mercredi 19 septembre 2018

Marc 9/30-37 Jésus et les petit enfants - dimanche 23 septembre 2018


Marc 9 :30-37

30 Partis de là, ils traversaient la Galilée, et il ne voulait pas qu'on le sache. 31 Car il instruisait ses disciples et leur disait : Le Fils de l'homme est sur le point d'être livré aux humains ; ils le tueront, et, trois jours après sa mort, il se relèvera. 32 Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, et ils avaient peur de l'interroger.

33 Ils arrivèrent à Capharnaüm. Lorsqu'il fut à la maison, il se mit à leur demander : A propos de quoi raisonniez-vous en chemin ? 34 Mais eux gardaient le silence, car, en chemin, ils avaient discuté pour savoir qui était le plus grand. 35 Alors il s'assit, appela les Douze et leur dit : Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. 36 Il prit un enfant, le plaça au milieu d'eux et, après l'avoir pris dans ses bras, il leur dit : 37 Quiconque accueille en mon nom un enfant, comme celui-ci, m'accueille moi-même ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais celui qui m'a envoyé. 

Je m’interroge à la lecture de ce texte à propos de cette opposition qu’on y trouve entre le fait d’être grand et le fait d’être un enfant. Si on éclaire ce texte par les textes parallèles dans les autres Evangile, on obtient une précision selon laquelle il s’agit ici d’être grand dans la foi. Ce serait à la foi des adultes que Jésus opposerait la foi d’un enfant  et c’est  la spontanéité  de l’enfant, sa candeur aussi qu’il mettrait en avant en l’opposant à la foi bien structurée des adultes



Nous sommes sans doute mieux placés pour comprendre les propos de Jésus que ses contemporains, car aujourd’hui, les enfants sont au centre des préoccupations de notre société. L’enfant est devenu roi dans un monde où tout tourne autour de lui. Il est devenu le type même du consommateur que les marques cherchent à séduire pour orienter le goût des adultes. On n'hésite même pas à  faire de ces chers petits, des  donneurs de leçon aux adultes pour vérifier qu’'ils  font correctement le tri de leurs ordures ou pour leur dire de ne pas téléphoner en voiture.



Pourtant,      si l’enfant est roi dans les sociétés favorisées,   il ne l’est pas dans les sociétés   défavorisées si bien qu’à côté du monde des enfants rois, il y a aussi le monde des enfants victimes, et c’est à ce monde-là qu’appartenait Jésus.



Il fallait cependant faire le point sur la situation de l’enfant dans nos sociétés post-modernes pour comprendre l’attitude de Jésus.  Il prend un enfant en exemple pour montrer le chemin que l’on doit suivre   si on veut devenir grand aux yeux de Dieu. Dans la société de Jésus l’enfant n’avait pas un sort enviable. Il  était le plus souvent considéré comme une charge. Il était  avant tout une bouche de plus à nourrir. On le faisait travailler très tôt pour un salaire inexistant, c’est ainsi qu’il fournissait une main d’œuvre peu coûteuse dont on avait tendance à abuser.  Victime de la mauvaise alimentation et de l’hygiène déficiente, beaucoup mouraient en bas âge. Sans doute l’enfant, était-il aimé par ses parents, mais il n’était pas choyé comme aujourd’hui. Les chagrins que causait la mortalité infantile poussaient les parents à ne pas trop s’attacher aux tout petits dont beaucoup ne survivaient pas à la petite enfance.





C’est donc dans ce contexte que Jésus intervient en plaçant   un enfant devant   eux à titre d’exemple. On se demande alors en quoi un enfant aurait-il pu donner un exemple de grandeur ?   Un enfant n’avait pas d’instruction et   il n’avait aucun savoir. Une société faite seulement d’enfants aurait été vouée à une disparition certaine. On ne voit pas en quoi les enfants pourraient nous mettre sur le chemin de la sagesse spirituelle qui plairait à Dieu ?  Pourtant  c'est bien en s'appuyant sur la sagesse des enfants que Jésus a quelque chose à nous dire sur notre relation à Dieu.



En fait les enfants ne sont pas des adultes en miniature. Ils ne pensent pas comme des adultes, ils ne réagissent pas non plus comme eux. Ils ont un comportement qui leur est propre. Ils ont en particulier une faculté d’émerveillement que n’ont pas les adultes. En contrepartie, les adultes ont le savoir et la science ou la sagesse dont ils font beaucoup de cas en matière spirituelle. Aujourd’hui, comme jadis à l’époque de Jésus, on donne un enseignement religieux aux enfants pour qu’ils puissent acquérir les notions élémentaires de la foi. Pour faire partie d’une communauté chrétienne, encore aujourd’hui, ne faut-il pas avoir franchi les étapes du catéchisme et avoir fait ses premiers pas comme catéchumène ?



