vendredi 2 août 2013

Luc 13:22-30



La porte étroite Luc 13: 22-30 dimanche 25 août 2013

22 Il traversait les villes et les villages, et il enseignait en faisant route vers Jérusalem. 23 Quelqu'un lui dit : Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens sauvés ? Il leur répondit : 24 Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. 25 Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous commencerez à frapper à la porte et à dire : « Seigneur, ouvre-nous ! », il vous répondra : « Vous, je ne sais pas d'où vous êtes. » 26 Alors vous commencerez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos grandes rues ! » 27 Et il vous répondra : « Vous, je ne sais pas d'où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'injustice ! » 28 C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez chassés dehors. 29 On viendra de l'est et de l'ouest, du nord et du sud pour s'installer à table dans le royaume de Dieu. 30 Ainsi, il y a des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers.



Les portes du salut se fermeront-elles à tout jamais devant les pas de celui qui cherche à se sauver par lui-même, car ce n’est pas en accumulant des actes qui sont sensés plaire à Dieu que l’on gagne son salut ! Les bonnes actions et les dévotions font partie de toutes ces actions vides d’avenir si elles n’ont d’autre but que d’attirer l’attention de Dieu sur celui qui les commet. Depuis longtemps l’Ecclésiaste a attiré l’attention du lecteur biblique pour le mettre en garde contre la vanité des entreprises humaines qui ne visent qu’à valoriser leur auteur.

Ces réflexions blasées devraient aider le lecteur à comprendre ici les propos de Jésus qui semblent confirmer l’affirmation selon laquelle celui qui cherche à être sauvé par ses propres moyens ne fait qu’entreprendre une vaine poursuite du vent qui le mène à la vanité et non pas au salut. Sans doute faut-il que celui qui cherche le salut comprenne que ce n’est pas une chose qu’il peut acquérir mais c’est une chose qui lui est donnée sans qu’il cherche à s’en saisir. Encore faudra-t-il qu’il découvre ce que signifie « être sauvé » ! Quel danger le menace-t-il pour qu’il cherche à en être sauvegardé et contre lequel il devrait être protégé ? Où donc est le péril ?

Cette recherche est vide de sens si on ne dit pas ce que l’on redoute. Ainsi sommes-nous entourés de gens qui ont peur de quelque chose qu’ils n’arrivent pas à définir. Ce n’est pas un travers du Moyen Âge contre lequel la Réforme a essayé d’apporter des solutions, ce n’est pas un travers contemporain qui serait alimenté par l’angoisse d’un avenir incertain, cela existait déjà du temps de Jésus. Et Jésus essaye de répondre à cette préoccupation en dénonçant le mal fondé de leurs angoisses. Jésus a longuement dénoncé ces angoisses qui reposaient sur la crainte d’un jugement de Dieu. Il a voulu rassurer ceux qui au dernier jour redoutaient que les bons soient séparés des mauvais comme l’on sépare les brebis d’avec les boucs ou le blé de l’ivraie.

Si aujourd’hui la crainte du jugement s’est estompée, les hommes cherchent toujours à tirer inconsciemment profit de leurs bonnes actions si bien que quand un coup du sort les frappe, ils expriment leur incompréhension en disant qu’ils ne méritaient pas cela.

Bien que Jésus ait formulé des réponses claires, les humains ne semblent pas les entendre et cherchent inconsciemment à faire du bien pour que cela leur soit porté à crédit. Pourtant ils savent que les critères de Dieu ne sont pas les mêmes que les leurs. Jésus nous montre que pour Dieu tous les hommes entrent dans la même catégorie, car aucun ne serait capable de se tenir devant lui à cause de l’excellence de ses vertus. Cependant Dieu ne fait pas d’exception, il aime tous les hommes et propose à chacun d’entre eux de partager leur vie et de cheminer sur la même route qu’eux. Le salut n’est donc pas réservé au petit nombre des vertueux, mais il consiste à savoir que Dieu habite en nous et travaille notre esprit pour que nous nous impliquions dans un mode de vie qui lui convient.

D’emblée Jésus ouvre son propos en fermant toutes les possibilités aux hommes d’avoir accès au salut par eux-mêmes. S’il est dit dans les premiers versets que la porte est étroite pour atteindre Dieu, elle sera bien vite fermée complètement par la suite par le maître qui laisse dehors ceux qui se réclament de lui. Ceux qu’il laisse dehors lui rappellent pourtant en parlant à travers la porte fermée qu’ils ont mangé avec lui et qu’il a prêché la « bonne nouvelle » chez eux.

