totalité.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                                                                                                                             Images Codex Egbert&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-3967321446705702807?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/3967321446705702807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=3967321446705702807' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3967321446705702807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/3967321446705702807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/07/matthieu-1521-28-la-femme-cananeenne.html' title='Matthieu 15:21-28 La femme cananéenne dimanche 14 août 2011'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-KncmatsRVOY/TjEMG0TuipI/AAAAAAAAB4o/BxrILEtBicU/s72-c/femme-canan%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-4064946621258048273</id><published>2011-07-26T09:06:00.000-07:00</published><updated>2011-08-09T23:30:26.322-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 16:21-27 Qui préside à la destinée du monde ? - Dimanche  28 août 201</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6FOE-uBpNhY/Ti7nRCwbBaI/AAAAAAAAB4A/3cUW032Hl08/s1600/croix%2B1%2BJean%2BNelissen.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 235px; height: 261px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6FOE-uBpNhY/Ti7nRCwbBaI/AAAAAAAAB4A/3cUW032Hl08/s320/croix%2B1%2BJean%2BNelissen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633694463870829986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Si quelqu'un veut me suivre, qu'il se charge de sa croix...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 204, 204);"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;Matthieu 16 :21-27&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et se réveiller le troisième jour. 22 Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer, en disant : Dieu t'en préserve, Seigneur ! Cela ne t'arrivera jamais. 23 Mais lui se retourna et dit à Pierre : Va-t'en derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une cause de chute, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;Comment suivre Jésus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 204, 204);"&gt;24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. 25 Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera. 26 Et à quoi servira-t-il à un être humain de gagner le monde entier, s'il perd sa vie ? Ou bien, que donnera un être humain en échange de sa vie ? 27 Car le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa manière d'agir. 28 Amen, je vous le dis, quelques-uns de ceux qui se tiennent ici ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant dans sa royauté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-elriA7vO-vs/Ti7n3HOYOhI/AAAAAAAAB4I/3B4WyobkgT0/s1600/croix%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 352px; height: 378px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-elriA7vO-vs/Ti7n3HOYOhI/AAAAAAAAB4I/3B4WyobkgT0/s320/croix%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633695117905246738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les moments, comme ceux que nous vivons, nous avons  parfois l’impression que l’histoire s’accélère. C’est alors que nous nous interrogeons nous-mêmes pour savoir qui préside aux destinés du monde et  qui donne du sens à l’histoire ? C’est une question récurrente qui n’est pas aussi  banale qu’on le croit, car elle nous pose la question de Dieu et la réponse qu’on lui apporte nous  interpelle  dans notre foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu a-t-il donné le coup d’envoi au monde en lui assignant un programme précis ? Si oui, pourquoi ce programme ne semble-t-il pas être respecté  à la lettre? Y a-t-il une autre puissance que celle de Dieu qui soit mise en cause dans cette affaire ? Même si cette manière de voir les choses ne  reçoit pas notre adhésion immédiate, elle entre cependant dans notre  conception.  Cela se perçoit  facilement dans nos propos  habituels quand nous envisageons les choses avec fatalisme : « c’était écrit »  dit-on, ou « c’était son destin ! Nous n’y pouvons rien, c’est la fatalité » ou encore « Inch’Allah., Dieu l’a voulu ».  C’est ainsi que les choses se disent autour de nous sans pour autant que nous y voyons une option théologique arrêtée, mais notre inconscient est tributaire de cet état de fait.