Des adultes dûment patentés sont chargés d’enseigner les enfants, ils sont à la fois des enseignants et des gardiens de la tradition. C’était la même situation à l’époque de Jésus. Il était nécessaire   de connaître les 613 articles de la Loi ou tout au moins les dix commandements qu’il fallait respecter, pour espérer communiquer avec Dieu et grandir dans la foi. C’est sur ce point que Jésus semble en désaccord avec nous et avec les adultes de son temps. Il semble contester le fait   que pour être un homme de foi il faille avoir acquis l’expérience   auprès de plus savant que soi.



L’enfant, peut-être  plus que l’adulte, sait           observer ce qui se passe en lui. Il découvre très vite que son cœur est habité de pensées bonnes et de pensées mauvaises. Il sait aussi que des sentiments parcourent son âme. Il a un sens de la beauté, de la justice, de la droiture qui lui est propre, sans que les adultes comprennent ce qui se passe en lui.  Mais, sans doute l’enfant  ne sait pas mettre un nom sur l’origine de ces phénomènes, il ne sait pas que Dieu travaille en lui, mais il en constate les effets dans sa naïveté sans pour autant comprendre vraiment ce qu’il ressent.  Pourtant,  très vite les adultes interviennent   pour expliquer ces mystères et pour lui indiquer la bonne voie à suivre et l’enfant perd sa candeur et sa faculté d’émerveillement. Très vite ses parents puis ses enseignants vont lui apprendre à maîtriser le cours de sa vie intérieure, et ils vont lui enseigner en même temps tout ce qu’il faut savoir sur Dieu sur le péché sur la loi et l’enfant passe de la spontanéité   enfantine à la raison de l’adulte.



L’enfant va   alors apprendre ce que les hommes savent depuis des siècles sur   Dieu, et c’est ainsi qu’il deviendra un   adulte bien élevé et un croyant honnête face à Dieu, croit-on.  Mais Jésus trouve que les choses vont trop vite et que l’on ne donne pas à cette naïveté le temps de faire son œuvre.



Ainsi sans que les adultes, parents ou éducateurs s’en souviennent leur premier contact avec Dieu, à eux aussi,  s’est fait à partir d’expériences      de vie intérieure  qu’ils ont faites quand ils étaient enfants.  En ont-ils gardé le souvenir? De fait on leur a vite enseigné ce qu'ils devaient savoir sur le  vrai Dieu.



Quelle que soit la façon dont les enfants entendent parler de Dieu par les adultes, cela                 se passe   toujours de la même manière. Les adultes donnent une information sur Dieu sans se soucier des émotions              que  peut avoir eu le petit enfant dans sa vie intérieure.



Jésus sait bien, quant à lui, que ce sont les expériences de la vie intérieure qui nous amèneront les uns et les autres à une connaissance personnelle de Dieu. Il invite donc ceux qui l’écoutent           à  faire une descente au fond d’eux-mêmes avec la même naïveté que le ferait un enfant qui ne sait pas encore s’exprimer et qui découvre que « ça » parle au fond de lui.



Il nous invite donc à retrouver une spontanéité intérieure. Elle a été sans doute altérée par ce que l’éducation nous a apporté et qui a fait de Dieu une réalité extérieure à nous-mêmes, si bien que nous ne savons plus très bien entendre quand  Dieu Dieu s’adresse  à nous au plus profond de notre âme. Jésus ne méprise pas pour autant l’enseignement   de la loi, il ne rejette pas la tradition rapportée par les ¨Pères, mais il dit aussi   que nous ne pouvons pas progresser dans la foi si nous n’essayons pas de converser avec Dieu dans notre intimité, là où personne ne peut nous accompagner ni venir avec nous.



Si aujourd’hui beaucoup d’hommes se détournent de Dieu, c’est  sans doute parce qu’on leur a enseigné à se référer à un Dieu qui parle à l’extérieur d’eux-mêmes au travers des textes et des traditions et ils découvrent que      ce Dieu là n’est pas en adéquation avec le monde moderne. Ceux qui désespèrent de ne pas trouver dans le Dieu que prêchent les hommes, la voie de leur salut, la trouveront quand même s’ils essayent de retrouver un cœur d’enfant et  de  s'émerveiller          de  l’action de Dieu en écoutant ce qu’il leur dit  au plus profond de leur personne.