Il nous faut reconnaître dans ces premiers visés tous les gens de la communauté de ceux q
ui ont suivi Jésus et qui n’ont toujours rien compris bien qu’ils rompent le pain avec lui et partagent sa coupe. Ils ont beau communier régulièrement, ils ont beau écouter la prédication de l’Evangile, ils ont beau venir au culte le dimanche, ils continuent à ne rien comprendre. Ils se croient supérieurs aux autres parce qu’ils font partie des intimes du Seigneur. Ils ont tort. Leur compagnonnage avec le Seigneur ne les rend pas meilleurs que les autres et ne leur garantit en rien leur salut, puisque le salut ne correspond à aucun critère de vertu.

Jésus semble avoir ouvert ici la boîte de Pandore en mettant à mal tous les arguments de ceux qui se croient sauvés par leurs propres vertus. Nous nous remémorons dans cet enseignement qui paraît un peu décousu tous les personnages qui nous sont déjà rendus familiers par les paraboles qu’il a prononcées, même si elles sont citées après ce passage dans cet Evangile ou même si elles sont citées dans d’autres évangiles et pas dans celui-ci.

Il commence par parler de la porte étroite. Il fait peut être allusion à une des portes de Jérusalem qui était si étroite que l’on devait décharger les chameaux pour qu’ils puissent la franchir (Luc 18/25). Jésus s’est sans doute servi de cette particularité pour en tirer un enseignement selon lequel il était plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d' entrer dans le Royaume de Dieu. Il signifiait par là qu’aucune qualité humaine ne permettait de s’approprier le Royaume de Dieu, pas même la richesse grâce à laquelle on pouvait faire de nombreuses générosités et améliorer le sort des plus démunis.

En parlant de la porte fermée au nez des amis, ne fait-il pas allusion à la parabole des cinq vierges sages et des cinq vierges folles (Matthieu 25/1ss) ? Les vierges folles qui n’ont pas d’huile ne pourront s’en procurer nulle part ni l’échanger avec leurs copines ? L’huile signifierait-elle la foi qui ne peut se monnayer en aucune façon ? Les bonnes grâces de Dieu ne s’achètent pas elles nous sont données dans une relation toute person
nelle avec Dieu. Cette relation est toujours possible, sauf au cas où la porte se ferme et où la vie s’arrête. A ce moment-là nul ne peut dire la suite de l’histoire qui nous est suggérée par la parabole du pauvre Lazare et du riche inconscient (Luc 16/20). Ce dernier arrivé dans l’au-delà ne peut accéder à Dieu malgré sa bonne volonté, et c’est malgré lui qu’il voit Lazare en compagnie d’Abraham et des patriarches jouissant de la béatitude éternelle.

Bien évidemment ce n’est pas la fin de ces paraboles qu’il faut retenir comme enseignement, mais l’impossibilité d’acquérir par ses propres moyens les faveurs de Dieu. En faisant allusion d’une manière plus ou moins voilées à des paraboles déjà prononcées Jésus veut rappeler qu’il a de nombreuses fois prêché sur ce même type d’enseignement. Les hommes ont en effet du mal à comprendre que c’est Dieu lui-même qui vient à leur rencontre. C’est Dieu lui-même qui multiplie les occasions pour que chacun d’entre nous réalise que c’est lui qui frappe à la porte de notre cœur et qui nous sollicite pour que nous lui ouvrions.

Les valeurs sont complètement renversées. Ce n’est pas l’homme qui cherche Dieu, c’est Dieu qui le cherche. Ce n’est pas l’homme qui trouve Dieu, c’est Dieu qui trouve l’homme. L’initiative n’appartient pas à l’homme mais à Dieu. Le salut est donc l’état de celui qui sait que Dieu l’a trouvé. On ne gagne pas son salut, mais on découvre que l’on est sauvé.

Dans ce récit, Dieu ne ferme la porte à personne pour le priver de son salut, mais il ferme la porte à toutes les mauvaises idées qui nous passent par la tête et que nous croyons bonnes pour nous placer sur le chemin de Dieu. Ce n’est donc pas pour être sauvés que nous faisons de bonnes actions. En fait,  nous savons que nous sommes visités par Dieu et que
c’est lui qui  nous inspire les bonnes actions que nous faisons. Nous pouvons d’ailleurs être visités par lui sans en avoir encore pris conscience. Nous sommes donc invités à voir les choses d’une toute autre manière. C’est pour cela que ce même évangile ou celui de Matthieu commence par les béatitudes qui proposent une lecture des événements de ce monde en contradiction totale avec la réalité apparente de nos sociétés :

« Heureux vous les pauvres  car le Royaume des cieux est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez  dans la joie !... (Luc 20-22)


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jeudi 1 août 2013

Luc 12:49-53



Luc 12 : 49-59 Voir l'avenir sans être hypocrite: Dimanche  14 août 2016 - Reprise du même sermon du dimanche 18 août 2013

49 Je suis venu mettre un feu sur la terre ; comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! 50 J'ai un baptême à recevoir ; comme cela me pèse d'ici qu'il soit accompli !
51 Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. 52 Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux et deux contre trois ; 53 père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle-mère contre belle-fille et belle-fille contre belle-mère. 