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ewyYKN3hyLE/Ti7oOQ-atXI/AAAAAAAAB4Q/T2PP46v1_Zc/s1600/croix%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 235px; height: 248px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ewyYKN3hyLE/Ti7oOQ-atXI/AAAAAAAAB4Q/T2PP46v1_Zc/s320/croix%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633695515659646322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une telle approche nous interroge sur notre propre liberté. En quoi engagerions-nous notre liberté et notre pouvoir de décider si les actions que l’on commet font partie d’un processus déjà pré établi ? Faut-il que l’on se résigne à vivre dans un monde absurde dont personne ne contrôle les éléments  et où l’action humaine peut  être responsable du pire et du meilleur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous cherchons alors  à trouver un moyen terme entre l’hypothèse d’un contrôle de Dieu sur le monde et celle de notre totale  liberté. C’est l’enjeu posé aujourd’hui par les questions  concernant  la  sauvegarde de la planète.  En fait si les choses évoluent comme elles sont engagées, ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est l’humanité, car la planète s’adaptera toujours aux nouvelles conditions climatiques, mais pas forcément l’humanité.  Dans ces conditions il nous souvient  que l’Ecriture contient l’affirmation selon laquelle au jour « J » et  à une heure connue de Dieu seul, il  mettra un terme à notre humanité ?  Alors pourquoi s’inquiéter, puisque tout est prévu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est bel et bon, mais nous ne sommes pas si sûrs qu’il faille interpréter les choses de la sorte. Nous avons du mal à comprendre que Dieu puisse se servir de nos erreurs et de nos échecs  pour accomplir ses projets. Nous pensons plutôt  qu’au lieu de provoquer les événements catastrophiques,  Dieu se contente d’accompagner l’histoire.  Il se réserverait  le  rôle  d’inspirer  aux hommes les actions  bonnes qu’ils entreprendraient en toute liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une telle vision des choses, si elle s’accorde avec les idées du moment, ne semble pourtant pas refléter complètement les données bibliques. La Bible  laisse entendre qu’un certain nombre de choses seraient  prédestinées à l’avance. Les récits des événements de la vie de Jésus nous sont rapportés dans ce sens par les Evangiles.  Les actions que l’on prête au personnage de Judas, par exemple, semblent avoir été prévues de tout temps. La question de sa responsabilité  reste ouverte. (1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le texte proposé aujourd’hui, c’est la clairvoyance de Jésus par rapport à son avenir qui nous interpelle. Il semble se comporter comme s’il était établi de toute éternité par Dieu qu’il devait mourir crucifié et que rien n’entraverait ce destin. Jésus rabroue Pierre quand il semble s’opposer à une telle vision des choses :  «  A Dieu ne plaise, cela ne se produira pas » avait-il dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Pierre d’avoir réagi comme tu l’as fait ! Tu  as posé la bonne question sans même t’en rendre compte. Tu as réagis comme tu l’as fait parce que tu ne penses pas que Dieu puisse être derrière un tel  projet. Tu ne veux pas lier ta foi  en Jésus à la conception d’un  Dieu qui aurait programmé la souffrance et la mort de son propre fils. Pourtant Jésus te donne tort, et les événements te donneront également tort !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-rf_AyiryVTs/Ti7ofaqw8PI/AAAAAAAAB4Y/4f7UB_9DOpQ/s1600/croix%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 235px; height: 250px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-rf_AyiryVTs/Ti7ofaqw8PI/AAAAAAAAB4Y/4f7UB_9DOpQ/s320/croix%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633695810319347954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En fait que conteste Pierre ? Il conteste que Jésus puisse mourir d’une mort violente du fait de la volonté de Dieu. Quelques versets plus haut, il a reconnu Jésus comme étant le Messie,  le Fils du Dieu vivant. En toute logique, il ne peut concevoir une fin dramatique à son Seigneur mais une telle conception  des choses relève de sa logique à lui, pas de celle de Jésus. Cela  semble  impliquer un projet précis de Dieu. C’est cela  qui fait problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça n’explique pas pourquoi Dieu aurait prévu  une mort violente pour son fils. Cela nécessite qu’on s’y attarde. Jésus analyse la situation avec clairvoyance. Il se sait chargé d’un message pour l’humanité entière. Ce message remet en cause l’institution religieuse dans laquelle la société de son  temps évolue. Il sait que ses propos ont déjà amassé beaucoup de haine sur sa tête et que ses adversaires envisagent déjà sa mort. Jésus montre par ses propos qu’il a choisi d’affronter la mort, car  le message qu’il doit apporter nécessite une telle attitude pour être entendu et compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les évangélistes ont rapporté cet événement  comme s’il s’agissait d’un sacrifice et l’on inséré  dans le cadre religieux de cette époque.  