Jésus nous invite à dépasser les conventions de la religion, pour retrouver une vie intérieure  et tenter d'écouter Dieu qui a choisi l'humain pour en faire son interlocuteur. Il ne veut pas lui donner un message connu d'avance qui serait inscrit de tout temps dans les Ecritures, mais il veut l'inviter à un dialogue interne avec Dieu dont il découvre, bien évidemment la pertinence dans les Ecritures qui lui serviront désormais à éclairer le dialogue intérieure qu'il aura avec Dieu. 

mardi 11 septembre 2018

Marc 8/27-35 l'avenir du monde - dimanche 16 septembre 2018

Marc  8/27 - 35

Jésus sortit avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe. En chemin, il se mit à demander à ses disciples : Au dire des gens, qui suis-je ? 28 Ils lui dirent : Pour les uns, Jean le Baptiseur ; pour d'autres, Elie ; pour d'autres encore, l'un des prophètes. 29 Lui leur demandait : Et pour vous, qui suis-je ? Pierre lui dit : Toi, tu es le Christ. 30  Il les rabroua, pour qu'ils ne disent rien à personne à son sujet.
Jésus annonce sa mort et sa résurrection
31Il commença alors à leur apprendre qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu'il soit tué et qu'il se relève trois jours après. 32  Il disait cela ouvertement. Alors Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer. 33  Mais lui se retourna, regarda ses disciples et rabroua Pierre : Va-t'en derrière moi, Satan ! lui dit-il. Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains.


34 Puis il appela la foule avec ses disciples et leur dit : Si quelqu'un veut me suivre, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. 35 Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.




La présence intelligente de l’homme sur cette terre favorise-t-elle la construction d’un avenir heureux pour l’humanité ou la précipite-t-elle vers un avenir chaotique qui mettrait en question jusqu’à l’équilibre de la planète ? Cette double question met les penseurs de ce temps en rivalité. Les uns plaident en faveur de la première hypothèse en mettant en avant tous les acquis sociaux qui président à la construction des sociétés modernes. Si on considère le progrès des Droits de l’homme, l’égalité des races et des sexes, l’abolition de la peine de mort on pourrait penser que la race humaine est en voie d’amélioration significative. Ces arguments plaident en faveur d’une sagesse inhérente à l’humanité qui présiderait à son évolution.

Pour ceux qui s’opposent à cette hypothèse, les éléments qui laissent augurer un avenir sombre pour l’espèce humaine, pèsent plus lourds que les arguments en faveur d’un avenir heureux. Ils font état de l’incapacité de l’humanité à maîtriser tout ce qui s’oppose à une évolution harmonieuse de l’espèce. Ils s’appuient sur le fait qu’il semble impossible à l’homme de maîtriser sa production de gaz à effet de serre ou à limiter d’une manière significative le nombre des naissances, sans parler de la prolifération des armes à destruction massive de toute sorte. Tout en ayant la possibilité de nourrir tous les humains qui se meuvent sur cette planète, les hommes restent incapables de modifier le sort des 2 milliards d’individus qui ne mangent pas à leur faim et qui restent désespérément sous le seuil de la pauvreté. L’avenir, selon eux serait bien mal engagé.

Curieusement la voix des penseurs qui se réclament de l’Evangile n’a pas une résonance particulière. Ils rejoignent l’un ou l’autre camp suivant que leurs penchants naturels les poussent à défendre une opinion plutôt que l’autre, si bien qu’on les trouve dans les deux camps.

Certains, qui forment me semble-t-il une minorité, pensent cependant que Dieu interviendra d’une manière ou d’une autre. Pour les uns, il est impensable que Dieu laisse sombrer les hommes dans une folie autodestructrice. Ils affirment qu’il interviendra au dernier moment comme il le fit lors du déluge, sauvant par l’action de Noé l’humanité en voie de destruction. Pour d’autres qui se rangent dans une pensée plus élaborée, Dieu multiplie sans cesse les efforts pour que son dynamisme créateur mobilise assez d’individus pour que les hommes eux-mêmes s’unissent sur des projets novateurs qui permettraient une évolution harmonieuse où chacun trouverait son compte. On connaît aussi la pensée de ceux qui soutiennent des thèses millénaristes en vertu desquelles, c’est Dieu lui-même qui détruira l’humanité rebelle pour sauver le petit reste de ses fidèles qui respectent ses lois et ses préceptes.

Toutes ces idées sont trop contradictoires et trop floues pour que l’on puisse définir une pensée vraiment chrétienne. Nous tenterons cependant d’interroger Jésus lui-même pour essayer de percer le mystère de sa pensée en la matière. Compte tenu de ce que nous venons de dire, nous pouvons nous attendre à quelques difficultés et à trouver peut-être des contradictions dans sa propre pensée.

Il est vrai que Jésus a prophétisé la possibilité d’une catastrophe finale. Il a annoncé la fin de Jérusalem et pressenti ce que les historiens ont appelé la guerre des juifs. Il a prédit que l’abomination de la désolation pourrait entrer en œuvre, mais ce ne sera pas la fin s’est-il autorisé à dire. ( Mat. 26) Nous ne pouvons cependant passer sous silence les travaux des théologiens qui pensent que ses propos sur la catastrophe finale ont été placés dans la bouche de Jésus par les narrateurs de l’Evangile eux-mêmes quand ils ont écrit leurs récits après les événements catastrophiques de la Guerre des Juifs. Ils auraient ainsi rendu compte de la pensée de Jésus en utilisant ses propos, mais ils les auraient détournés de leur contexte originel pour les reproduire dans une actualité plus brûlante, si bien qu’on ne sait pas vraiment ce que Jésus lui-même pensait.