54 Il disait encore aux foules : Quand vous voyez un nuage se lever à l'ouest, vous dites aussitôt : « La pluie vient. » Et cela arrive. 55 Et quand c'est le vent du sud qui souffle, vous dites : « Il va faire chaud. » Et cela arrive. 56 Hypocrites, vous savez apprécier l'aspect de la terre et du ciel ; comment pouvez-vous ne pas savoir apprécier ce temps-ci ?


57 Et pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? 58 Lorsque tu vas avec ton adversaire devant un chef, tâche en chemin de te dégager de lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'huissier, et que l'huissier ne te fasse mettre en prison. 59 Je te le dis, tu n'en sortiras pas que tu n'aies payé jusqu'au dernier lepte.

(Pour ma part, je trouve plus de cohérence à ce texte si on le prolonge jusqu'au verset 59 plutôt que de le couper au verset 53 comme dans la liste de lectures proposées)

 

Quand les idées sont bonnes et pourraient donner naissance à l’espérance, elles sont rapidement combattues par de solides adversaires qui s’opposent à elles. Ils cherchent à les tourner en dérision et tentent  par tous les moyens à les ridiculiser. Ce fut en particulier  le sort qu’a connu  l’évangile de Jésus-Christ, qui à peine formulé s’est trouvé en but à la vindicte de nombreux  opposants qui n’ont eu de cesse que de provoquer la mort du maître. Ce phénomène se produit chaque fois que des idées nouvelles et généreuses sont formulées. Bien entendu, nous allons essayer de le comprendre.

Jésus, quant à lui, en  fut bien conscient. Il a  même prophétisé que si la nouveauté qu’il était en train d’enseigner avait quelques chances de porter des fruits elle susciterait en même temps des tensions chez les hommes qui la partageraient et provoqueraient des mouvements d’hostilité à leur égard. Leurs propres familles se diviseraient même à son sujet. Quand on sait ce qui s’en suivit, on aurait pu se demander si le jeu en valait la chandelle. Pourquoi a-t-il fallu que tant de haine et de dissensions se répandent  avant que l’évangile ne soit accepté ? On peut même se demander s’il a vraiment été accepté puisque les idées de respect réciproque, de tolérance et d’amour qu’il véhicule n’ont toujours pas triomphé.

Les chrétiens, pour ne  parler que de leur histoire, n’ont jamais cessé de se faire la guerre et de s’opposer entre eux.  Mais le phénomène ne concerne pas seulement le christianisme, il est partagé par bien d’autres religions.  Pourquoi donc les religions sont-elles à l’origine de tant de rivalités entre les hommes et apportent-elles tant de violence dans le monde alors que la plupart d’entre elles se réfèrent à un Dieu bienveillant qui propose aux hommes de vivre dans l’harmonie la concorde et la paix ?  La doctrine de la plupart des religions propose à l’humanité un projet de paix universelle et de tolérance entre les peuples. C’est à n’y rien comprendre.


Alors que ses discours avaient du succès, Jésus voyait  poindre l’orage à l’horizon. Il prophétisa alors   sa venue et parla des dégâts qui s’en suivront. Il voyait déjà les familles se diviser  au sujet de ses idées et leurs  membres se dresser les uns contre les autres. Plus loin Jésus a clairement  décrit l’ampleur que prendra  le phénomène  ainsi que les persécutions que connaîtront ses amis. On verra même les nations se dresser les unes contre les autres à cause de l’évangile.

En annonçant ainsi  ce qui va se passer, Jésus ouvre les hostilités en rendant les hommes responsables du phénomène. Il les accuse d’hypocrisie, car ils ne savent pas appliquer aux réalités spirituelles les comportements qu’ils sont capables de manifester par rapport aux simples prédictions météorologiques auxquels ils ne cessent de recourir.  Qu’un nuage apparaisse dans un coin du ciel, qu’un souffle de vent s’élève soudainement, et chacun   sait parfaitement  dire ce qui va se passer et en tirer les conséquences. Ce sera la pluie, l’orage ou la tempête. Les hommes exercent alors leur science pour s’en prémunir et protéger leurs récoltes et leurs biens.