A ce moment du récit on n’en était pas encore là, mais le processus de mort était quand même enclenché par Jésus. Jusqu’au bout, Jésus restera maître de la situation, c’est pourquoi il programma le jour et l’heure de son arrestation et  affronta la mort sans se dérober. Par une telle attitude il s’est conformé à la logique de son projet, sans que pour autant la volonté de Dieu soit engagée. Jusqu’au bout il revendiquera être  seul responsable des événements, même s’il connut  à Gethsémani  des moments de faiblesse et de doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour défendre les idées qui sont les siennes. Il devra défier les puissants et mettre en cause leurs privilèges. Quiconque voudra le suivre sur cette voie devra  s’attendre à partager son sort : la mort. Il faudra qu’il se charge de sa croix et le suive. Jésus n’a pas forcément, à ce moment précis, envisagé de mourir crucifié, comme  ses propos le laissent entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains théologiens ont pensé qu’il envisageait de porter le signe de la croix comme le prophète Ezéchiel l’avait dit.  Ezéchiel demandait aux israélites qui se voulaient fidèles à la Loi de se marquer du signe du Tau sur le front. Cette  lettre hébraïque en forme de croix  désignant la première lettre de la Tora. (2) Il aurait s’agi pour Jésus de donner priorité à la loi, telle qu’il s’était efforcé de l’interpréter depuis trois ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici Jésus ne faisait qu’analyser logiquement sa situation par fidélité à sa mission. Il ira volontairement à la mort puisque la situation présente l’exigeait. En se sens il était fidèle à Dieu, ce qui ne signifiait pas forcément que Dieu ait prévu sa mort de toute éternité. Ce sont les circonstances qui l’exigeaient et non la volonté de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes ont tendance à se rattacher à l’idée selon laquelle Dieu aurait prévu un certain nombre de choses à l’avance. Cela leur permet d’accepter l’inacceptable, mais cela leur donne une fausse image de Dieu puisqu’elle priverait les hommes  d’une partie de leur liberté. Il me semble plutôt que Dieu se révèle à nous comme un Dieu de bonté, qui aime les hommes, qui leur inspire des projets généreux et qui les guide, mais les laisse toujours libres de les mettre en œuvre. C’est donc librement que Jésus est allé à la mort, c’est librement que nous mettons nos pas dans les siens, et c’est librement que nous en assumons les conséquence&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-xvp_jxX1mso/Ti7oyrrDB-I/AAAAAAAAB4g/ra0HBArPTj4/s1600/croix%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 235px; height: 248px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-xvp_jxX1mso/Ti7oyrrDB-I/AAAAAAAAB4g/ra0HBArPTj4/s320/croix%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5633696141301450722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne serait donc pas conforme à l’image de Dieu que Jésus a voulu donner, en  croyant que Dieu nous contraindrait à agir contre  notre gré et qu’il assumerait  la responsabilité du succès ou de l’échec de ce que nous entreprenons en son nom. C’est nous qui prenons la responsabilité des choix que nous faisons même si c’est  Dieu qui nous  les inspire, il ne nous contraint pas à les assumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.(1)Nous avons, pour notre part traité de la question  sur ce blog ouvrir le blog http://jeanbesset.unblog.fr   indiqué en introduction à cette page. Vous trouverez la page  concernant  Judas dans le bandeau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Ezechiel 9 :4&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-4064946621258048273?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/4064946621258048273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=4064946621258048273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4064946621258048273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/4064946621258048273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/07/matthieu-1613-21-qui-preside-la-destine.html' title='Matthieu 16:21-27 Qui préside à la destinée du monde ? - Dimanche  28 août 201'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-6FOE-uBpNhY/Ti7nRCwbBaI/AAAAAAAAB4A/3cUW032Hl08/s72-c/croix%2B1%2BJean%2BNelissen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-5711364112651853446</id><published>2011-07-22T06:41:00.000-07:00</published><updated>2011-08-19T06:24:38.376-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 16:13-20 Tu es Pierre  - Dimanche  21 août 2012</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-5YLohnuC2_M/Til_E_eWJwI/AAAAAAAAB3Q/JHagyeF4KgQ/s1600/Bible%2B8.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-F5bt_t34oMU/Til-s11BTMI/AAAAAAAAB3I/M0PLbmzRFjs/s1600/Bible%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 250px; height: 208px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-F5bt_t34oMU/Til-s11BTMI/AAAAAAAAB3I/M0PLbmzRFjs/s320/Bible%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632172117832322242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;« Tu es Pierre » Ce sermon est une reprise de celui proposé le 26 août 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0); font-weight: bold;"&gt;Texte : Matthieu 16/13-20&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Jésus posa cette question à ses disciples : Au dire des gens qui suis-je, moi le fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent Jean Baptiste ; d’autres, Elie ; d’autres Jérémie, ou l’un des prophètes.