On peut également faire la même analyse sur les propos de Paul qui , à un moment de sa vie a réellement pensé qu’une catastrophe finale allait se produire de son vivant ( Première ep. aux Thess) et à mesure que le temps passait, et l’événement ne se produisant pas, il aurait modifié sa pensée.

Personne ne peut vraiment dire en s’appuyant sur les Ecritures quel sera l’avenir de l’humanité. Ce dernier constat ne va pas nous aider à répondre à la question que Jésus nous pose aujourd’hui et qui va nous mettre en cause en ce moment de l’année où nous reprenons nos activités : « Et vous qui dites-vous que je suis ? ».

Bien entendu, nous savons la bonne réponse que donne Pierre et nous ne saurions en donner une autre : « Tu es le Christ ». Mais une telle réponse nous aide-t-elle à avancer ? En effet, si le mot Christ était revêtu d’un certain contenu pour Pierre, aujourd’hui, il est devenu un mot passe-partout qui accompagne le nom de Jésus comme si c’était un nom de famille, mais il ne résonne pas en nous comme une réponse qui serait chargée de vérité. Il va donc falloir que nous nous impliquions davantage.

Au moment où se situe ce récit, Jésus se trouve en terre païenne, à Césarée de Philippe, dans un monde où il s’est rarement aventuré et où les vérités du judaïsme ne produisaient aucun écho. Le mot de Christ, faisant référence à une manifestation de Dieu, utilisé par Pierre n’y avait aucune valeur. C’est un peu la même situation que celle où nous nous trouvons en tant que chrétiens d’aujourd’hui. Le langage de la foi ne résonne pas de la même façon dans nos murs et hors de nos murs, et les termes religieux perdent une partie de leur signification, c’est pourquoi la réponse de Pierre pouvait paraître obsolète aux gens de cette contrée.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut considérer que la conversation de Jésus avec ses proches s’est déroulée dans leur langue commune, c’est à dire l’araméen et ce n’est pas le mot Christ que Pierre a utilisé mais le mot de Messahia, Messie qui était le titre des anciens rois d’Israël, il était aussi le titre que l’on donnait au Sauveur qui devait venir à la fin des temps. Certains pensaient, tels les Zélotes, que le Messie viendrait pour libérer Israël du joug de l’occupant romain. Cinquante ans plus tard, quand Marc écrit son Evangile les choses ont changé. La langue commune est devenue le grec, et biein que le mot « Christ » utilisé cette foi ait le même sens que celui de messie, les choses ont complètement changé. On n’attendait plus vraiment un « Sauveur » tant les événements politiques avaient modifié la donne: la guerre contre les romains et la séparation du monde juif d’avec le monde chrétien avaient changé leur vision du monde.

Aujourd’hui, les traducteurs de nos Bibles se sont bien gardés de traduire ce mot dans notre langue. Ils nous en ont laissé le soin. C’est donc ce qu’il nous faut faire maintenant en sachant que notre contexte de vie n’est ni celui où vivait Jésus ni celui du moment de la transmission des textes.

Qui donc est Jésus pour nous ? Il est important que dans une époque où l’on dit tout et son contraire sur Jésus que nous sachions nous situer par rapport à ce que nous croyons. Nous devons répondre clairement à la question qui va nous permettre de dire notre foi : Qui dites-vous que je suis ?

Qui est Jésus pour moi ? Toutes les réponses ont déjà été envisagées par les apôtres avant nous : un prophète ou l’incarnation du plus grand d’entre eux : Elie, ou du dernier d’entre eux : Jean Baptiste. C’est ce que répètent les autres ! Mais Jésus insiste, mais vous, mais toi, qui dites-vous que je suis ?

Si nous disons comme Pierre : « tu es le Christ », avec tout ce que nous savons sur le contenu de ce mot , cela veut donc dire que sa parole est porteuse de vie et d’avenir. Cela veut dire qu’en nous référant à lui, nous donnons à Dieu un visage qui est le sien. Cela veut dire que nous sommes habités par lui et que c’est lui qui construit nos projets.