Alors que l’on sait réagir au mieux quand le tonnerre gronde dans le ciel, pourquoi n’applique-t-on pas la même méthode quand les foules  font retentir le tonnerre que provoque leur indignation  quand elles descendent dans les rues et réclament une autre forme de justice,  revendiquent le  droit d’avoir des idées qui n’ont   pas cours dans ce lieu  ou tout simplement l’égalité et le pain quotidien ? Pourquoi ceux qui réclament une vérité au nom de Dieu se voient-ils opposer une autre vérité qui se réclame elle-aussi du même Dieu ? Pourquoi Dieu lui-même reste-t-il enfermé dans son ciel sans départager les adversaires ? Il n’envoie pas non plus son feu du ciel sur personne.   Ce sont les hommes qui s’en chargent  à leur guise et en son nom.

La parole de Jésus se fait alors incisive. Hypocrites !  Chacun dans son camp se réclame d’une justice ou d’une philosophie qu’il a érigée au rang de parole de Dieu. Le nom de Dieu n’est pas toujours prononcé, mais on a élaboré des principes qui en tiennent lieu et  à cause des quels on se bat. « Si Dieu existe qu’il agisse disent les uns » et les autres de répondre : « on n’a pas besoin de lui, car notre Dieu, c’est notre bon droit »

Jésus face à la tourmente n’a qu’une parole à opposer aux hommes qui se battent pour leurs principes : hypocrites ! Il ne désigne pas plus un camp qu’un autre. Il désigne un état de fait. Dans tous les conflits, les hommes cherchent leur intérêt personnel, qu’il soit justifié ou pas. Ce qui rend leur attitude hypocrite, c’est  qu’ils sont capables de se mettre d’accord à propos des prévisions météorologiques et qu’ils ne le sont pas à propos des orientations qu’ils doivent donner à leur vie.


En fait, pour ce qui concerne la météo,   il s’agit du même intérêt pour tous, si bien qu’ils orientent  leurs actions dans le même sens. Il s’agit de protéger leurs champs, leurs maisons, leurs biens, leurs familles. Tous sont d’accord sur la manière de réagir

Par contre quand les intérêts sont divergents, c’est alors que le ciel s’embrase. Chacun sacralise sa cause en opposant des principes qui ne s’accordent pas entre eux. On est plutôt enclin à prendre fait et cause pour le plus démuni qui revendique son bon  droit contre le plus nanti qui le lui refuse.  Mais pour comprendre le phénomène il faut aller  plus loin, car chacun en sacralisant sa cause y a impliqué Dieu ou ce qui  prend pour lui la place de Dieu.

C’est là maintenant qu’il faut chercher ce qu’il y a derrière le mot hypocrite  que Jésus a prononcé et qui se trouve tout au centre de ce récit, c’est dire l’intérêt que le texte lui porte.

En fait, tout a déjà été dit au sujet de Dieu car l’Évangile insiste en tout premier lieu sur le respect absolu que l’on doit avoir pour l’autre et  contre lequel nul ne doit exercer aucune violence.  Il réclame au contraire douceur et abnégation. Dieu n’a rien d’autre à ajouter.

Ce principe existe non seulement dans l’évangile mais il existe aussi dans la plupart des grands courants spirituels. On l’a même inscrit  en d’autres termes dans la Déclaration des Droits de l’Homme.

Tant que les hommes n’auront pas compris cela, ils ne s’en sortiront pas dit Jésus car ils  devront commencer par appliquer ce principe universellement reconnu. De tout temps les hommes ont voulu l’ignorer et les croyants qui ne le pratiquent pas trahissent l’évangile quelles que soient les bonnes raisons qu’ils utilisent pour se justifier

Les contemporains de Jésus, dont l’univers étaient limité au bassin de la Méditerranée ne le savaient pas, mais  ce principe était reconnu ailleurs par d’autres courants religieux que le leur. Tout se passe comme si, avant que les textes des grandes religions aient été écrits Dieu avait déjà établi ce principe et lui avait donné une portée universelle.

Il est donc hypocrite de s’opposer les uns aux autres par la violence, car Dieu a fait comprendre au monde  qu’il n’avait rien à voir avec  la violence que nous pratiquons pour régler nos conflits avec les autres. Les hommes n’hésitent  cependant  pas  à l’y impliquer  pour masquer leur incapacité à dépasser les situations conflictuelles  dans lesquelles ils se sont engagés.