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Mais vous, leur dit-il, qui dites-vous : Simon Pierre répondit :&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; tu es le Christ, le fils .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;du Dieu vivant &lt;/span&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus reprit la parole et lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-5YLohnuC2_M/Til_E_eWJwI/AAAAAAAAB3Q/JHagyeF4KgQ/s1600/Bible%2B8.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 460px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-5YLohnuC2_M/Til_E_eWJwI/AAAAAAAAB3Q/JHagyeF4KgQ/s320/Bible%2B8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632172532738434818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La dernière édition de la Bible pour les jeunes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Bible est  la seule autorité  qui nous sert de référence .&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui dites-vous que je suis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est qu’une simple question posée par Jésus à Pierre et aux autres. Depuis des siècles elle provoque chicanes et contestations entre les différentes fractions du monde chrétien. Les Eglises n’arrivent pas à tomber d’accord sur la signification profonde du dialogue qui s’est  amorcé entre les deux interlocuteurs. Ce faisant, nous passons certainement à côté de ce qui est important. Ce qui est important ici, c’est que Pierre donne une bonne réponse. En tout cas une réponse qui convient à Jésus. « Qui dites-vous que Je suis? Tu es le Christ le Fils du Dieu vivant »&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-mnAWsUSWxgg/Til_e1x4B-I/AAAAAAAAB3Y/OgJQ-HrFpTY/s1600/Bible%2B4.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 212px; height: 238px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-mnAWsUSWxgg/Til_e1x4B-I/AAAAAAAAB3Y/OgJQ-HrFpTY/s320/Bible%2B4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632172976812591074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est à cause de cette bonne réponse que Jésus tire des conclusions qui troublent les églises depuis lors. « Tu es Roc et sur cette roche je bâtirai mon Eglise, et les puissances de la mort n’auront point de force contre elle. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux et tout ce que tu lieras sur terre sera lié au ciel... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conclusions que Jésus tire  de la bonne réponse de Pierre, sont les conséquences de cette réponse et ne s’adressent pas tellement à Pierre en tant que personnage distinct, mais s’adressent à quiconque  fera la même bonne réponse que lui. Ce sera le cas des 12 apôtres présents  ce jour là autour de Jésus, et ce sera le cas de quiconque après eux fera la même réponse,  vous ou moi ou bien d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait donc un peu rapide de dire, dans le contexte de cet évangile, que Pierre est mis à part d’une manière spéciale. La suite le montre puisque Jésus, dans les quelques lignes qui suivent l’identifie à Satan.  Les paroles de Jésus concernent  quiconque fera sienne la bonne réponse de Pierre. « Tu es le Christ »!  Il s’agit donc pour nous d’inscrire  Jésus dans notre relation à Dieu avec ce titre de Christ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand nous affirmons que Jésus est le Christ, savons-nous vraiment à quoi nous nous engageons? Nous avons tellement l’habitude d’entendre cette expression qu’elle est devenue comme un automatisme, une réponse toute faite dont nous pesons mal la signification. Pourtant elle est lourde de sens.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-BIH1l3OEy-g/TimAq_YIqaI/AAAAAAAAB3g/kquBsC1hmgU/s1600/Bible%2B5.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 239px; height: 211px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-BIH1l3OEy-g/TimAq_YIqaI/AAAAAAAAB3g/kquBsC1hmgU/s320/Bible%2B5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632174285059041698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En attribuant à Jésus le titre de Christ,  nous lui conférons tous les pouvoirs à l’identiques de ceux accordés jadis à l’empereur romain. C’est à dire que nous lui reconnaissons le droit de vie et de mort sur nous. Le droit de réclamer des choix dans les orientations de notre existence. Nous lui reconnaissons le droit de disposer de notre personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au point où nous en sommes dans notre réflexion, il faut que nous nous interrogions pour savoir si notre vie est bien mise à la disposition de ce Christ que nous confessons et si nos choix de vie sont bien en accord avec lui.  