Nous rejoignons alors les propos que nous formulions sur l’avenir du monde. En effet, si aujourd’hui, nous croyons que nous sommes habités par Dieu grâce à la personne de Jésus, notre avenir est aussi habité par lui. C’est avec cette conviction que nous aborderons les problèmes posés à l’humanité, en sachant que Dieu ne peut habiter que des projets qui sont porteurs de vie et qu’il est contraire à sa nature de Dieu de se servir des forces du mal pour accomplir ses projets. Au contraire, Dieu ne peut inspirer que des projets de vie et l’avenir que nous construisons avec lui ne peut que porter les marques de son éternité.

Dieu inspire donc des projets tels que si on les suit, l’humanité pourra évoluer harmonieusement. Elle ne pourra que se trouver mieux si les hommes les réalisent. La question sur la qualité des hommes qui les mettront en œuvre reste cependant ouverte. Dans la liberté qu’il accorde aux hommes,  Dieu ne peut faire plus que de les inciter à aller de l’avant selon ses principes de vie. A nous d’agir de telle sorte pour qu’il en soit ainsi et que par notre témoignage nos contemporains acceptent de se laisser inspirer par lui.

lundi 3 septembre 2018

Esaïie 35/4-7 dimanche 9 septembre 2018



Esaïe  35/4-7



La voie sacrée

1Le désert et le pays desséché s'égayeront ;

la plaine aride tressaillira d'allégresse et fleurira comme le narcisse 

   ;

2 elle se couvrira de fleurs et tressaillira

avec chants d'allégresse et cris de joie ;

la gloire du Liban lui sera donnée,

la magnificence du Carmel et de la plaine côtière.

Ils verront la gloire du SEIGNEUR,

la magnificence de notre Dieu.



3 Rendez fortes les mains faibles,

affermissez les genoux qui font trébucher ;



4 dites à ceux dont le cœur palpite :

Soyez forts, n'ayez pas peur :

il est là, votre Dieu !

La vengeance viendra,

la rétribution de Dieu ;

il viendra lui-même vous sauver.



5 Alors les yeux des aveugles seront dessillés,

les oreilles des sourds s'ouvriront ;



6 alors le boiteux sautera comme un cerf,

et la langue du muet poussera des cris de joie.

Car de l'eau jaillira dans le désert,

des torrents dans la plaine aride.



7 Le lieu torride se changera en étang

et la terre de la soif en fontaines ;

dans le domaine où se couchaient les chacals,

il y aura place pour les roseaux et les joncs.



8 Il y aura là un chemin frayé, une voie ;

on l'appellera « Voie sacrée ».

L'impur n'y passera pas ;

elle sera pour ceux qui la suivront,

et les imbéciles ne s'y égareront pas ;



9 là il n'y aura pas de lion ;

les animaux voraces n'y viendront pas,

on ne les y trouvera pas ;

là marcheront des gens rédimés ;



10 ainsi ceux que le SEIGNEUR a libérés reviendront.

Ils arriveront à Sion avec des cris de joie,

une joie perpétuelle couronnera leur tête ;

la gaieté et la joie viendront à leur rencontre,

le chagrin et les gémissements s'enfuiront.





Après cinquante ans d’exil, il était temps que les choses changent et  que Dieu accomplisse enfin ses promesses. Les exilés espéraient une justice réparatrice pour leur peuple. Ils espéraient que Dieu les vengeraient de la destruction de leur pays et de leur temple. Ils continuaient à croire en la promesse des prophètes selon laquelle « un reste devait revenir « (Esaïe 10/21) telle semblait être l’opinion la plus répandue parmi les plus religieux d’entre eux. Malgré la dureté de la situation, un certain nombre d’entre eux avaient prospéré et avaient organisé leur existence sans songer au retour. Ils avaient organisé leur vie religieuse d’une autre façon et s’en portaient bien, puisqu’ils avaient établi des  lieux de réflexion de  culture juive d’où naîtra bien plus tard, le Talmud de Babylone.


Ceux qui espéraient un retour possible prêtaient attention aux événements politiques du moment.  Le conflit avec les Perses et la venue au pouvoir de Cyrus, leur permettaient d’espérer l’annonce du retour. Mais avec le temps, les hommes avaient changé. Ils  s’étaient habitué à célébrer leur culte autrement, sans temple ni prêtres. Dieu lui-même avait changé de visage au cours de ces années et les mots que l’on utilisait pour parler de lui n’avaient  parfois plus le même sens. Ce fut notamment le cas du mot vengeance.


La notion de vengeance qui est mentionnée  dans ce texte ne signifiait plus un retour en force dans les lieux jadis occupés par leurs ancêtres. Elle ne signifiait plus l’anéantissement de l’adversaire selon une justice que les textes de Moïse leur avaient enseigné. La vengeance était perçue désormais comme le rétablissement de  la norme de vie pour  tout ce qui n’y entrait pas. Les aveugles se mettraient à y voir clair, les muets retrouveraient la parole et les sourds le sens de l’ouïe. Le désert serait  arrosé et le culte à l’Eternel serait caractérisé par les chants célébrant  la gloire de Dieu.