Mais déjà des voix  s’élèvent pour contester ce qui vient d’être dit et accuser leur auteur de trahison car son propos sous-entendrait que toutes les religions se valent et que le message de Jésus n’est pas distinct de celui des autres religions. Voilà que la discorde est en train  de naître et que la violence  pointe à nouveau son nez. Pourtant il est clair que le principe de base énoncé par Jésus était déjà dans la Loi de Moïse et a pris place dans le message de bien d’autres penseurs que lui. Il se trouve donc que  ce principe est  revêtu d’une valeur universelle.



Ceci étant énoncé, il appartient à chacun de développer les critères de sa propre foi  à l’école du penseur qui lui parle le mieux, mais le  principe commun à tous est celui du respect absolu du prochain. Jésus en a fait son Évangile et l’a enseigné comme étant la volonté première de Dieu. Beaucoup d’autres religions se réclament de la même vérité. Allons-nous nous battre les uns contre les autres à cause de ça ?


Le Christ  bénissant le monde: Tympan de Eglise de Beaulieu sur Dordogne

lundi 22 juillet 2013

Luc 12:32-48



 Luc 12: 32-48 «  tenez vos lampes allumées » - dimanche  11 Août 2013

Voir aussi en deuxième partie un autre sermon sur ce sujet de juillet 2016




32 N'aie pas peur, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume.

33 Vendez vos biens et donnez-les par des actes de compassion. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où aucun voleur n'approche et où aucune mite ne ronge. 34 Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

35 Tenez-vous prêts, la ceinture aux reins et les lampes allumées. 36 Vous aussi, soyez semblables à ces hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir sitôt qu'il arrivera et frappera.


 37 Heureux ces esclaves que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ! Amen, je vous le dis, il se mettra à son tour en tenue de travail, il les installera à table et il viendra les servir. 38 Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, s'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

39 Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas fracturer sa maison. 40 Vous aussi, soyez prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas.


41 Pierre lui dit : Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous ? 42 Le Seigneur dit : Quel est donc l'intendant avisé et digne de confiance que le maître nommera responsable de ses gens, pour leur donner leur ration de blé en temps voulu ? 43 Heureux cet esclave, celui que son maître, à son arrivée, trouvera occupé de la sorte ! 44 En vérité, je vous le dis, il le nommera responsable de tous ses biens. 45 Mais si cet esclave se dit : « Mon maître tarde à venir », qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, 46 le maître de cet esclave viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces et lui fera partager le sort des infidèles. 

47 L'esclave qui aura connu la volonté de son maître, mais qui n'aura rien préparé ni fait en vue de cette volonté sera battu d'un grand nombre de coups. 48 En revanche, celui qui ne l'aura pas connue et aura fait des choses qui méritent un châtiment ne sera battu que de peu de coups. A quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage.




Le monde où nous sommes ne serait-il qu’une illusion ? La vérité sur les êtres et les choses que nous rencontrons est sans doute différente de celle que nous percevons. Les expériences de la vie nous montrent que la personnalité des humains est plus complexes que ce que nous en saisissons au premier contact. Ils ne se livrent pas facilement et nous offrent la plus part du temps un visage derrière lequel nous avons du mal à discerner leur vérité. Il faut bien les connaître pour y arriver.

Pourquoi se cache-t-on ainsi ? Pourquoi ne laissons-nous pas percer facilement le fond de nos pensées ? Nous pouvons certainement apporter de multiples réponses à ces questions qui expliqueraient notre propension à nous cacher. Jésus pour sa part ne semble pas approuver une telle attitude et il nous conseille de laisser transparaître la lumière qui éclaire notre âme. La connaissance de Dieu devrait mettre en nous une espérance qui irradierait de tout notre être et qui éclairerait ceux qui nous croisent. Notre seule présence sur la même route qu’eux devrait projeter sur eux comme un reflet de la réalité divine qui est en nous. 

Pourquoi rêver ? Nous savons qu’une telle réalité ne se produit que rarement et que la sérénité que met la foi en nous est peu visible pour les autres. Ce n’est pas que notre foi ne soit pas authentique, mais c’est que nous partageons les mêmes soucis que nos contemporains et ce sont eux qui voilent la vérité qui nous habite. Nous avons du mal à laisser notre foi prendre le dessus sur les affaires de ce monde. 


En effet comment dominer sereinement les problèmes de santé qui arrivent sur nous à l’improviste. Comment affronter, les déboires que nous procurent nos proches ou comment faire face aux fins de mois difficiles ? Les soucis nous submergent souvent et nous avons du mal à leur opposer une sérénité à toute épreuve. En dépit des difficultés que nous partageons avec tous, la foi en Jésus Christ devrait nous permettre de dépasser les difficultés du monde sensible d’aujourd’hui pour percevoir les réalités dernières du monde de demain. 