S’il est pour nous le Christ, c’est que nous lui donnons la possibilité de s’immiscer dans les recoins les plus intimes et les plus secrets de notre âme, c’est que nous accordons à l’Evangile autorité sur nos décisions. Nous sommes appelées à les modifier sous son inspiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière affirmation peut bien sûr provoquer des réactions  de protestation en nous.  Ainsi présenté l’Evangile nous apparaît comme contraignant alors que nous nous plaisons à dire qu’il est libérateur. Nous affirmons habituellement  qu’il est  un moyen de référence mais qu’il n’est nullement une nouvelle loi que nous ajouterions à l’ancienne. Nous nous reconnaissons  la liberté d’interpréter l’Evangile. Personne ne dit le contraire, pourtant Pierre va plus loin dans sa réponse  il n’affirme pas seulement que  Jésus est le Christ, il ajoute : « tu es le fils du Dieu vivant. » Pierre ne se situe plus au niveau des idées, il entre dans une relation vivante avec son Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de relation vivante avec Jésus, Pierre exprime la nécessité de  dépasser l’Evangile. Cela veut dire qu’il affirme  non seulement que  Dieu est vivant mais que notre vie se déroule en relation avec lui, c’est à dire qu’il a une action concrète sur nous. Cela veut dire aussi que  son action est porteuse de vie et de création. Cela veut dire que le Dieu auquel nous nous référons se lie à nous par un contrat de vie. Il se lie à nous dans un processus de vie dont Jésus est la seule référence.  C’est en ce sens que Jésus est fils de Dieu. Le Fils, c’est celui qui manifeste la réalité du Père. Si  nous faisons nôtres les paroles de Pierre, nous affirmons que par l’action de Jésus en nous, Dieu se permet  d’intervenir  continuellement dans  nos vies.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-pQKO9AEEzgA/TimBElUd0hI/AAAAAAAAB3o/4GcCD8HNE2g/s1600/Bible%2B3.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 272px; height: 185px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-pQKO9AEEzgA/TimBElUd0hI/AAAAAAAAB3o/4GcCD8HNE2g/s320/Bible%2B3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632174724740928018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais une telle affirmation est-elle rassurante pour autant? Elle rend la présence de Dieu si proche que nous en ressentons quelque chose d’inquiétant. A  cause même d’une si grande proximité  nous éprouvons le besoin de prendre un peu de recul. Mais peut-on reculer quand Dieu nous introduit aussi personnellement dans ses projets?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, Dieu sait très bien qui nous sommes, et  Pierre qui nous  a introduit dans cette réflexion nous  aide, à son corps défendant. Après avoir fait cette très belle confession de foi que nous faisons nôtre : «  tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », il va lui même se laisser aller à des initiatives personnelles  à propos des quelles Jésus le rappellera à l’ordre durement en lui disant « arrière de moi, Satan.» Par cette intervention, nous découvrons que nous ne pouvons entrer dans le projet de Dieu que si Dieu lui-même nous y aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pas en  notre pouvoir de répondre par nos propres forces à l’exigence de la proximité de Dieu. C’est Dieu qui la veut et c’est Dieu qui l’accomplit avec nous et en nous. En effet, dès que Pierre va revenir à la réalité de ce  monde, dès qu’il va  se mettre à agir et à réagir, il va prendre l’initiative de contrecarrer les projets de Dieu au nom de sa logique &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}   catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-MWxiPm_WbLA/TimBWSNBcCI/AAAAAAAAB3w/djNwkbbDnM0/s1600/Bible%2B6.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 179px; height: 134px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-MWxiPm_WbLA/TimBWSNBcCI/AAAAAAAAB3w/djNwkbbDnM0/s320/Bible%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632175028847079458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;humaine. Jésus réagit promptement. Pierre n’a pas encore compris que ses initiatives personnelles  ne peuvent se faire que sous l’inspiration de Dieu. C’est lui qui lui donne force et énergie par son esprit. Ce qui est valable pour Pierre l’est à plus forte raison pour chacun de nous. La vie que Dieu met en nous ne se vit vraiment que si Dieu la vit  avec nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu nous demande donc cet élan du coeur qui fait que nous lui faisons entière confiance pour prendre en charge nos propres vies. Ces vies, inspirées par Dieu ne sont pas pour autant passives. Pour être vraiment vivantes elles  sont faites de réflexions, de décisions et d’actions, et chacune de ces étapes doit être le reflet de Dieu qui vit en nous. C’est lui qui accompagne nos projets de vie, il est présent