La description des jours nouveaux ne comprend donc plus de violence contre personne. Dieu lui-même prend un visage différent de ce que la tradition avait retenu de lui. Il se caractérisait désormais par sa volonté  de rendre aux hommes leur dignité perdue et de rendre à la nature sa fonction de terre habitable pour tous, c’est pourquoi le prophète envisage que les bêtes sauvages deviennent dociles et  que les sources jaillissent dans le désert. Dieu se faisait  le partenaire des hommes et de la nature pour un bonheur généralisé
.

Certes, tous avaient du mal à accepter ce nouvel aspect de Dieu. Cela n’était sans doute pas nouveau, mais on l’avait jusque-là ignoré. En fait, les prophètes accablés par les malheurs des peuples provoqués par l’exil, cherchaient à se situer  par rapport à Dieu et c’est cet aspect du divin qui prit désormais le dessus, celui qui consiste à accompagner les hommes et  à faire corps avec eux quand les difficultés les assaillaient.


Si Dieu lui-même faisait cause commune avec les hommes en difficultés, il ne pouvait plus être perçu comme le responsable de leurs malheurs et faire peser sur eux un châtiment quelconque. Ce Dieu qui devenait partenaire des hommes et qui créait l’espérance là où elle tendait à faire défaut mettra encore longtemps à s’imposer pour être compris par les hommes. Il faudra attendre  la mort de son plus fidèle défenseur, Jésus le Christ pour que ce nouveau visage de Dieu caché jusqu’alors et s’impose aux hommes. Et même après la mort du Christ combien de croyants chercheront encore en lui le Dieu du jugement qui impose aux hommes la rigueur de sa vengeance.

mercredi 29 août 2018

Marc 7/1-23 - les choix de vie qui coûtent dimanche 2 septembre 2018


Marc 7 :1-23: les choix de vie qui coûtent . dimanche  2 septembre 2018

7 1 Les Pharisiens et quelques maîtres de la loi venus de Jérusalem s'assemblèrent autour de Jésus. 2 Ils remarquèrent que certains de ses disciples prenaient leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire sans les avoir lavées selon la coutume. 3 En effet, les Pharisiens et tous les autres Juifs respectent les règles transmises par leurs ancêtres : ils ne mangent pas sans s'être lavé les mains avec soin b 4 et quand ils reviennent du marché, ils ne mangent pas avant de s'être purifiés. Ils respectent beaucoup d'autres règles traditionnelles, telles que la bonne manière de laver les coupes, les pots, les marmites de cuivre [et les lits] c .


5 Les Pharisiens et les maîtres de la loi demandèrent donc à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas les règles transmises par nos ancêtres, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? » 6 Jésus leur répondit : « Ésaïe avait bien raison lorsqu'il prophétisait à votre sujet ! Vous êtes des hypocrites, ainsi qu'il l'écrivait :

«Ce peuple, dit Dieu, m'honore en paroles, mais de cœur il est loin de moi.
7 Le culte que ces gens me rendent est sans valeur car les doctrines qu'ils enseignent
ne sont que des prescriptions humaines.»

8 Vous laissez de côté les commandements de Dieu, dit Jésus, pour respecter les règles transmises par les hommes. »

9 Puis il ajouta : « Vous savez fort bien rejeter le commandement de Dieu pour vous en tenir à votre propre tradition ! 10 Moïse a dit en effet : «Respecte ton père et ta mère», et aussi «Celui qui maudit son père ou sa mère doit être mis à mort e .» 11 Mais vous, vous enseignez que si un homme déclare à son père ou à sa mère : «Ce que je pourrais te donner pour t'aider est Corban  f » — c'est-à-dire «offrande réservée à Dieu» —, 12 il n'a plus besoin de rien faire pour son père ou sa mère, vous le lui permettez. 13 De cette façon, vous annulez l'exigence de la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. »

14 Puis Jésus appela de nouveau la foule et dit : « Écoutez-moi, vous tous, et comprenez ceci : 15 Rien de ce qui entre du dehors en l'homme ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui le rend impur.

17 Quand Jésus eut quitté la foule et fut rentré à la maison, ses disciples lui demandèrent le sens de cette image. 18 Et il leur dit : « Êtes-vous donc, vous aussi, sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui entre du dehors en l'homme ne peut le rendre impur, 19 car cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, et sort ensuite de son corps ? » Par ces paroles, Jésus déclarait donc que tous les aliments peuvent être mangés h . 20 Et il dit encore : « C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. 21 Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que viennent les mauvaises pensées qui le poussent à vivre dans l'immoralité, à voler, tuer, 22 commettre l'adultère, vouloir ce qui est aux autres, agir méchamment, tromper, vivre dans le désordre, être jaloux, dire du mal des autres, être orgueilleux et insensé. 23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans de l'homme et le rendent impur. »





On nous a élevé dans le sentiment que nous  avons une part de responsabilité  dans  la plupart des maux qui nous accablent, si bien que nous ressentons comme  un sentiment de culpabilité qui pèse sur nous sans que nous en sachions l’origine. Qui pourra aider l’homme à se libérer de cet environnement culpabilisant où il se trouve ? La tradition chrétienne fait remonter ce sentiment  aux origines des Ecritures quand Adam et Eve tentés par le serpent se mirent d’accord pour tromper Dieu et consommer une pomme restée célèbre.  Depuis la tradition en a rajouté, la Réforme en a remis une couche, si bien que cet univers de la faute continue à peser sur nous.


 Devant un incident quel qu’il soit, notre premier réflexe est souvent de dire : «  ce n’est pas moi qui l’ait fait ou ce n’est pas de ma faute ». Le texte  de ce jour nous provoque justement sur cette question, et c’est Jésus qui semble avoir tort. En effet, qui osera dire aujourd’hui à un enfant  de ne pas se laver les mains avant de passer à table ? Les lois de la tradition juive étaient certainement bonnes sur le plan de l’hygiène, mais on en   avait fait des règles de morale selon laquelle, on offensait Dieu si on ne se lavait pas les mains avant de manger. Jésus en essayant de corriger le mauvais usage moral de cet enseignement, nous met mal à l’aise et il affirme  que ce n’est pas un péché que de manquer aux règles élémentaires de l’hygiène. En ce sens il a raison.

Ce qui met Jésus en porte à faux dans cette histoire, c’est que nous savons que les microbes viennent de l’extérieur de nous et font entrer en nous les germes des maladies qui pourraient causer notre mort, si bien que l’on a du mal à entendre cet enseignement  de Jésus  qui affirme que  rien de ce qui vient de l’extérieur ne peut souiller l’homme, et que c’est ce qui est à l’intérieur de lui qui le rend impur.  Il va donc nous  falloir  solliciter notre intelligence pour bien comprendre les choses.

Tout le monde sait  que les microbes s’introduisent en nous par des mains mal lavées et que l’hygiène nous protège contre les maladies. Cela ne peut aujourd’hui être mis en cause par personne. Jésus dans le contexte actuel n’aurait pas pu dire les choses comme il les a dites car il ne pouvait  pas savoir la nocivité des microbes. On ne peut donc pas dire, comme je l’ai fait, que Jésus avait  tort. Pourtant il avait raison de dire que c’est au fond de notre cœur que naissent toutes sortes de sentiments  mauvais tels les sentiments de jalousie et de rivalité. Sur ce point il avait raison. C’est au fond de notre être que l’arrogance et l’instinct de domination prennent naissance. C’est en suivant nos instincts, bien cachés au fond de nous-mêmes que nous pourrissons la vie des autres, et Jésus cherche à nous en préserver.

Nous sommes donc cernés par deux causes de mal : la première c’est celle qui nous vient de la nature et qui fait pénétrer en nous toutes sortes de pollutions. La tradition juive l’avait fort bien repéré, sans en savoir les causes profondes. L’autre cause de mal qui pèse sur nous est portée par  nos sentiments  intérieurs qui décident de nos attitudes hostiles à l’égard d’autrui. Nous n’avons pas évidemment à choisir entre  les deux. Jésus suggère cependant que la source du mal la plus nocive n’est pas celle que l’on croit.

Bien entendu, nous savons que la nature porte en elle toutes sortes de causes qui pourraient entraîner notre mort, pourtant au cours des siècles l’humanité a  su éradiquer la plupart des causes de mort qui avaient la nature pour origine tels la peste, le choléra, la tuberculose. Pour la malaria ont tend à y remédier en en assainissant les marais  et les lieux pollués, mais la tâche est immense. Ces jours-ci on nous  rend attentifs  aux méfaits  qu’entraine la non vaccination de la rougeole. Si les hommes ont une responsabilité dans cette affaire, c'est  la médecine qui se charge de  faire  le reste. La nature serait  donc innocente et la nocivité qui est en elle  est surmontable  et n’a rien à voir avec Dieu. Jésus avait donc raison.

Aujourd’hui, la nature est redevenue nocive. C’est de la pollution d’origine  humaine qu’elle souffre. Elle porte en elle les marques  du péché des hommes. Ce sont la pollution à l’amiante, les  gaz à effet de serre, les  manipulations génétiques  qu’il faut dénoncer et qui sont cause de nouvelles maladies que la cupidité humaine a répandues en abondance.