Nous savons que notre vie est liée aux hasards des événements et que notre sort ne sera pas différent de celui de nos contemporains. Si la foi en Dieu ne nous permet pas d’échapper à notre sort, elle nous permet de vivre le quotidien avec la certitude que nous ne sommes ni seuls ni abandonnés. Nous savons que nous sommes accompagnés par Dieu qui donne à notre vie une qualité spéciale. Nous entrevoyons au-delà du temps présent un autre temps où Dieu habitera toujours et donnera de la plénitude à notre personne.

Le fait de savoir que Dieu nous tient la main et guide nos pas, donne à notre existence une qualité de vie qui devrait être communicative. Nous devrions donc être éclairés par cette lumière qui vient d’en haut et qui devrait également éclairer à notre contact, le chemin de nos compagnons de route. Telle est la mission qui nous est confiée par Dieu et telle devrait être le sens de la vie de la plupart de ceux qui partagent notre foi. 

Mais apparemment cela ne marche pas. Tout cela semble être une illusion car tout se passe comme si cette lumière n’advenait pas et restait invisible aux autres. Nous aurions cependant tort de nous culpabiliser parce que cela ne se produit pas comme nous le voudrions. Les hommes d’aujourd’hui sont aveuglés par d’autres lumières que la lumière de Dieu que nous sommes censés faire rayonner. 

Il y a d’autres sources de lumière, que celle qui vient de Dieu et qui ont la prétention d’éclairer les peuples. On s’en est servi pour  présider aux révolutions du passé. Elles était plus  rassurantes  et plus immédiates. Les peuples ont préféré se confier à leur sagacité  et leur ont laissé le soin de construire des sociétés plus justes et plus fraternelles. Elles avaient les mêmes prétentions que celles de l’Evangile et elles se proposaient de réussir là où l’enseignement de Jésus Christ paraissait avoir échoué.

En effet les promesses issues de la  tradition évangélique n’ont plus l’heur d’être écoutées. Les chemins de Dieu ont été assombris par les églises elles-mêmes. On ne voit toujours pas transparaître à travers les communautés chrétiennes les promesses d’un avenir heureux.  Les Chrétiens eux-mêmes, à part exception ne font pas preuve d’un enthousiasme qui leur permettrait de faire face aux sollicitations du moment. On les perçoit plutôt comme des êtres qui ont raté le tournent de la modernité. 

Depuis cette époque que l’on a curieusement appelée « le siècle des lumières » on a enseigné que l’homme était capable par lui-même de donner du sens à l’avenir. Seul l’esprit humain, éclairé par l’expérience pourrait conduire l’humanité vers un avenir rayonnant. Ces idées se sont facilement imposées  car elle proposaient aux hommes de devenir maîtres de leur destin,  face à un monde religieux qui avait accaparé tous les leviers qui régissent la société.


On a cru alors, que le monde guidé par la science et libéré des entraves de la superstition religieuse allait évoluer vers un avenir heureux. On a cru alors, que les hommes devenus frères allaient partager ensemble les bienfaits de la connaissance. Malgré les révolutions que l’on disait nécessaires, malgré les réformes que l’on pensait inévitables, malgré les guerres toujours plus meurtrières dont on disait que la dernière serait forcément la dernière avant que ne s’ouvre un âge d’or, malgré tout cela, le temps heureux promis aux hommes n’arrivait toujours pas. Et les hommes ne l’attendent plus.

Leurs illusions sont tombées et les hommes ne croient plus en l’homme. Ils ne croient pas davantage en Dieu. Dieu a perdu toute fonction dans une société d’où on l’a chassé. Les sciences humaines ont remis en cause les vérités spirituelles sur lesquelles le passé avait construit tout son équilibre. Les sciences ont introduit le doute dans le monde de Dieu et ont mis un voile sur les réalités spirituelles si bien que l’on accepte difficilement toute lumière qui pourrait venir d’une réalité réprouvée.

Malgré le discrédit qui est tombé sur les vérités qui affirmaient la capacité de l’homme à gérer à lui tout seul l’avenir de nos sociétés, les hommes restent encore dans l’illusion que tout n’a pas encore été dit. Malgré les échecs auxquels on a fait allusion, on garde encore l’espoir de faire partie de cette partie du monde qui continuera encore pour un temps à bénéficier des avantages acquis par la science et la révolution des lumières. Beaucoup espèrent encore profiter longtemps, contre toute logique et toute morale, des bienfaits ventés par des théories qui jusqu’ici ont échoué à propager le bonheur universel. 

Les lumières d’une société qui a exclu Dieu de son univers, bien qu’elles soient en train de s’éteindre produisent encore des reflets qui bercent les âmes des occidentaux d’illusions. 
Parmi tout ce scintillement de lumières diverses, nous vivons dans un monde où le clair-obscur des idées continue à nous fasciner. La personne du Dieu de Jésus Christ qui se propose de donner du sens à la vie des hommes n’est pas morte et continue à faire son effet et à gagner des adeptes. La lumière encore faible que répandent les croyants est toujours assez vive pour montrer aux hommes qu’il y a d’autres voies pour trouver le sens de leur vie. Dieu reste présent dans ce monde grâce à ceux qui croient en lui. L’espérance est loin d’être morte, bien que chacun doive faire l’effort de trouver le chemin de la foi. 
Ce chemin se dessine dans le désir de ceux qui cherchent d’autres vérités que celles qui sont encore dominantes. Dieu se sert de ce désir pour venir à leur rencontre.


Il leur propose une expérience de foi propre à chacun, il s’empare de leur vie et met en eux l’espérance. Le nouveau croyant devient alors un porteur de lumière pour ceux qui cherchent une autre voie. C’est ainsi que Dieu ne désespère pas de construire ce monde nouveau que Jésus appelait son Royaume.

 UN AUTRE SERMON 7 JUILLET 2016/


L’idée selon laquelle l’homme serait seul dans le monde face au hasard des événements n’est pas nouvelle. Depuis bien longtemps elle a  fait partie des questions qui interpellent l’humanité en quête de réponse  aux questions posées par   l’évolution
 déconcertante du monde. C’est ce que pensent  beaucoup d’incroyants qui  estiment marquer des points en oppositions aux croyants qui ne semblent pas avoir de réponses convaincantes.  On  prétend que l’approche du monde  par les croyants de jadis est devenue obsolète et que les défis auxquels on  était confronté ne trouvaient de réponse en Dieu que par de vaines prières. Aujourd’hui ce genre de problèmes semble dépassé  et ces mêmes défis n’espèrent  plus trouver de solution   que dans la sagesse humaine. C’est la science que l’on croit seule capable de solutionner les épidémies et on ne croit plus que Dieu puisse nourrir les affamés en envoyant une manne céleste.

Dans tous les domaines, les penseurs contemporains estiment que seul l’homme pourra apporter des  réponses cohérentes aux problèmes qui aujourd’hui restent encore sans réponse. C’est ce à quoi s’attachent les penseurs du transhumanisme, par exemple qui vont même jusqu’à  envisager de prolonger la durée de la vie humaine au-delà des limites du raisonnable. Si sur le plan technique, on peut les suivre dans cette utopie, aucune réponse humaine cependant ne donne de solutions  pour s’opposer à la folie des hommes quand elle se déchaîne et menace de mener le monde à sa ruine.

Ces idées selon lesquelles les hommes seraient seuls, confrontés à leur destin ne sont pas nouvelles et ne viennent pas du monde des incroyants. Depuis le haut Moyen Age les théologiens juifs de la kabbale ont  émis l’hypothèse selon laquelle Dieu  depuis la création se serait retiré du monde pour laisser aux  hommes le soin de le gérer.  Cette idée plus récemment a été reprise pas Spinoza et aujourd’hui par d’autres encore.

En lisant le passage de ce jour avec attention il semblerait que Jésus lui-même ouvre la voie à cette idée qu’il traite en forme de parabole. Il imagine le maître d’un domaine derrière lequel on pourrait voir se profiler le visage de Dieu, qui partirait en voyage, laissant ses serviteurs maîtres des lieux et responsables de la bonne marche de ses affaires. Il n’est pas très difficile d’y voir la réalité de notre monde. Si les serviteurs ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, ils ont cependant reçu des consignes pour gérer correctement le domaine afin  que les choses se passent bien en l’absence du maître. Si la maison  doit être bien éclairée, c’est pour qu’aucun coin ne soit laissé dans l’ombre et qu’aucun espace ne soit négligé. Chacun devra être en vêtement de travail et devra mettre ses mains dans le cambouis pour que les moteurs bien huilés tournent normalement.

Libre à chacun maintenant de faire ce qui lui plait. Chacun peut suivre les consignes et faire ce à quoi le maître s’attend. Chacun peut s’approprier les clés du domaine et s’en prendre à son aise, il peut piller à son profit les réserves, opprimer et exploiter ceux qui ont la malchance d’avoir été placés sous ses ordres. Il nous suffira d’un faible effort de transposition pour imaginer notre monde dans lequel   les règles les plus fondamentales du vivre ensemble sont souvent bafouées

Jésus dans cette histoire prévoit un retour du maître et une reprise par lui des affaires de son domaine, les mauvais serviteurs seront punis et les  bons seront récompensés. Il faut bien que la morale soit sauve ! Mais réflexion faite, ce retour du maître  fait partie des suppléments  dont on n’a pas forcément besoin pour comprendre le texte. Il suffit d’imaginer que si ceux qui exploitent le domaine à leur profit continuent à le faire d’une manière injuste, tout cela finira par s’effondrer.  A force de casser la baraque, elle finira bien par s’écrouler, même si cela prend du temps. Est-ce là que nous en sommes ?

Mais Jésus n’est pas fou, il ne raconte pas  cette histoire pour laisser  les lecteurs gamberger. Jésus nous parle bien ici de la manière dont le monde doit être géré.  Dieu en créant les hommes n’en a pas fait des êtres irresponsables.  Ils  peuvent faire des erreurs, ils peuvent même être mauvais et commettre des abus, mais ils ne sont pas tous ainsi et s’ils ont des règles, c’est d’une part pour les respecter et pour les retrouver en cas de dérapage. Mais quelles sont ces règles ? Elles ont été données dans les premières phrases du récit dans des paroles rassurantes : « n’ayez pas peur ».   Il s’agit de ne pas avoir peur de gérer ce monde qui nous est confié car le succès de l’entreprise est déjà acquis.  Jésus qui nous parle au nom de Dieu nous garantit que nous sommes capables de mener à bien  la gestion du monde qui nous est confié, le succès de l’entreprise est déjà inscrit dans le programme : «  n’aie pas peur petit troupeau car il a plu à mon Père de vous donner le Royaume. »


Si donc Dieu a pris  ses distances par rapport à la gestion du monde, il ne nous a pas laissé sans la possibilité d’agir, il a mis en nous cette certitude que si nous respectons ses consignes tout se passera bien et les choses iront dans le bon sens.  Nous devons donc faire confiance à Dieu en sachant qu’il a fait les bons choix.

Bien évidemment, il ne relève pas de notre compétence d’empêcher ceux qui n’agissent pas comme il le faudrait d’en faire tout à leur guise, mais il est de notre responsabilité de témoigner par notre attitude  qu’ils ne suivent pas la bonne voie et ainsi de les pousser à se convertir à une autre manière de voir les choses. J’entends déjà les sceptiques qui doutent du succès d’une  telle attitude et qui pensent que tout va mal en regardant évoluer notre société.  Mais, en fait, nous ne sommes pas vraiment des acteurs d’un tel défi, nous sommes de simples agents du Saint Esprit. Nous lui ouvrons simplement la voie par notre présence  si bien que nous agissons de telle sorte que la fraternité, le partage et l’espérance deviennent  lentement les signes d’un changement d’attitude possible de beaucoup d’humains. C’est ce que Jésus nous demande de faire quand il nous demande de veiller.

La demande de Jésus contient deux injonctions. La première relève de la confiance en Dieu. Dieu  n’est pas irresponsable au point d’avoir laissé le monde se débrouiller  tout seul  sans lui donner la chance de réussir, et la deuxième consiste à être assez conscients de la responsabilité que Dieu nous donne à chacun et de la confiance qu’il nous fait pour que ça marche !

Gens de peu de foi que nous sommes ! Avons-nous réalisé que nous regardons évoluer le monde par le mauvais côté de la lorgnette. Nous sommes attentifs à ce qui ne marche pas, nous regardons ce qui ne va pas en nous lamentant et en disant que Dieu nous abandonne. Nous disons même, sans  aucun moyen de comparaison, que les choses aggravent,  alors que le devoir de vigilance que Dieu nous a donné nous demande de voir les choses autrement.

Que nos yeux regardent d’abord les gens qui s’aiment, qui s’entraident au lieu de regarder ceux qui exploitent et humilient, voyons les associations qui se mobilisent au profit des autres et non ceux qui les humilient, découvrons chaque jour ce qui se fait de beau et de généreux et le monde changera de visage.  L’instrument principal qui nous est demandé d’utiliser pour  gérer notre vigilance avec optimisme, c’est la prière. C’est la dernière demande de Jésus. Par la prière nous restons en contact permanent  avec Dieu qui est dans le futur en devenir et qui  a prévu que les choses devaient évoluer dans le sens du mieux être des humains. La prière nous fait toujours prendre un pas d’avance sur nos contemporains, puisqu’elle nous met déjà en contact avec ce monde meilleur que Dieu a créé pour que par nos actions nous entraînions tous les hommes  du monde à nous y suivre.

«  N’aie donc pas peur petit troupeau puisqu’il a plu à notre Père de nous donner le Royaume. »