dans les choix que nos faisons il est de partout dans ce que nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il besoin de dire qu’entre notre volonté de nous laisser envahir par lui et la réalité de notre existence il y a un immense fossé qui ne peut être comblé que par une accumulation de pardons qui consolident toujours les liens de vie qui nous unissent à Dieu. Le ciment qui rendra notre vie féconde sera fait de pardons donnés et de pardons reçus, et par voie de conséquence d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conséquences  de tout cela, résident dans cette vocation qui nous est faite d’entraîner les hommes à notre suite vers le Royaume du Seigneur  par une action constructive au jour le jour. Il s’agit alors&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-660YknVEvaY/TimBoWTtTKI/AAAAAAAAB34/8qGpRyUenNM/s1600/Bible%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-660YknVEvaY/TimBoWTtTKI/AAAAAAAAB34/8qGpRyUenNM/s320/Bible%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5632175339186506914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; de créer avec les hommes des liens  qui visent à les rapprocher de Dieu. C’est sur la fidélité à notre foi que s’édifiera l’Eglise, et que l’Eglise deviendra un rempart contre les oeuvres de mort. Jésus confie l’Eglise à Pierre qui confesse sa foi, comme nous l’avons dit, mais aussi à chacun de ceux qui confessent leur foi comme lui. Pierre n’est donc pas un homme qui est mis à part pour devenir l’unique pape de toute l’Eglise, c’est un exemple qui est donné afin qu’on le répète à des millions, voire à des milliards d’exemplaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6638559321507499489-5711364112651853446?l=jbesset.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jbesset.blogspot.com/feeds/5711364112651853446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6638559321507499489&amp;postID=5711364112651853446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5711364112651853446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6638559321507499489/posts/default/5711364112651853446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jbesset.blogspot.com/2011/07/matthieu-1613-2o-tu-es-pierre-dimanche.html' title='Matthieu 16:13-20 Tu es Pierre  - Dimanche  21 août 2012'/><author><name>Jean</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05920770448324679112</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_cHz8Dt_DO4w/So5wl9hqfqI/AAAAAAAAAiE/n8CBlqb_TKs/S220/072.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-F5bt_t34oMU/Til-s11BTMI/AAAAAAAAB3I/M0PLbmzRFjs/s72-c/Bible%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6638559321507499489.post-5807340566160067363</id><published>2011-07-14T23:18:00.000-07:00</published><updated>2011-07-27T07:10:39.919-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sermon'/><title type='text'>Matthieu 14: 22-33 Jésus marche sur les eaux - dimanche 7 août 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-r1Z27bVePwM/Th_dTPG-KvI/AAAAAAAAB2o/46fOSd-5HNU/s1600/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B2.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-3KyLsa_Vxx8/Th_dHMU2bSI/AAAAAAAAB2g/sG3vkd7nYVs/s1600/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B8.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 216px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-3KyLsa_Vxx8/Th_dHMU2bSI/AAAAAAAAB2g/sG3vkd7nYVs/s320/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5629461174873910562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;Matthieu 14 :22-33&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;22 Ensuite, il obligea les disciples à monter dans le bateau et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. 23 Après avoir renvoyé les foules, il monta sur la montagne pour prier à l'écart ; le soir venu, il était encore là, seul. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 0, 204);"&gt;24 Le bateau était déjà à plusieurs stades de la terre, malmené par les vagues ; car le vent était contraire. 25 A la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. 26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés et dirent : C'est un fantôme ! Et, dans leur crainte, ils poussèrent des cris. 27 Jésus leur dit aussitôt : Courage ! C'est moi, n'ayez pas peur ! 28 Pierre lui répondit : Si c'est toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. 29— Viens ! dit-il. Pierre descendit du bateau, marcha sur les eaux et vint vers Jésus. 30 Mais en voyant que le vent était fort, il eut peur, et, comme il commençait à couler, il s'écria : Seigneur, sauve-moi ! 31 Aussitôt Jésus tendit la main, le saisit et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? 32 Ils montèrent dans le bateau, et le vent tomba. 33 Ceux qui étaient dans le bateau se prosternèrent devant lui et dirent : Tu es vraiment Fils de Dieu !