Ainsi, si  la première cause  de nuisance pour l’homme qui semblait venir de la nature  a été éradiquée et si la nature aujourd’hui est à nouveau cause de nuisance pour l’homme, c’est l’homme lui-même  qui en est responsable. Si  Jésus semblait avoir  tort sur la critique de l’hygiène, la vie moderne lui donne à nouveau tort.  Le cœur de l’homme,  porteur de tant de nuisances a finalement  réussi à s’emparer de  la nature et à  la rendre  nocive pour l’homme sans que l’hygiène soit en cause.

Comment se fait-il que l’homme malgré sa grande intelligence ne se soit pas aperçu du problème et n’ait pas évité de tomber dans son propre piège ? Naturellement  nous trouverons  toujours une réponse qui nous déculpabilisera personnellement  car aucun d’entre nous, n’est directement en cause, ce qui sera une bonne excuse. Si ce n’est pas de notre faute, ce serait donc la faute de la nature  incapable de s’adapter aux conditions que la vie moderne nous impose. La culpabilité en incomberait donc à Dieu  qui aurait créé  les choses ainsi. Nous rejetterions ainsi facilement  notre propre responsabilité sur Dieu. C’est l’argument qu’Adam aurait pu utiliser dans le jardin d’Eden, mais qu’il n’a pas eu  l’outrecuidance de le faire.  Pourtant  c’est bien encore cet argument qu’utilisent les ados par exemple, quand ils reprochent à leurs parents de les avoir fait comme ils sont et de  les avoir éduqués comme cela. «  Ce n’est pas de ma faute ! dira-t-on car je ne suis pas maître des circonstances qui m’ont amenés à faire tel acte. 

Mais ces arguments tiennent mal.  Dieu se refuse à endosser les responsabilités qui sont les nôtres. S’il  a déposé quelque chose en nous, c’est la liberté que nous avons de choisir le bon ou le mauvais chemin  et  d’agir de telle sorte que les hommes profitent du bon côté de nos actions. C’est  donc notre liberté  qui nous amène à choisir  ce qui nous avantage personnellement au détriment de ce qui pourrait être utile à la collectivité et nous sommes les seuls à être responsables de ce déséquilibre injuste.

Il nous faut maintenant entendre la voix de Dieu relayée par l’enseignement de Jésus qui nous dit que la seule manière de participer à une évolution harmonieuse de la société et de la nature c’est d’agir de telle sorte que le mal perde du terrain. Il s’agit de dominer les instincts qui visent à nous favoriser personnellement au détriment des  autres.

C’est simple, et pourtant ça ne marche pas. Pour y arriver, il faut que l’Esprit qui agissait en Jésus nous travaille  de l’intérieur et nous révèle tous les aspects pervers de notre cœur afin que nous changions d’attitude et que l’amour du prochain prenne  lentement le pas sur  notre égoïsme.

Dieu ne nous laisse pas démunis face à cette situation, il met tout en œuvre  pour que nous valorisions ce principe d’altruisme   qui nous permettra de changer le cours des choses. Il a fait de nous des êtres inventifs et intelligents capables de réaliser des  systèmes performants  pour  remédier à toutes  les situations   où l’humanité aurait à souffrir d’événements hostiles. Jésus  savait que cela était possible, c’est ainsi qu’il envisageait   de construire ce qu’il appelait son  Royaume.

Si malgré nos efforts, nous manquons notre objectif, et si le but visé n’est pas atteint, si des éléments que nous ne sommes pas arrivés à contrôler se sont mis en travers et  ont fait échouer nos  projets, c’est que quelque part, nous avons  cédé à la facilité et  que nous nous sommes laissés séduire par les avantages personnels qui nous ont amenés à léser l’intérêt de notre prochain. 

Si nous avons manqué la cible, c’est que nous  avons succombé au péché. Le péché  consiste à manquer notre objectif parce que nous avons regardé ailleurs que le but recherché. La définition même du péché c’est justement  de manquer la cible.

Le but de notre vie, tel que l’intimité avec Dieu nous la fait découvrir  est d’améliorer la vie de nos semblables. Le résultat est atteint  quand  une telle réalité est constatée par ceux qui vivent autour de nous et qui reconnaissent que Dieu nous habite.  Cela devrait leur donner envie de nous imiter  et de mettre toute leur énergie à écouter la voix de Dieu qui résonne aussi en eux pour les inviter à mettre en pratique ce qu’ils entendent de lui.

Tout cela exige que nous fassions un effort sur nous-mêmes pour que les principes d’altruisme prennent le pas sur les autres. Dieu nous a révélé ces principes, Jésus les a mis en pratique  et il en est mort. S’il nous laisse maintenant son Esprit pour nous stimuler, il ne nous épargne pas les efforts nécessaires pour arriver au succès. Nous trouvons  les encouragements de Dieu dans la prière, elle nous permet d’avancer, mais elle ne nous dispense  pas de l’effort nécessaire pour y arriver.