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-r1Z27bVePwM/Th_dTPG-KvI/AAAAAAAAB2o/46fOSd-5HNU/s1600/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B2.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 511px; height: 269px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-r1Z27bVePwM/Th_dTPG-KvI/AAAAAAAAB2o/46fOSd-5HNU/s320/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5629461381779434226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour ne s’est pas encore levé, mais déjà pointe l’aurore. Les premiers rayons du soleil vont prendre encore beaucoup de temps pour se manifester, mais on devine déjà les lueurs de l’aube annonçant un jour nouveau. Les terreurs de la nuit sont en train de s’estomper et quelque chose de rassurant repousse les angoisses nocturnes. C’est sur cette impression où l’espérance commence à s’installer que se profile à l’horizon la silhouette du Seigneur, encore indistincte et nimbée dans la brume. Le Seigneur vient à la rencontre de ceux qui désespéraient d’un prochain secours. Est-ce lui ou est-ce une illusion ? Réalité ou fantôme ? Déjà on se met à espérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amis de Jésus ont embarqués de nuit sur le lac agité,  ils sont poussés par un vent contraire qui soulève les vagues contre leur frêle esquif. Ils ont la peur au ventre, amplifié par la nuit sombre et le bruit des flots. Est-ce l’histoire d’une nuit unique passée sur le lac par 12 hommes en détresse, ou est-ce l’histoire mille fois répétée de tant de drames  traversés dans notre vie  d’hommes? Peu importe. En tout cas nous ne perdrons pas de vue le fait que cette histoire est avant tout, celle de  tous ces gens  qui se sentent menacés par des événements  qu’ils ne maîtrisent plus. Ils  éprouvent cette peur qu’inspire  la maladie, la guerre, la pauvreté, l’indifférence des autres. L’expérience d’une fois, racontée ici, devient  la règle pour toutes les autres fois. C’est pourquoi chacun lira dans ce récit celui de ses propres détresses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon à retenir est que le Seigneur vient, il est toujours en train de venir  et de chercher à monter sur notre embarcation, même si nous ne le reconnaissons pas et que son  visage  se confond avec celui de tous les  fantômes qui font  illusion. Il vient  pour prendre en charge nos craintes. Il foule au pied nos terreurs, il marche sur nos angoisses comme il le fait ici en se déplaçant tout à son aise sur des flots hostiles.  Il domine ainsi les tempêtes qui nous terrorisent. Le miracle de sa présence est une réalité  dans nos vies, mais nous ne savons pas toujours le voir.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();}  catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-XEY1vALBNTA/Th_dwdhRaPI/AAAAAAAAB2w/cCX84C63oh8/s1600/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B5.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 320px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-XEY1vALBNTA/Th_dwdhRaPI/AAAAAAAAB2w/cCX84C63oh8/s320/marche%2Bsur%2Bles%2Beaux%2B5.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5629461883864049906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quand nos regards se tournent vers lui, nous le  voyons pas, toujours,  nous ne  percevons pas forcément  sa présence, si bien que nous ne sommes pas vraiment rassurés. Nous ne ressentons que notre propre douleur, nous ne considérons que nos angoisses. Nous ne voyons pas d’issue à notre détresse. Nous ne voyons que la réalité immédiate de ce qui nous tourmente et les difficultés qui nous assaillent en cascade incessante. Bien audacieux alors sera celui qui saura discerner l’action du Seigneur et enseigner aux autres à le faire.  On doute même que le Seigneur puisse faire quelque chose quand tout se dérobe sous nos pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aisé au bien portant de dire au malade que sa guérison est pour bientôt. Il est facile de lui mentir en lui disant qu’il a bonne mine. Il n’en croit rien. Il est également  audacieux de dire à celui dont les épreuves se succèdent que tous les problèmes vont  désormais se résoudre  et que le Seigneur prend tout en charge. La  vague déferlante de nos soucis nous submerge. Elle ne nous laisse pas indemnes quand elle éclate et nous précipite sur les galets de la plage. La voix du Seigneur, même si elle retentit à nos oreilles ne nous libère pas de tout ce qui nous tourmente et ne nous délivre pas  de tous les mauvais pas où nous sommes tombés.&lt;br /&gt;Pourtant, le Seigneur n’est pas absent de notre drame, c’est l’aventure de Pierre qui va nous aider à y voir plus clair et nous mettre sur le chemin de la  bonne réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce récit, Pierre est comme  les autres, il a peur. Comme les autres il doute, et il n’est pas sûr que ce soit le Seigneur qui vient vers eux dans l’aube qui pointe, mais lui seul, Pierre, se permet de mettre le Seigneur au défi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt
